ARTCANCRE:Le cinoche des cancres

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mercredi 30 mai 2007

THE RINGER

ringer

EXTRAIT DE LA BO DU FILM THE RINGER , THEME FROM THE MAGINFICENT SEVEN

 

Réalisé par Barry W.Blaustein

Ecrit par Ricky Blitt

Avec Johnny Knoxville, Brian Cox , Katherine Heigl , Jed Rees , Bill Chott , Eduard Barbanel , Luis avalos

Produit Par les frères Farelly

   TRAILER

Steve Barker, un pauvre gars malchanceux, doit trouver de l'argent pour payer l'opération que doit subir Stavi, un collègue de travail. Pour ce faire, il demande conseil à son oncle Gary endetté jusqu'au cou. Ce dernier lui propose alors de se faire passer pour un handicapé aux prochains jeux para-olympiques et de battre à plate couture le champion en titre de pentathlon.

On Connait Johnny Knoxville principalement pour avoir été le leader de la troupe de déglingués du cerveau de jackass (aujourd'hui devenus une bande de clowns coincés dans une image trashouille qui se forcent a foncer dans les délires les plus crasses avec toute la douleur du monde, voir pour s'en convaincre le pathétique Jackass 2) mais ce que l'on ignore en france c'est que Johnny Knoxville connait en dans les pays anglophonne une carrière fulgurante au cinéma, jalonnée de succès qui l'ont propulsé mégastar , peut être l'un des visages les plus populaires auprès de la jeunesse anglosaxonne, Johnny Knoxville nous propose avec ce ringer de nous emmener faire un tour du coté de la comédie gratuitement méchante mais touchante, un ride au pays des handicapés mentaux qui va vous faire pleurer de rire et d'émotion.

En effet si l'on pouvait craindre le pire a la vue du pitch et du casting (les films de Johnny Knoxville sont quand même giga pourraves ) c'était sans compter sur les frères Farelly, maitres incontestés du politiquement incorrect (avec des films comme dumb and dumber, fous d'irène, strike ou encore mary a tout prix) recyclés depuis peu dans des comèdies certes toujours trashouilles mais beaucoup plus tendres (L'amour extra large avec un jack black déchainé, ou encore le brillantissime deux en un) , The ringer se situe indéniablement dans le second courant des deux frères , comédie tendre et touchante qui parvient avec beaucoup plus de subtilitée qu'il n'y parait a éviter brillament la vulgaritée ET le consensuel....
Un tour de force donc, lorsque l'on sait que l'unique sujet du film aurait pu faire monter au créneau tous les biens pensants qui hurlent au droit a la différence tout en la pointant du doigt, le secret de cette réussite? un scénario extremement habile qui sous ses airs de parcours initiatique classique (mais extrêmement bien ficelé ) révele un récit sensible mais incontestablement drôle.
En effet qu'on se le dise The Ringer regorge de gags bien méchants et cruels, de numéros d'acteurs hilarants (pour le coup johnny knoxville est sublime et Brian Cox est GRANDIOSE) et de répliques extraordinaires ("give mister steve a stavi goodbye" tonton kit pleure de rire).
Mais la plus grande qualitée de the ringer est de méler a ce sens du rythme comique une sensibilitée rare , en jouant sur le rapport d'identification du spectateur a ce groupe de sportif handicapés mentaux au sein duquel va s'introduire un intrus (Johnny "MOTHER FAKER!!"Knoxville), les frères Farelly et leur exécuteur (on pourrait parler ainsi de Barry Blaustein qui si il délivre une réal excellente n'en reste pas moins que la main des Farelly) vont provoquer un profond attachement a tous les personnages et s'évertuer a décrire avec une émotion souvent palpable une amitiée a priori impossible.
Un coup de maitre donc pour un film qui aurait pu choisir de jouer sur les quiproquos entrainé par les mensonges de son personnage principale, mais qui choisit adroitement de griller rapidement ce recours facile pour s'atteler a une comédie beaucoup plus sensible...

