lundi 14 août 2006
HANZO THE RAZOR - La chair et l'or -

Lien vers : Hanzo the razor l'enfer des supplices
Realisé par Yoshio Inoue en 1974
Avec Shintaro Katsu, Ko Nishimura, Mako Midori, Mikio Narita
D'apres une histoire originale de Kazuo Koike et Takeshi kanda
FILM INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS
Depuis quelques nuits, les douves du chateau d'edo sont le lieu d'etranges apparitions qui font fuir les passants.
Alerté par ses deux fideles lieutenants, l'inspecteur Hanzo met bientot la main sur un faux fantome - une femme bien en chair - chargée de veiller sur un tas d'or caché au fond de l'eau.
Sous la torture (hé hé hé), la femme finit par lui avouer l'existence d'un reseau crapuleux dans lequel l'intendant aux finances est impliqué. Mais cet homme corrompu va donner du fil a retordre au justicier hanzo...
Et c'est parti pour une nouvelle heure et demi de portnawak assumé en compagnie de l'inspecteur hanzo qui se remet a sortir son zob au bout de dix minutes de films et n'aura de cesse de s'en servir tout au long d'une intrigue pretexte a toutes les derives violentes et sexuelles auxquelles la serie nous avait habitué, appuyant encore plus au passage sur l'humour au travers des deux sidekicks cretins qui accompagnent hanzo bien sur mais egalement dans la description de la relation que celui ci 'entretient avec son superieur.
Bien loin d'être gratuite cette touche d'humour appuie encore la subversion qui anime cette serie insolente et irreverencieuse en devellopant cette fois ci de maniere clair le charactere Rebelle de hanzo, qui defie sans cesse le shogunat, n'a que peu d'egards vis a vis des regles et manieres et lutte activement contre le pouvoir en place jugé pourri et malhonnete, Katsu ( grand instigateur de cette saga ) dresse un parallele interessant entre l'univers feodale dans lequel Hanzo evolue et la societée japonaise de l'epoque (ainsi que l'industrie du cinema directement visée au détour de sous intrigues encore une fois pretextes a des derives subversives).
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Hanzo est donc plus que jamais placé ici en heros juste et droit ( bien qu'un peu obsedé sexuel quand même ) defenseur du peuple et de l'opprimé, ses methiodes discutables n'entachant en rien sa droiture a toute epreuve, hanzo symbole de la liberation sexuelle japonaise, il faut le voir attraper une aristocrate coincé sur la moquette ( " pour la soulager" ha ha ha ha ) pour comprendre la revendication violemment transgressive que nous donne a voir le film.
Cocasse ce troisieme opus l'est assurément, mais il n'oublie pas egalement de s'illustrer lors de scenes de combats outrageusement violentes, ou empallages gores et démembrements hardcores sont évidemment de la partie ( Katsu oblige ) et lors desquels Inoue ( le real ) fait preuve d'une maitrise de l'espace et du montage absolument siderante, Katsu y semble voler comme lors des meilleurs episodes de zatoichi, démontrant encore une fois si il en était besoin qu'il est un grand acteur, capable de passer de la comedie pure a la tragedi en un clignement de paupiere le bonhomme eblouit l'ecran de son charisme animal, portant litteralement le film sur ses epaules.
Pourtant aussi bon et jouissif soit il ce troisieme opus n'arrive jamais au niveau du deuxieme episode, il ne trouve jamais son identitée propre et ressemble a s'y méprendre au second opus, bien sur ceci n'entache en rien l'esprit joyeusement bourrin et ravageur du film, mais il est regrettable que le film choisisse la voie de la facilitée, n'innove jamais et se contente de rechauffer une bonne vieille recette certes geniale et décapante mais définitivement éssoufflée par l'absence de nouveautée.
