ARTCANCRE:Le cinoche des cancres

on va causer un peu langage

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vendredi 23 mars 2007

PRINCESSE MONONOKE

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"Princesse Mononoke "
Direction, histoire originale : Hayao Miyazaki
Musique : Joe Hisaishi.
Production : Studio Ghibli.
Producteur : Toshio Suzuki.
Producteur exécutif : Yasuyoshi Tokuma.
Producteurs exécutifs pour la version anglaise : Bob Weinstein, Harvey Weinstein et Scott Martin.
Prix : sélection officielle du meilleur film étranger aux Oscars 1998.
Sortie française : 2000

Mononoke Hime (Princesse Mononoke) est un récit épique et bouleversant se déroulant au Japon de l'ère Muromashi (XVème siècle). Il nous conte l'histoire du jeune Prince Ashitaka qui, frappé d'une malédiction mortelle, doit quitter son village dans l'espoir de trouver une réponse à son mal. Dans sa quête Ashitaka sera témoin d'un conflit et s'impliquera dans la guerre cruelle que se livrent les humains et les dieux de la forêt.

Ce conflit entre nature et civilisation est symbolisé par la lutte sans merci opposant San, jeune fille élevée par les loups, à Dame Eboshi, chef du clan des forgerons et responsable de la destruction de la forêt. Ashitaka s'efforcera de concilier les intérêts de chacun. En vain... La guerre sera menée à son terme et le monde s'en trouvera à jamais changé.

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Fan de dessins animés japonais depuis Albator, j'ai pendant un temps passé sous silence cette passion coupable, croyant que c'était la cause de mon insuccès auprès des filles ( et pis non c'était pas ça ).Depuis, je ne me suis interessé que très évasivement à "Porco rosso " et " Mon voisin Totoro " car ce n'était vraiment pas les univers dont j'avais besoin pensaisje . J'ai changé d'avis sans avoir l'occasion de les revoir,et pourtant, plus le temps passe plus ça devient magique d'allumer une télévision et de voir un générique de dessin -animé se dérouler sous vos yeux, c'est comme si c'était les épisodes ratés de votre propre enfance...

Connaissant la trame de loin de "Princesse Mononoke ",apparemment assez en accord avec certains idéaux écologiques que je pourrais cautionner pour ce que j'en avais entendu parler, je desespèrais de pouvoir le visionner; quelle ne fût ma surprise en découvrant un regard sur la nature humaine également assez proche du mien....
Rarement m'est-il arrivé d'être à ce point captivé par une histoire, cela parce qu'elle comporte une certaine dose de fatalité qui la rapproche de façon étonnante de la réalité :
au début du film le héros se sacrifie pour sauver son village d'un démon araignée, celui-ci le condamne à l'exil en retour, car au cours du combat il a été contaminé par le démon et il n'y a rien -dans leurs moyens -qui puisse le sauver.De fait sa présence au village condamnerait ainsi tous les autres,( et c'est injuste car il n'est récompensé en rien pour son courage et sa bravoure) il est des règles , des principes qui ne permettent ni reflexion ni états d'âmes mais juste qu'on leur obéisse quand il en va ainsi de la survie de tous...
Ashikama découvre cependant qu'il n'est plus le même, la malédiction lui confère une endurance et une force absolument surhumaine,mais le faisant se rapprocher inexorablement toujours un peu plus du monstrueux qui menace de contaminer tout le reste alentour et dont il sait qu'il ne réchapperas pas , que ses souffrances en seront même atroces.
Néanmoins jamais le héros ne semble refuser son destin ni même songer au suicide, cette force nouvelle - même éphémère est un atout non négligeable pour la lutte dans laquelle il se retrouve impliqué, pour ainsi dire presque nécessaire quand à supporter ce qui l'attend.

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Et ce qui justement l'attend, c'est l'aveuglement de son prochain.
Aveuglement face aux signes que lui emet la nature, c-a-d son propre environnement, dont il jouit abusivement. Le conflit entre les humains et les dieux animaux traduit bien sûr la dualité de l'homme, contre lui-même et sa part animale tant redoutée n'est-ce pas... pourtant l'homme continue d'être bestial en étant de plus en plus civilisé, et la part de lui-même dont il se sépare n'est pas un instinct insassiable ni incontrôlable mais bel et bien le fil conducteur qui le relie à ses origines, c-a-d son propre milieu naturel qu'il méprise et prétend contrôler "de la meilleure façon qu'il soit", symbolisé par la tribu de Dame Eboshi qui vient tout juste d'inventer la poudre et qui repousse sans arrêt les limites de la forêt, sans tenir compte des animaux, qui finissent par se révolter.
Leur révolte est à l'image de leur colère, aveugle elle aussi, détruisant tout sur son passage, c'est une affliction, une haine, ou une obligation de faire quelque chose de toute façon qui les ronge comme une maladie, qui les fait se transformer
en démons parce qu'ils cèdent à la colère , à la rancune et à la rage (car les animaux comprennent le langage des humains, ce sont les humains qui refusent de les écouter eux ).