Du coup, on aura beau chipoter et se dire que the ringer est quand même loin d'être un monument de mise en scène (même si le tout est quand même tres pro) il n'en reste pas moins qu'il s'agit ici d'une oeuvre beaucoup plus subtile qu'on ne pouvait le penser, évitant avec brio un bon paquet de pièges et de facilitées dans lesquels son sujet même aurait pu le faire tomber , du coup on aurait tort de se priver de cette comédie a la fois drôle (c'est hilarant par moment) touchante mais surtout extremement intelligente

-Jonathan AKA Kitano Jackson-

Posté par cinecancre à 13:00 - COMEDIE - Commentaires [31] - Permalien [#]

mercredi 13 décembre 2006

TOUCHE PAS A LA FEMME BLANCHE !

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Un film de
Marco Ferreri

France – Italie ; 1974 ; 1h48

Scénario de Marco Ferreri ; Rafael Azcona

Sortie le 23 janvier 1974

Film interdit aux moins de 12 ans

Avec : Catherine Deneuve (Marie-Hélène de Boismonfrais)
Marcello Mastroianni (George A. Custer)
Michel Piccoli (Buffalo Bill)
Philippe Noiret (Général Terry)
Ugo Tognazzi (Mitch)
Alain Cuny (Sitting Bull)
Dary Cowl (Major Archibald)
Serge Reggiani (le fou)

Le général George Armstrong Custer, héros des campagnes indiennes, défile dans le décor dévasté du plateau Beaubourg. La cavalerie de l'armée fédérale s'arrête au feu rouge, les éclats des trompettes et de la fanfare se mêlent aux volées de cloches de l'église Saint-Eustache, tandis qu'à l'ombre des palissades, Sitting Bull fume paisiblement le calumet de la paix. Buffalo Bill fait son numéro dans un café-théâtre, Mademoiselle de Boismonfrais tombe amoureuse du général Custer, et le général Terry, pantouflard prudent, soigne ses migraines. La bataille de Little Big Horn revue et corrigée.

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Le 25 juin 1876. L’armée américaine sous le commandement du général George Armstrong Custer rassemble 647 hommes de la 7ème de cavalerie face aux ethnies cheyennes et sioux rassemblés par le chef chaman Sitting Bull. La bataille de Little Big Horn (Bighorn Yellowstone/ Montana) a été une véritable défaite pour l’armée américaine. Ce jour marque aussi la mort du général Custer de la cavalerie de l’US Army, héro militaire de la guerre de Sécession, tué par les indiens. En août 1873, envoyé dans le Dakota pour la protection d’une ligne de chemin de fer, il rencontre pour la première fois les sioux. Sa bataille contre le peuple indien ne fait que commencer. Fiasco des négociations de l’armée américaine pour l’achat des Black Hills (Dakota du Sud) situées sur le territoire sioux en septembre 1875, le général Custer décide alors de prendre d’assaut son ennemi tandis que plusieurs colonies convergent vers le peuple indien en l’espoir de garder leurs terres. La bataille du 25 juin 1876 fut un massacre total. Les guerriers du peuple indien sont sous les ordres du commanditaire Tashunca « Crazy Horse » Uitico. 263 forces en présence de la cavalerie américaine seront massacrées, marquant un terme aux agissements du général Custer envers le peuple sioux. Victoire indienne avec seulement 200 tués sur plus de 1500 hommes. Sitting Bull sera poursuivi de surcroît par l’armée américaine puis contraint de fuir au Canada. Accepté par les Etats-Unis vers 1881, il est acheté par William Frederic Cody allias Buffalo Bill pour son spectacle Wild West Show. Il meurt en 1890 sur ses terres dans le Dakota.

