mercredi 18 octobre 2006
Lausanne Underground Film Festival 2006

ATTENTION chers cancres , le festival du film undergorund de Lausanne ouvrira ses portes du 11 au 15 octobre 2006 , Musique et films bien barges seront au rendez vous , un programmation eclectique qui je l'espere vous convaincra d'aller faire un tour du coté de Lausanne pour participer a ce festival de plus en plus important.
Courts , Longs , concerts , docus , films experimentaux etc... une immense fiesta autour de l'underground , qui ne manquera pas de faire parler d'elle , je vous encourage donc a aller faire un petit tour du coté du site officielle du LUFF , pour reserver , voir les programmes ou encore assouvir votre curiositée en cliquant ici : SITE OFFICIELLE DU LUFF
En atendant , Julien Bodivit , Papa et organisateur de ce festoche fort sympathique nous a fait l'honneur de nous accorder une interview bien complete , et representative de l'esprit de ce monsieur et de son bébé , a savoir genereux , barré et humble , une interview passionante sur les hauts et les bas d'une organisation dantesque , qui je l'espere vous plaira.
ENJOY !!
(ci dessus , julien Bodivit prend la pose pour vous les cancres devant l'affiche de THE FLEW)
Peux tu te présenter pour les lecteurs du cinoche des cancres ?
je m'appelle Julien Bodivit , Comme une bonne partie des personnes qui fréquentent ton site - enfin, j'imagine, je suis un boulimique de films en tous genres avec une prédilection pour le cinéma de genre et les pelloches déglinguées. Et tout à commencé de manière très commune: gamin, ma mère m'interdisait de regarder des films d'horreur ou des trucs violents (même les James Bond!) ce qui fit jaillir en moi une insatiable fascination pour tous les films à caractère horrifique. Classique en fait. Puis de fil en aiguille j'ai élargi mon éventail d’intérêt pour aujourd’hui atteindre un spectre que je considère comme vaste quant à mes goûts cinématographiques. Je me suis mis à écrire un peu pour quelques fanzines comme Trash-Times ou Suspiria, et je suis cofondateur et directeur du Lausanne Underground Film & Music Festival. Occasionnellement, je participe également à la programmation d’un autre festival en Suisse qui s’appelle le 2300 Plan 9 – les étranges nuits du cinéma.
Peux tu nous expliquer ce qu'est le LUFF ?
Le LUFF, c'est un oasis culturel, une source revigorante de déflagrations alternatives!! Sans rire, LUFF, c'est pour Lausanne Underground Film & Music Festival, un festival qui regroupe cinéma et musique sur cinq jours et dont la programmation est définitivement orientée vers les créations en marge des circuits traditionnels. C'est une formidable plateforme d'échanges et de découvertes - aussi bien pour les spectateurs que pour les artistes, et bien sûr pour les organisateurs.
Comment est né l'idée Du luff ?
Il y a une petite dizaine d'années, je me suis rendu à une projection de courts métrages sélectionnés au New York Underground Film Festival. Ca s'appelait Les Nuits Underground et ça se déroulait dans la petite ville de Vevey (où Chaplin termina sa vie, mais c'est purement anecdotique), dans une sorte de squat / galerie et des films sur VHS étaient projetés contre un drap blanc. J'ai tout de suite demandé à l'organisateur - un artiste hyperactif appelé Sigismond de Vajay - de me contacter au cas où il remettait ça. Plus tard, en 1997 ou 1998, il m'a lancé un coup de fil pour me demander de lui donner un coup de main pour une nouvelle édition un peu particulière puisqu'il avait invité Nick Zedd et que seuls les films de Zedd étaient projetés. Je suis venu tenir la caisse ou m'occuper de taches pas très enrichissantes mais indispensables. Ca me permettait de voir les films pour pas un rond et de me siffler quelques bières en prime. En 2000, il montait l'Underground Film Festival, toujours à Vevey mais dans un théâtre - on passait donc des 30 chaises des Nuits Underground à une salle d'au moins 200 places, et encore une fois je répondais à l'appel pour déchirer les billets à l'entrée de la salle. Ce qui était drôle, c'est que j'étais beaucoup plus intéressé par la programmation que les organisateurs du festival. Sigis était toujours à monter des expos à droite et à gauche et le festival n'était qu'une de ses activités. Moi je venais en tant qu'obsédé de cinéma. Et ravi de cette édition, j'ai manifesté mon enthousiasme pour l'édition à venir et c'est là que le boss m'a dit: "pour moi c'est fini, tu n'as qu'à le faire si tu veux." Et j'ai dit ok. J'ai été ainsi propulsé du statut d'ouvreur à celui de directeur en un instant! Du coup, on a déplacé le festival à Lausanne, la Cinémathèque suisse a gentiment accepté de nous héberger sur une durée de cinq jours et on s'est mis au boulot pour mettre sur pied la première édition en 2002. Plusieurs potes sont venus se joindre à l'aventure et le père Sigis est resté dans le bateau. Je pense que sans son expérience on se serait méchamment ramassé. Et cette année nous attaquons donc la 5ème édition! Et comme un festival de cinéma, quel qu’il soit, est toujours un peu triste quand vient la dernière projection, nous avons palier à cela en programmant des concerts jusqu’à 4h00 du mat. Du coup, on tient un festival où cinéma et musique se complètent dans un esprit constamment ancré dans la culture alternative.