Le seul contrepoint offert à Ashikama dans son exil est la rencontre avec Mononoké, recueillie et elevée depuis son enfance par une divinité loup ( qui est -ce qui me demande qui fait Rémus ?.. juste pour rire...) et qui combat la tribu de Gozen. Ashikama
a beau faire montre de son engagement, Mononoké , elle aussi dans sa propre guerre, aurait tendance à l'assimiler lui au reste des humains, après le combat et en récompense de sa bravoure cette fois,il est soigné et veillé ,mais pas accepté pour autant... Au
milieu de ce tumulte jamais l'amour n'a eu un rôle aussi ténu, car à aucun moment il ne semble avoir sa place, à tout moment il est menaçé de disparaître car si ce n'est pas un engagement indéfectible, alors il sera piétiné...ou remplacé, et par quoi je vous demande un peu...

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A l'image de notre société contemporaine et de son système abusif de consommation qui refuse de se remettre en question ,( ou au moins de réparer les dégâts qui ont étés commis et faire en sorte que ce soit les derniers ) les humains représentés dans
"Princesse Mononoké " sont esclaves de leurs passions et de leurs ambitions , face à l'incarnation même de l'esprit de la forêt qui pourrait contrebalancer l'équilibre, mettre un terme à la violence, il y a encore la volonté de faire de ce principe de régénerescence une jouissance personnelle, puisque la tête de cet esprit confèrerait à son détenteur la vie eternelle, et les humains ne s'empêcheront pas d'essayer de se l'approprier ( eh oui, stratégiquement ça se tient.) et de mesurer ensuite l'ampleur de leur erreur , la conséquence de leurs actes, le reflet de leur propre nature.

-Zaratoustra

Posté par cinecancre à 16:28 - ANIMATION - Commentaires [7] - Permalien [#]

mercredi 21 mars 2007

YOMA

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"Curse of the Undead Yoma " (1989 )
- Episode 1-( Déconseillé aux moins de 14 ans )
Auteur :non-spécifié
Studios : TôHô ; J.C STAFF; ANIMATE
Licensié par KAZE
Genre :fantastique et arts-martiaux

Si jamais, vous ne perdrez pas de temps au visionnage de cet OAV,deux épisodes à ma
conaissance pour le moment, véritable petite perle du fantastique médiéval manga et
matière à une série continue fort interessante.
Dans un Japon féodal, avant la paix imposée par le puissant clan Tokugawa la guerre
faisaient rage entre les clans. Toutes ces batailles causèrent beaucoup de dégats et de
pertes humaines.Le sang des champs de bataille mêlé à la terreur ambiante réveillérent
une puissance maléfique, les terribles Yoma, démons invincibles venant de la Terre...
Hikage et son ami Maru sont élevés en tant que frères adoptifs au sein d'un clan
de ninjas,les Takeda.Pris de vomissements et en proie à un comportement étrange au milieu
des cadavres, Maru semble déjà n'être plus le même...
Peu de temps après, le seigneur Mitsui ,des Takeda, est assassiné sauvagement par un
démon qui pourrait bien n'être autre que Maru.Hikage reçoit alors l'ordre de retrouver ce
dernier et d el'abattre avant que la nouvelle de la mort du souverain ne se répand et
sème la discorde au sein des clans...
Hikage qui ne comprend pas le comportement de son ami , part sur la piste de son frère.
Sera-t-il capable de le tuer alors que celui-ci a déjà manqué de lui crever un oeil
(encore un truc qui arrive jamais ), quelle est la véritable nature de Maru désormais ?