Qu'importe l'essentiel y est, et on prend son pied a suivre les aventures de ce policier feodale définitivement a part, un vrai dur a cuire qui degaine son sabre aussi vite que ses repliques assassines, on rit outré, de ce spectacle génialement décadent, violemment insolent, et on pourra même se délecter d'une scene hommage au kaidan-eiga ( film de fantome japonais dont on reparlera ici bientot notemment au travers de son initiateur KWAIDAN chef d'oeuvre absolu et definitif, universel et imperissable.. enfin vous verrez ) esthetiquement superbe, un bon gros panard bien fun et décomplexé qui trouve son charme dans un climax hallucinant ou katsu s'en va dans le soleil couchant apres avoir dézingué un bad mother fucker bien barjo, marquant la fin de cette trilogie inegale (même si j'ai toujours pas vu le premier bouhouhouhouh faites quelque chose pitié) mais attachante et carrément culte.
A voir ABSOLUMENT ( si vous avez pas envie de le voir hé bin euuuuuuh c'est plus la peine de lire ce blog voila.... mais restez quand même)
- Kitano jackson A.K.A Hanzo the razor - (avec qui je partage au moins un point commun :D)
hanzo the razor -l'enfer des supplices-

Realisé par Yasuzo Masumura en 1973
Avec Shintaro Katsu, Kei Sato, Ko Nishimura, Toshio Kurosawa
Film interdit aux moins de 16 ans
Une banale affaire d'avortement Clandestin va conduire L'inspecteur Hanzo aux portes d'un mysterieux couvent: De riches marchands s'y reunissent pour assouvir leurs fantasmes sexuels les plus refoulés avec de jeunes vierges endormies. Hanzo emprisonne la mere superieure et lui fait subir le supllice du filet, celle ci passe vite aux aveux: un Haut dignitaire du chateau d'Edo (tokyo) est l'instigateur de ce trafic.Hanzo va mener l'enquete contre l'avis de sa hierarchie.
Troiseme saga produite par la myhtique societée de production du non moins myhtique Shintaro katsu (Zatoichi) la Katsu prod, hanzo the razor reste comme l'une des plus myhtiques saga du cinoche d'exploitation, japonais, Violent, noir, gore, malsain et surtout tres SEXE, hanzo the razor est une saga a deconseiller aux culs serrés qui ne jurent que par le chambarra classique.
Shinatro Katsu y incarne hanzo, un policier en conflit constant avec sa hierarchie, sorte d'equivalent medievalo japonais de l'inspecteur harry, mais la plus grande particularité d'Hanzo c'est d'être doté d'un Sexe ENORME qui lui servira a mettre en oeuvre des tortures quelques peu "particulieres".
(cliquez sur les photos pour les aggrandir)
Des le generique d'intro, le ton est donné, Hanzo se tient debout et nu, il deverse de l'eau glacé sur son penis avant de le frapper a coup de marteau pour ensuite l'enfiler dans un appareil d'entrainement d'un genre nouveau (le genre que vous ne trouverez dans aucune salles de musculation ou alors celle de Rocco Siffredi... et encore je rappelle que le penis n'est pas un muscle mais un corps spongieux, qui a pour particularitée de se remplir de sang porvoquant ce que lm'on appelle courament l'erection [ ceci était une intervention des freres bogdanovs] ) , une scene Hilarante (car completement folle et vraiment osée, je rappelle qu'on est dans les années 70 au japon) sur fond de musique bien seventies, le ton est donné, Hanzo est un film qui ne donne que peu de credit aux regles classiques du chambarra, on est dans un univers qui n'a pour seul objectif que de montrer sexe violence et gore en cherchant au maximum la subversion, de ce point de vue hanzo apparait être une veritable bouffée d'air frais, les conflits opposants hanzo et le pouvoir au dessus de sa tête étant pretextes a de nombreuses joutes verbales dans lesquels hanzo apparait être un bad mother fucker comme on les affectionne, défiant le shogun ( comme katsu defie les regles du cinema japonais) a grand coup de repliques qui claquent, n'ecoutant rien ni personne le personnage créé par katsu se dessine comme un personnage troubel aux methodes hallucinante, le meilleur exemple de ceci ? hanzo arrete la mere superieur du couvent, refusant de parler celle ci fait preuve d'un veritable courage, jusqu'a ce que hanzo decide de passer aux choses serieuses, il l'attache dans un filet l'empale sur son sexe geant et la fait tournoyer dessus (What the fuck???? ) bien sur le film fait preuve d'un machisme a toute epreuve ( "tu as connu l'enfer je vais te faire connaitre le paradis") qui ne manquera pas de faire hurler les ligues feministes, mais on est ici dans de la pure provocation, racoleur?
