lundi 10 juillet 2006
MANIAC
-ATTENTION FIM EXTRÊME-

Réalisé Par William Lustig en 1980
Ecrit par C.A Rosenberg (seul film a son actif) et Joe Spinell
Musique de Jay Chattaway
Avec Joe Spinell, Caroline Munro, Tom Savini, Gail Lawrence, Kelly Piper, Rita Montone...
Franck zito est un homme torturé, poussé par des pulsions sexuelles provoquèes par des tromatismes de l'enfance il sort la nuit et tue des femmes pour leur voler leur scalp, jusqu'au jour ou il rencontre une jeune photographe dont il pourrait bien être amoureux...

quant en 1980 William Lustig décide de réaliser Maniac il ne se doute pas une seconde du remue ménage que va créer son film, se mettant les ligues féministes a dos (celles ci allant jusqu'a insinuer sans même avoir vu le film que celui ci incitait a la violence sur les femmes et donnait une image dégradente de la femme, organisant des descente dans toute la ville pour repeindre en blanc toutes les affiches du film!! véridique!!), s'attirant les foudres des comitées de censure, sans compter les groupes religieux américains hurlant au scandale et demandant l'interdiction totale du film sous prétexte de protéger leur chères petites têtes blondes du cinema de Satan (!!!), le tout était bien sur appuyé par une affiche évocatrice et volontairement choquantes, le paradoxe étant que toutes ces ligues d'acharnés maniaco repressifs se sont attaqués sans le savoir a l'un des films les plus violemment humaniste jamais vus.

En effet Maniac est un cas étrange car ce qui choque le plus dans ce film ce n'est pas tant la débauche d'effets gores (ultra gores) du génial tom Savini, que le discours profondément humaniste et véritablement touchant. En effet si la scène d'intro, brillant hommage a tout un pan du cinema de genre (les dents de la mère, halloween, le giallo etc....), laisse croire a un pur Slasher ce n'est que pour mieux tromper le spectateur, car si Maniac devait être comparé a un seul film ce serait le Henry portait of a serial killer chef d'oeuvre de john Mcnaughton sorti six ans plus tard (mais légerement inférieur a mon avis a ce maniac). En effet le générique donne le ton en trois plans Lustig tire le portrait d'un homme bouleversant,Franck Zito. Celui ci se regarde dans le mirroir sur sa poitrine des cicatrices provenant surement d'une enfance douloureuse, le specatateur ressent presque immédiatement une tendresse non dissimulable pour ce personnage que l'on sait déja a part, le décor est glauque et sombre Lustig place sa camera au plus près du Bitume, le specateur se prépare a une douche froide.

Franck Zito est un tueur psychopathe qui scalpe les femmes... La première scène de meutre est difficile a avaler (en fait la première vrai scène de meurtre la première étant assimilable a un cauchemard qui n'en est pas vraiment un... c'est compliqué? oui je sais) car Lustig ne filme jamais son personnage comme un monstre, il le filme comme un être humain perdu dans une ville crasse (vous n'avez jamais vu un décor urbain filmé comme ça!!) être humain qui commet des actes extrêmes et évidemment répréhensibles (les scènes de meurtre sont parmi les plus gores jamais faites, mention spéciale a l'explosion de tête de tom savini), il ne juge jamais, mais montre et gomme ainsi la frontière moraliste et manichéene des notions du bien et du mal, faisant de franck un psychopathe complétement dézingué du cerveau mais aussi un pauvre enfant battu et abandonné par sa mère, une brute épaisse capable du pire, mais également un être ésseulé, un véritable paradoxe ambulant, un déchirement intense pour celui qui regarde ce qui se passe a l'écran, car en nous plongeant dans le quotidien de cet homme Lustig et Spinell ne le postionne plus simplement comme une menace et opère un véritable tour de force cinématographique qui consiste a jouer a fond la carte de l'identification pour un personnage a priori détestable (le genre de mecs dont les extremistes de droites aimerait couper les couilles). La monstruositée n'éxiste pas, ou alors si elle éxiste elle fait partie de chacun de nous. Mais franck zito ne serait rien sans son créateur, et celui qui l'habite: Joe Spinell.