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Le premier épisode raconte la quête d'Hikage sur la piste de Maru qui le mène dans un
village ou règne une atmosphère sinistre et débauchée, percevant la présence de son frère
sans tout de fois parvenir à le localiser.Il ne tarde pas à découvrir que les villageois
sont en fait des desespérés suicidés ayant vendu leur âme à un démon, le vieux maitre du
temple ,en fait une araignée géante et vient les dévorer quand il en a envie...
Au cours de la bataille ,Hikage découvre que Maru et le prince des démons de la Terre ne
font qu'un,( une nature monstrueuse assez proche du père des dieux grecs : Chronos, qui
se nourissait de ses proppres enfants ), Hikage comprend un peu plus les conséquences de
ses hésitations, Maru réussit à s'echapper ,et la jeune fille du village dont il avait
commencé à s'éprendre ,et qui comme les autres s'était résignée sur son sort est morte
avant qu'il ne vienne à bout du démon du temple...

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L'épisode 1 est dit-on meilleur que le 2, qui clôt une saga au climat assez
particulier,dû à un graphisme de très bonne qualité, une bande-son tout aussi réussie,une
approche assez sensible mélangeant ninjas et surnaturel avec brio et pertinence, tous ces
éléments qui nous feraient rêver après une série continue révèlant d'autres aspects de la
quête du personnage.
Pourtant la série n'a pas remporté les suffrages,decevant apparemment les attentes ,
souffrant la comparaison d'avec un autre titre, "Ninja Scroll", dont les vagues
souvenirs que je peux en avoir tendraient à qualifier celle-ci de justement trop
conventionnelle: " Ken le survivant " transposé au Moyen-Age , avec le même genre de
confrontations sanguinolentes.
(sources : Planète Jeunesse, pour la clarté des résumés, et les images )

- pour ceux que le registre intéresse, une très belle exposition l'année dernière de
peintures du moyen-âge sur le thème justement des croyances de cette époque, et donc une
succession de démons hybrides petits et grands, plus ou moins méchants- catalogue encore
disponible à la maison du Japon à Paris, jusqu'à ce que une maison d'éditions indépendante - Tonkam,
le titre de la série " Gyo "- qui a publié l'année dernière les quelques auteurs marginaux , presque
underground, qui racontent encore des histoires de fantômes.

-Zaratoustra

Posté par cinecancre à 17:19 - ANIMATION - Commentaires [5] - Permalien [#]

vendredi 1 décembre 2006

MON VOISIN TOTORO (TONARI NO TOTORO)

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POUR ECOUTER LE THEME DE MON VOISIN TOTORO COMPOSE PAR JOE HISAICHI APPUYEZ SUR LECTURE

Réalisé Par Hayao Myiazaki en 1988

Avec les voix de Noriko hidaka (Satsuki) , Chika Sakamoto (Mei) , Shigesato Itoi (Tatsuo Kusakabe) , Sumi Shimamoto (Yasuko kusakabe) , Tani Kitabayashi (Kanta no ôbasan) , Hitoshi Takagi (Totoro)

Musique de Joe Hisaishi

TRAILER

Deux Petites filles , Mei et Satsuki , quittent la ville pour s'installer à la campagne avec leur père.
Tous les émerveille: La nature , Les animaux.... ET leurs nouveaux voisins!!
Elles découvrent en effet l'existence de Créatures merveilleuses, de drôles de personnages au ventre rebondi. Accompagné de ces gardiens de la forêt, elles vont découvrir des passages secrte dans des arbres géants, voler en chat bus et faire pousser des graines magiques....

                                                                         

totoro2 Conte moderne sur l'enfance , reflexion sur la disparition du merveilleux et ballade nostalgique et ecologique , mon voisin totoro est sans doute le film le plus accessible de Miyazaki en même temps que son plus beau, L'universalitée des thèmes qu'il dévellope et la maniere subtile et naturelle avec laquelle est amenée la magie font de mon voisin totoro un film a touché par la grace, un poeme sur l'enfance qui risque de toucher grands et petits de maniere puissante mais également complètement différente.

En effet si les enfants vivront évidemment le film de l'interieur, s'identifiant a fond a ces deux adorables petites filles , l'adulte lui risque bel et biend e se prendre une décharge émotionnelle rare dûe a la puissance nostalgique que miyazaki installe, jouant sur une poesie simple , il choisit de parler a l'enfant qui est en chacun de nous , pour ce faire il use de son génie pour créer des situations que chacun de nous a vécu , décrivant des jeux enfantins avec l'oeil d'un vieux gamins qui , si il n'est pas dupe n'en reste pas moins un doux rêveur.
Ainsi loin d'être l'oeuvre innocente dont tout le monde a bien voulu parler , mon voisin totoro est une voyage melancolique dans les vestiges de l'enfance, bourré d'images fantasmées par tout enfant, empreint d'une tristesse characteristique de l'adulte qui rêve d'être un enfant , le film dépeint en sous texte la perte de l'innocence , a l'image de ses noiraudes , créatures que seuls les enfants peuvent voir du fait de leur innocence , et qui partent lors d'une scène sublime , appuyée par la partition (comme toujours) grandiose de Joe Hisaishi , vers d'autres horizons.