Bien sur, mais c'est le propre du cinema d'exploitation que de racoler un minimum, de cette maniere le scenar n'est qu'n pretexte a une debauche de deviances sexuelles sadiques dans laquelle les fantasmes masculins sont passés aux cribles ( bondages, sado masochisme, deflorages etc....) par un real extremement talentueux qui soigne ses cadres et fait preuve d'un sens de la mise en scene vraiment nouveau (même si il n'atteint pas le niveau de genie d'un Kenji Misumi autre real Nippon bien frappé du cerveau), du coup le pseudo machisme du film a vite fait de tourner a la denonciation du refoulement sexuel propre a la societée japonaise, en effet si Hanzo peut faire parler des praitresses de buddha avec sa bite et lutte sans mebnagement contre des marchands obsedés sexuels qui achetent de jeunes vierges endormies (j'avais dit que c'était malsain) c'est bel et bien parce que tout ce petit monde est une belle bande de frustrés, Katsu à la barre de producteur se permet donc d'en balancer une belle couche sur les travers regretteable d'une societée qui encore a l'epoque souffrait de ses regles rigides, il le fait bien sur en jouant la carte de la provoc, la nuditée étant tres mal perçu au japon, on a donc droit a des plans a hurler de rire comme celui d'un hanzo allongé au sol suite a son intense entrainement dans ses sous vetements trone fierement un enorme chibre turgecent (!!!!)... FOU??
Assurément, mais tout cela ne serait rien sans l'immense talent de mise en scene Masumura qui filme brillament en jouant sur les profondeurs de champs et la lumiere (a ce titre hanzo the razor -l'enfer des supplices - fait partie des films les mieux photographiés jamais réalisés) car qu'on ne s'y trompe pas si le cinoche d'exploitation a souvent été consideré comme racoleur et initeressants par des culs serrés qui n'y voyaient que des spectacles deviants pour pervers decerebrés, on en oublie souvent que nombres d'avancées cibnématographiques ont été operées sur ses terres, le cinema d'exploitation japonais étant particulierement representatif de ce constat, (voir ou revoir des films comme sex and fury, female yakuza tale ou encore on l'appelait scorpion pour s'en convaincre) en effet il s'agit la de veritable CONDENSÈS de culture pop, Hanzo ne deroge pas a cette regle, veritable monument de cinema d'exploitation qui racole a fond sans oublier de faire du VRAI cinema, fun et decomplexé, provoquant, repoussant les limites des codes qu'il investit et carrément frappé d'alignement ( torturer une pretresse en la faisant tournoyer sur son sexe fallait y penser quand même), tout cela n'oublions pas de le dire on le doit au completement sonné Shintaro Katsu qui livre ici une performance comme toujours geniale et vraiment halluciné, remercions ce grand bonhomme du cinoche japonais pour sa folie et sa generositée, et savourons ce Hanzo the razor (l'enfer des supplices étant le second episode d'une trilogie et j'ai toujours pas vu le premier aaaaarghhhhhh!!!) veritable appotheose d'un cinoche bien dans sa peau et insolent, sorte de mix improbable entre le film erotique le polar et le chambara, qui si il ne peut pretendre a detroner la monumentale saga baby cart (avec le frere de Katsu, Tomisaburro wakayama) n'en reste pas moins une reference, gloire a toi ô grand shintaro.
-kitano jackson-