Dans le climat actuel , penses tu que le LUFF puisse être vu comme un acte de résistance ? résistance envers une industrie qui oublie la création ?
Certaines personnes l'interprètent en tant que tel, très certainement, et on est peut-être motivé par cet aspect mais de manière totalement inconsciente. Je vois plus cela comme quelque chose qui tient de l'ordre du devoir civique
Dans cette démarche de soutien artistique , penses tu en toute objectivité que le LUFF puisse être une plateforme de lancement pour des artistes qui refusent d'emprunter la voie dite académique ?
Je ne pense pas. En revanche, une sélection au festival - à n'importe quel festival -, est une formidable source de motivation pour l'équipe d'un film. Mais nous sommes trop petit pour que quelqu'un se fasse soudainement remarquer. Même si nous commençons à être bien vus sur le plan international. Mais en général, les personnes qui ont eut des films sélectionnés au LUFF en sont très contents, car ils considèrent la qualité de la programmation audacieuse, osée et qualitativement remarquable. Ce qui nous fait toujours beaucoup de bien à entendre.
Quelles difficultés rencontre-t-on lorsque l'on organise un tel événement ?
Les difficultés sont multiples. Elles sont principalement financières, ce qui n'est certainement pas une surprise. Projeter près de 80 films (courts compris) sur cinq jours, produire une vingtaine de concerts sur quatre soirs, accueillir une cinquantaine d'artistes du monde entier... Tout ça a un coût. Et les sponsors sont plus que frileux quand ils entendent parler de nous, ils ont peur de salir leur image - alors qu'ils ne connaissent rien à la programmation la plupart du temps. Ils ne sont pas courageux, il leur faut du prédigéré, du made in MTV ou Star Academy, du convenu, le genre de trucs susceptibles d'attirer un maximum de consommateurs, pas des gens intéressés par la créativité, l'audace et l'art en général.
L'autre difficulté majeure est le temps. Nous sommes une douzaine de bénévoles, pour la plupart on bosse à 100%, pour certains on a une famille, des gosses, etc... Et mettre le festival sur pied demande un investissement de temps considérable, c'est presque un job à plein temps - spécialement les trois mois qui précèdent le festival, et donc ça demande beaucoup de compréhension de la part de nos proches. Avec ça tu ajoutes les désagréments qu'engendrent les annonces concernant les films non sélectionnés, les bugs de dernières minutes, les deadlines intenables, certains distributeurs totalement à l'ouest, quelques artistes en orbite qu'il faut apprendre à gérer.... et les gueules de bois Je dresse peut-être un tableau légèrement effrayant, mais si une personne désirant monter un festival lit ces lignes, ça ne peut que la préparer! Le secret c'est de savoir s'entourer d'une bonne équipe de personnes désireuses d'aller jusqu'au bout. Au final, il est évident qu'on en ressort enrichi
Quels sont les critères de sélection d'un film ?