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Ainsi ce n'est pas un hasard si tous les âges et sexes sont representés dans le film du grand Hayao, Mei la plus petite des deux jeunes filles est la premiere a appercevoir les creatures , et puis la magie contamine Satsuki , petite fille ayant grandi trop vite du fait de la maladie de sa mere , au sein d'une des plus belles scènes du film ,Totoro (baptisé ainsi par Mei en hommage au personnage de son livre favori)  lui apparait sous la pluie , les deux petites filles attendent leur pere qui n'arrive pas , et Mei s'endort sur les épaule de satsuki sa grande soeur, le rêve contamine alors peu a peu le réel le plus froid (les adultes verront dans ces deux petites filles attendant leur pere sous la pluie une scène vraiment terrifiante et triste, proche dans l'idée de la scène du train du voyage de chihiro) et totoro arrive , protecteur de l'innocence a la fois symbole de la nature protectrice (Miyazaki est un ecolo) et ami imaginaire que l'on a tous eu... du moins (et c'est la que la magie opere) c'est le serieux imperturbable de l'age adulte qui empeche ses créatures de veritablement exister, mais Miyazaki est définitivement optimiste (en plus d'être le plus grand cineaste nostalgique en actvité avec son compatriote Kitano) et croit désespérément a la puissance de l'innocence (et donc de l'enfance) et entraine dans sa valse magique tous les personnage de son film le pere, la mere (qui trouveront l'épi de mais) la grand mère qui avoue ne pas avoir vu de noiraude depuis bien longtemps, la magie contamine tout le monde (pour peu qu'on veuille la voir)... a commencer par le spectateur.

    video01_totoro Toi , moi et tous ceux qui laisseront leur cynisme de coté pourront ainsi revivre leur enfance l'espace d'une heure trente, faire pousser  des arbres avec satsuki , Mei et totoro (LA plus belle scène du film , elle va vous faire chialer je vous le garantis) s'envoler dans les arbres sur une toupie volante et voyager en chat bus au son d'une musique sublime ("je suis le vent!!!" rah putain ce que c'est beau) et se laisser petit a petit contaminer par un beau souvenir d'innocence que l'on aimerait nous faire oublier , Myiazaki voit la beautée simple des choses et nous la fait partager avec humilité tendresse et passion et créé le film de tous les paradoxes , un film joyeux mais désespèrément triste , drole mais aussi teinté d'une certaine amertume.
Bien sur on pourra toujours se dire que Miyazaki a depuis construit des oeuvres infiniment plus complexes (princesse mononoké, porco rosso, le voyage de chihiro , le chateau ambulant) mais rien n'y fait , narration simple et poesie bouleversante font de totoro le plus beau film du maitre , incontestablement une oeuvre majeure dans l'historie du cinéma d'animation , autant par sa technique (animation fluide , dessins incoryables etc..) que par son propos universel , mon voisin Totoro est de ses oeuvres qui vous font aimer un peu plus encore le septieme art, une oeuvre de cinéaste mature , qui comprend que le rêve n'est pas forcément synonyme de niaiserie et que la nostalgie se mele forcément a une certaine amertume.   

SUBLIMISSIME.                                                             

UN PETIT DIAPROAMA AVEC LA ZIK DE JOE HISAISHI : ICI

-KITANO JACKSON-

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Posté par cinecancre à 14:50 - ANIMATION - Commentaires [10] - Permalien [#]

jeudi 29 juin 2006

LES AILES D'HONNEAMISE

Réalisé par Hiroyuki Yamaga en 1987

A demi-forcé par la coutume qui veut qu’on présente brièvement la genèse d’un film, sachez donc que si Les Ailes d’Honneamise ne vous dit absolument rien, le studio qui en est à l’origine, lui, ne devrait pas être inconnu. En effet, Les Ailes d’Honneamise est le tout premier long métrage du studio d’animation Gainax, surtout connu pour la série Nadia ou le secret de l’eau bleue et pour Evangelion dont le succès n’est pas à discuter !