Acteur de second rôle ayant tourné dans plus de 60 films, découvreur de talent a qui stallone doit sa carrière, et selon la légende acteur le mieux payé du premier épisode du parrain (la légende veut qu'il était payé a la journée et qu'il finit par venir tous les jours pour faire augmenter son cachet.... j'adore ce type) Joe spinell était un personnage atypique, une gueule comme on en fait plus, une tronche de cineme pas possible mais également un scenariste et acteur de talent. Maniac restera a jamais (pour moi) comme le meilleur rôle du bonhomme, son regard hallucinée melée d'innocence enfantine, sa voix tantôt menaçante tatôt emplie de tendresse, et ce souffle rauque annonciateur de sa folie imminente, une composition étonnante, viscerale (c'est le rôle de sa vie de la bouche même du bonhomme) qui confère au film une puissance étonnante, une aura mythique, appuyé par la vie mouvementé de l'oncle spinell, vie qui fut au centre de nombres de rumeurs. D'ailleurs si Joe Spinelle s'est éteint trop vite selon ses proches, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est parti en beautée, en effet joe spinelle fut retrouvé a son domicile gisant dans son propre sang, sur sa télé tronait la tête en caoutchouc ayant servi d'effet spécial pour la scène finale de maniac (une réplique de sa propre tête donc...). hommage au grand Joe.

Bien sur si Maniac lui doit beaucoup, il ne lui doit pas pour autant toute sa réussite, Car aussi brillament écrit soit il Maniac n'aurait pas été ce monument de cinema sans ce bon gros génie de Bill Lustig aux commandes, très inspiré, il installe une ambiance glauque et crade, malsaine, fait monter la pression dans des scènes de suspense intense, filme la rue sans tabou, alignant les scènes choques a rythme Stackanoviste ( la scène du metro, la scène d'intro, la scène d'explosion de tête, la scène finale etc....) Lustig met le doigt la ou ça fait mal et appuie bien fort, montre franck Zito comme un homme avant tout et ne le juge jamais sans pour autant justifier ses actes. Et puis Maniac est un film rugueux, aux éclairges naturelles nauséaux, avec un grain particulier, tourné dans l'urgence et parfois de manière totalement illégale (la scène du métro par exemple, si vous regardez bien vous constaerez que les gens sur les quais disparaissent et apparaissent comme par magie, néglgence de la part du real? non, Lustig n'avait aucune autorisation pour tourner, il tournait donc a l'arrache, ce qui confère a certaines scènes un véritable sentiment d'urgence, magnifique) filmant dans les coins chauds de la mégapole, capturant de véritables moments de vie urabines Lustig donnait une vision de la rue qui allait marquer le cinema pour longtemps. Et puis impossible de parler de Maniac sans parler de la sublimissime partition de Jay chattaway, qui délivre un thème principale d'une tristesse hallucinante, reflet de la soluitude empreinte de tristesse de Franck, sublime.

Maniac c'est donc tout cela, un film d'horreur gorissime et glauque, doublé d'un grand film profondément humaniste, une oeuvre unique qui aurait du connaitre une suite titrée Maniac 2-Mister robee oeuvre avortée suite au décès soudain de l'immense Joe spinell, un film extrême, efferayant et touchant, un film culte, l'un des meilleurs films des années 80.
-kitano jackson-
Commentaires
MISE A JOUR
BANDE ANNONCE EN LIGNE
excellent
Ce film reste et restera un chef d'oeuvre. Pour ma part j'ai trouvé ce film extra non pas pour les scènes (si un petit peu quand meme) mais surtout pour le scénario t l'idée. Ce film restera dans les annales.
he he
enfin quelqu'un qui apprecie ce film dans ces pages... ca fait plaisir, bienvenue au club Shreddr...
jonathan