Pour le LUFF, le critère premier est avant tout le budget. L'appellation underground ne nous autorise pas à taper dans des films au financement confortable, cela va de soi. Je ne sais pas qu'elle est la limite à vrai dire. Mais pour te donner une idée, le film à plus gros budget que l'on a sélectionné en compétition doit être Journey into Bliss de Wenzel Storch. Wenzel s'est endetté jusqu'au cou pour décrocher les €300'000.- nécessaires à un tournage marathon. Hors compétition, nous nous permettons parfois de plus gros films, nous avons passé les films de Jodorowsky, accueillit Lloyd Kaufman et donc projeté certains films Troma dont Toxic Avenger qui, il me semble, avait coûté pas loin du million de dollars... Dans l'autre sens il n'y a évidemment pas de limite. On a projeté des longs métrages réalisés pour quelques milliers d'euros, comme Aquarium de Frédéric Grousset, et des courts dont le seul investissement fut une cassette MiniDV. Pour le reste, cela reste très subjectif. Il est clair que nous privilégions ce qui ne laisse pas indifférent, ce qui sort des sentiers battus, mais il faut aussi que le film possède des qualités autres, qu'elles soient esthétiques, narratives, ou scénaristiques... et plus c'est déglingué, mieux c'est! Personnellement j’adore l’esprit rock’n roll, j’aime quand ça fait du bruit à l’écran et je crois que les gens qui viennent chez nous cherchent parfois à être secoués. De toute manière, la programmation est assez large pour passer du grand huit filmique à la poésie intimiste – car il y en a aussi, heureusement, d’où l’intérêt de ne pas être seul à programmer
Que peux tu nous dire de la sélection de cette année ?
Question piège: difficile de ne pas tout citer, et je ne peux m'empêcher de lister gratuitement quelques films et artistes. Je suis en tout cas très content d'avoir mis sur pied un programme qui me trottait dans la tête depuis un moment, à savoir une sélection de films réalisés autour des actionnistes viennois: un groupuscule d'artistes performers qui sévissait à Vienne au début des années 1960 et dont les performances qui mettaient en avant le corps humain avaient provoqué le courroux des autorités. Certains actionnistes se sont exilés, d'autres ont séjourné en prison en raison du contenu subversif de leurs créations... toujours est-il que de nombreux films expérimentaux ont été réalisés autour de leurs actions: des films visuellement très forts, à l'imagerie parfois très violente, perturbante et très souvent sexuellement explicite. Ces films sont un témoignage unique d'un mouvement de résistance radicale à un gouvernement fasciste et forcément répressif. Aujourd'hui ils passent au MOMA, au Centre Pompidou et dans les plus grands centres d'art contemporain, mais il ne faut pas oublier qu'à l'origine il s'agissait d'oeuvres réprimandées, condamnées et qui valurent à certains de leurs auteurs de vivre dans le mépris, comme le réalisateur Kurt Kren – bien que défendu par certains artistes illustres comme Peter Kubelka ou Jonas Mekas, le père spirituel du cinéma underground – dont on passe également plusieurs films cette année.
Je ne vais pas passer en revue le reste de la programmation car elle est très dense, mais je ne peux m'empêcher de citer quelques titres comme The Evolved: Part One, une production britannique... Il s'agit sans doute là du film le plus vulgaire et odieux que je n'ai jamais vu, un véritable festival de politiquement incorrect qui m'a complètement scié. Je doute qu'il plaise à beaucoup de monde mais je m'en fous: ce film mérite d'être vu, qu'il soit aimé ou détesté, parce qu'on y trouve un foetus phosphorescent accro à l'héro, un Pape leader d'une chaîne de fast food et un monstre marin! Ses auteurs ont vraiment poussé le bouchon très loin. Il y a aussi Neighborhood Watch de Graeme Whifler - le réalisateur de vidéos du groupe The Residents et scénariste de Sonny Boy et Dr. Giggles. Son film est une véritable perle de comédie noire. Je citerai encore le documentaire Hot and Bothered, qui se penche sur le cas de la pornographie féministe, ou encore la venue de Peaches Christ, drag queen bissophile réalisateur des courts métrages hommages aux classiques du cinéma fantastique et remplis de travestis. Et pour la clôture, nous projetons What Is It?, le fameux film de Crispin Glover et son univers onirique cauchemardesque. Glover ne montre son film qu'en sa présence et ne fait circuler aucune copie d'aucune sorte. Du coup, il est impossible de voir son film dans d'autres conditions, ça rend les choses réellement excitantes!