L’histoire nous fait donc suivre le personnage de Shiro. Un personnage qui dès le début, impressionne par son absence totale de charisme et sa banalité. Il n’est pas très beau, il n’est pas très charismatique, il est au milieu de l’échelle sociale, il n’a aucun talent. Il subit en quelque sorte le monde qui l’entoure, il n’y trouve pas sa place.

Jusqu’au jour où il apprend que le gouvernement du royaume d’Honneamise, étonnamment ressemblant à la condition de notre monde dans les années 50, veut fermer la section aérospatiale, après moult tentatives infructueuses d’envoyer un homme dans l’espace. En effet, la guerre avec le pays voisin semble proche. Pourtant, Shiro se porte volontaire : il vient de trouver un but à sa vie.

Si le scénario apparaît résumé ainsi assez simple et banal, c’est qu’il est assez difficile de le condenser. En effet, le film comporte tellement de niveaux de lectures et que l’histoire, globalement simple, a recours à tant de nombreux replis narratifs qu’il serait compliqué d’expliquer l’histoire sans la dévoiler en intégralité.

C’est donc ce génial long métrage qui lança le studio, un studio monté par des otakus purs et durs, encore étudiants pour la plupart. Et pourtant, le projet trouve un financement : en 1985, le groupe obtient un budget insensé de 800 millions de yen, deux fois plus important que sera celui de Ghost In The Shell, avec une liberté artistique et scénaristique totale.

Dire du film qu’il a une dimension philosophique semble un peu prétentieux et pas tout à fait adapté, mais il est certain qu’on ne sort pas indemne d’un tel film. Le film conduit sans aucune surprise au questionnement sur soi. Le personnage le plus bouleversant du film, après Shiro, est sans aucun doute Riquinni. Il s’agit d’une fille extrêmement pieuse que le héros rencontre entrain de passer le message divin. Tellement questionné sur ses motivations propres, il décide d’aller à une de ses réunions où il sera le seul avec elle. Ce personnage de Riquinni est très intéressant puisqu’il constitue à lui seul tout l’espoir religieux pour l’Homme. Elle incarne ces gens, du tiers monde notamment, qui choquent toujours nos yeux d’occidentaux, qui dans la situation la pire qui soit, arrivent à se convaincre que Dieu a voulu leur situation et qu’il viendra un jour les aider.

Corruption, enjeux militaires, société de consommation, la démotivation… tous les sujets y passent, ou presque. Pour traiter de tout cela, le film s’enlise dans une lenteur certaine. Une lenteur voulue, c’est certain. Le film dure deux heures, dans le but de nous faire vivre une vraie plongée dans un monde désespérant mais malheureusement odieusement proche du notre.

Je ne sais pas si j’arrive vraiment à faire partager mon enthousiasme pour le film, il est au final tellement grave que cela semble dur. Lors de sa sortie en 1987, le film a suscité des deux cotés du pacifique un vrai emballement critique, qui a unanimement applaudi le film, malheureusement les spectateurs ne furent pas autant au rendez-vous. Par contre, une fois que Gainax s’est fait sa réputation, le studio a pu se permettre de reprendre le film, en lui donnant en 1997 une nouvelle bande son, celle que nous connaissons en Europe puisque le film n’a pas eu la chance de connaître les salles (qui sait, peut être que, comme Pompoko il y a peu, on peut espérer une redécouverte du film par les distributeurs français d’ici quelques années) et est sorti directement en DVD et VHS.

Ce qui est dommage d’ailleurs car cela ne sers vraiment pas le film. Forcément, à part avoir un home cinéma, on ne peut pas profiter de la sublime bande sonore (malheureusement en 2.0). Les Ailes d’Honneamise est le film qui m’a véritablement plongé dans les longs métrages d’animation et dont on sort changé, ou du moins avec une vision différente des choses. Notamment grâce à la toute dernière partie, et surtout la fin, cette fin mais alors, cette fin vraiment… L’édition DVD que je possède date de 2001 et n’a pas été récemment rééditée et d’après certains commentaires que j’ai pu lire, une ou plusieurs scènes ont été éliminées du montage (ceux qui ont suivi le commentaire du réalisateur témoignent d’un décalage de deux minutes à partir d’un certain moment où celui ci commente une scène qui n’apparaît pas). Mais bon, que ça ne vous décourage pas de découvrir ce film fabuleux !

-HARU-

Posté par cinecancre à 14:38 - ANIMATION - Commentaires [0] - Permalien [#]

LA PLANETE SAUVAGE

Les habitants de la planète Ygam, les Draags, sont des androïdes de douze mètres de haut, aux yeux rouges, à la peau bleue et aux oreilles en forme de conque. Ils ont atteint les plus hauts sommets de la science. Leur existence est surtout faite de loisirs et de réflexion.

Leur occupation favorite est la "méditation". Ils possèdent et traitent avec bonté de minuscules animaux familiers, d'apparence humaine, les Oms, dont ils ont ramené quelques couples d'une lointaine planète dévastée. Doués d'une certaine intelligence, les Oms sont affectueux avec leurs maîtres, mais leur cycle de vie est plus rapide que celui des Draags. Tout commence le jour où Tiwa, la toute jeune fille du Grand Edile, adopte un bébé Om qu'elle baptise du nom de Terr. Au début, Terr est un petit animal docile aux caprices de sa jeune maîtresse. Mais bientôt, il profitera de l'instruction que reçoit Tiwa par imprégnation directe du cerveau, grâce à des "écouteurs d'instruction". A quinze ans, Terr, lassé de cette vie d'animal domestique, craignant que ses maîtres ne découvrent ses connaissances et ne l'empèchent de continuer à s'instruire, s'enfuit en emportant les précieux écouteurs. Il rejoint les hordes d'Oms révoltés qui vivent à l'état sauvage.

ATTENTION ce film est un O V N I dans l'histoire du cinéma...

Coproduction franco-tchèque et premier long métrage de René Laloux qui , à l'époque est un parfait inconnu, ce film marque pourtant une date clef du cinéma d'animation. Un esthétique "psyché" marqué par les années 60-70 qui pour certain ( pff les nuls ) à veilli !! bien sur , je ne suis pas du tout d'accord avec cette attaque d'incultes !!! bien au contraire, car l'oeuvre ne sacrifie rien aux modes du moment, aux conventions du genre, elle a un style unique !!! Avec un univers complètement fou et des céatures aussi magnifiques qu'inquiètantes , des couleurs plus proches d'un jérôme Boche que du tapeur de clavier moyen de chez PIXAR , une musique original et dévastatrice, des personnages découpé plutôt que la 3 D du copain du tapeur de clavier de chez PIXAR, ce film magistral restera une oeuvre qui boulversa l'imaginaire de plusieurs genération d'amateurs de S F et de bien d'autres...

René Laloux et Roland Topor ont adapter un roman de Stefan Wul. Une histoire étrange, forte et codée, avec à la clef une réflexion plus qu'un message....ce qui était vachement risqué dans un studio de production Tchèque à l'époque de la guerre froide. On peut ainsi y voir une métaphore de la domination soviétique sur les républiques de l'est...il à le mérite , entre autre , d'être un film de combattants avec un message critique sur sont époque!!!

Mais ce film est futuriste et nous parle de bien d'autres façons...il contient un thème central, récurrent, celui d'une civilisation qui génère en sons sein sa propre destruction... les hommes sauvages menacent de détruire l'ordre social ; la race des Draags ont sous-estimé l'humanité en terme "d'adaptation" ,et persistent dans l'erreur en voulant la suprimer... sujet d'actualité !?!

Bien sur l'animation et le dessin risque de vous destabilisé ! C'est pourtant de ces deux originalitées que cette oeuvre tire sa force et son pouvoir de facination. Regardez le, et vous verrez que ce film vous habitera plus longtemps que vous ne pouvez l'imaginer....

La planète sauvage édition collector Sorti le 20 Novembre 2001 Edition Collector

DVD Zone 2 Audio : Français Dolby Digital 5.1 Vidéo : 16/9 Compatible 4/3, Format cinéma respecté 1.66 Sous-Titre : Sans

Contenu :

1 face, 2 couches. Chapitrage des scènes. Entretien filmé exclusif avec René Laloux. Courts-métrages "Les escargots", "Les temps morts", "Les dents du singe". Extraits des longs métrages "Les Maîtres du temps" et "Gandahar". Galerie de dessins et documents d'animation. Galerie de peintures de René Laloux. Livret de 16 pages.

LACENAIRE

Posté par cinecancre à 13:56 - ANIMATION - Commentaires [0] - Permalien [#]



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