Côté musique, notre programmation s'est mis à suivre une logique qui nous plaît en entammant les hostilités par des concerts de grandes figures de la scène underground. Cette année nous accueuillons Genesis P-Orridge et sa formation Thee Majesty. Genesis est l'inventeur de la musique industrielle avec son groupe Throbbing Gristle dans la première moitié des années 1970. Puis il y aura Lydia Lunch, grande prêtresse de la scène alternative new-yorkaise - ce qui me permet de glisser au passage que l'on projette le rarissime et étrange film Vortex dans lequel elle incarne une détective privée. A côté de cela on a quelques artistes plus récents, et carrément plus agressifs: The Haters, Randy Yau, Antoine Chessex.... que des trucs qui te décrassent les tympans à coups de décibels, la crème de la scène noise internationale..... Jusqu’aux meilleurs représentants de la scène hip-hop (Sensational, Spectre) et électro (Kid 606, Patric Catani).
Une chose est sûre, c'est que c'est riche, varié, mais toujours de qualité.
As tu un truc a dire a nos fidèles lecteurs ?
N'hésitez pas à prendre quelques jours de vacances pour venir au festival!
Voila les amis c'est tout pour cette fois , on espere que vous irez nombreux soutenir cette initiative GENIALE , et si vous n'êtes toujours pas convaincu par cette interview , voici un lien vers un diaporama regroupant un peu tout ce qu'il sera possible de voir cette année au LUFF , on se tait on monte le son et on apprecie : DIAPORAMA (MUSIQUE : john Carpenter)
-kitano jackson-
Un grand merci a Julien pour sa disponibilitée sa generositée et sa passion communicative , longue vie au LUFF.
Commentaires
alors
n'hesitez pas a venir poster vos questions , je suis sur que Julien viendra y répondre dés qu'il aura un moment.
-kitano jackson-
ca ma l'air interessant, domage que je ne l'ai pas su plus tot
oui enfi
On a fait ce que l'on a pu mon bon monsieur..
Ceci dit on est pas tres loin de la suisse toi et moi , on devrait tenter le week end!!!
ca pourrait le faire, il faudra qu'on s'arrange
yep
on en recause bientot...
j'ajoute juste
j''ajout simplement que votre humble serviteur ici présent devrait avoir l'immense honneur de couvrir l'integralitée du festival !!!!
Bon ceci dit je galere pour savoir comment faire.... une semaine pour trouver la solution , priez pour moi !!!!!
Le Shaman
HALLELUJAH !
bon
Merci Monsieur shaman , ça semble se confirmer , votre humble serviteur part pour Lausanne , une acrreditation presse a la main et va vous pondre un putain de reportage , 5 jours de folie dont je risque de me rappeler longtemps !!!
quelques détails a régler et c'est parti les amis !!! yahoooooooooooooouuuu
Merci !
Bonne entrevue qui permet d'en savoir plus. Comme on dit, je suis un peu loin, mais un jour qui sait...
hé bin merci a toi
Pour avoir pris le temps de laisser un message mon cher mario , et pour ta fidelitée discrete certes mais présente malgré tout.
Un BON GROS article sur le LUFF 2006 dans une dixaine de jours !!!! yipikaiiiiiiii
Le Shaman (qui sert à rien)
mother fucker
hé hé hé hé
T'as qu'a venir monsieur shaman , on la fait old school mother fuckers!!
Le Shaman (qui sert à rien mais qu'aimerait bien)
Oh mon ami tu sais que j'aimerais, mais là j'en profite juste pour donner le petit coucou madame shdounbaye tu vois, mais sinon je suis assez débordé et tu sais quoi, vous savez quoi, je m'éclate! demain on aura le droit à du yukulélé iiiiiiiiiiiiiiiia !
tU vas en prendre pleins les oeils !!
Vu les sélections annoncés c'est clair tu vas en prendre pleins les "oeils".
Bons films en tout cas !
hé hé hé
j'espere bien !!
De toute façon je vous fait a tous un comtpe rendu bien complet pour vous donner envie pour l'année prochaine!!
En tout cas j'espere te voir ici asse souvent mon cher michael.
Bon allez zou!!
a bientot les amis !!!
Lausanne
alors, gros, eclates-toi bien.
tu pourrais pas te faire preter un appareil photo aussi, defois que tu rencontre de la star, ou de la future star.
on attend tous, tout ca avec impatience.
hé bien
Justement je devrais avoir quelques photos bientot , envoyé directement depuis los angeles par une bande de fous furieux qui vont faire parler d'eux mais j'en reparle bientot.