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Les Halles Centrales, plus communément appelées, Les Halles, ont une renommée internationale au niveau du commerce qui s’étend sur plusieurs étages et sous-sols, ainsi qu’à la station de métro la plus grande d’Europe : Le Châtelet. Les Halles occupent dix hectares des 4 premiers arrondissements de Paris. Décor mythique du livre d’Emile Zola : « le ventre de Paris », Les Halles font figure de point central à la capitale.
En 1969 commencent les travaux des Halles. Appelé "le trou des Halles", le lieu deviendra le décor de plusieurs films dont « Touche pas à la femme blanche » de Marco Ferreri en 1974 et « The Tenant » de Roman Polanski en 1976. Georges Pompidou, alors actuel président de la République française, décide de construire un centre culturel à Beaubourg. Par la suite, les projets de centres s’accentueront dans l’ensemble du pays pour concurrencer les parcs ou autres attractions américaines. En 1971 commence alors la démolition des premiers pavillons situés rue Baltard. En 3 ans, les pavillons Baltard de la viande seront un champ de ruines, les îlots Beaubourg et le sud des Halles seront détruits. Le forum et la station de RER prendront place dès 1975. Après la mort de Georges Pompidou survenue le 2 avril 1974, Valéry Giscard D’Estaing devient chef de l’état et décide l’abandon du centre commercial. Claude Vasconi en est l’architecte moderne. L’espagnol Ricardo Bofill est l’architecte de la partie aérienne des Halles. C’est le 7 décembre 1977 qu’on inaugure la station RER. Le forum est inauguré le 4 septembre 1979 avec la partie Lescot, situé au dessus de la station RER. Claude Vasconi remporte avec lui la victoire du projet final. En 1983, Jean Willerval, sous la direction de Jacques Chirac, inaugure les « parapluies ». Mais c’est un échec cuisant. Deux hôtels verront le jour ainsi que des bureaux de réforme et des logements. En 1985, le jardin public est aménagé et on ouvre la deuxième partie du forum, conçue par l’architecte Paul Chemetov.

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A la suite du succès partagé de « La Grande Bouffe », Marco Ferreri récidive une nouvelle fois en conservant son casting vedette. L’iconoclaste italien a réussi le pari de filmer la grande bataille (échec de l’armée américaine rappelons-le au passage) de Little Big Horn dans le fameux Trou des Halles du centre de Paris. Le film fit un fiasco total, critiqué de tous les bords et outragement assassiné par certains détracteurs qui n’avaient pas aimés « La Grande Bouffe ».
Pourtant, Marco Ferreri tourne avec une réelle passion et égratigne sans grande recherche l’armée américaine, portant au final toutes les éloges au peuple sioux. Philippe Noiret s’exprime à la fin : "des indiens dans la ville ! C’était pas prévu ça !" D'une drôlerie, il interprète le général Terry, toujours malade et fatigué.
Le massacre de Little Big Horn n’était peut-être pas prévu comme cela dans la vision des américains. Marcello Mastroianni incarne le général Custer, mort au champ de bataille alors que sa guerre devenait un véritable massacre aussi bien pour son peuple que pour son ennemi. Michel Piccoli est Buffalo Bill, égal à sa légende ; bête de scène mais pas de guerre. Ugo Tognazzi est Mitch et Catherine Deneuve porte les traits de la divine Marie-Hélène, la femme blanche contre les indiens qu’elle regarde se faire empailler par Archibald, incarné par Darry Cowl, plus tordu et malsain que jamais.
La reconstitution de la bataille est très violente, largement gore pour réserver « Touche pas à la femme blanche » à un public averti. Marco Ferreri aime la dérision. Il l’interprète brillamment en mettant en scène aussi bien le grotesque des situations (l’armée américaine prenant son café en plein Paris) que les horreurs de la guerre (des soldats pendus qui renvoient au triste sort des torturés). Même si Marco Ferreri se moque de la politique, de la guerre en offrant une vision anti-militariste à souhait et des réformes (le capitalisme est cité), il le fait avec un humour noir et une violence au fil du rasoir. Orchestré de la manière la plus subversive qui soit, la bataille est d’une atrocité rarement vue. Poussant au paroxysme les conditions de survie de chacun, surtout lorsque ceux-là se font abattre in extremis, « Touche pas à la femme blanche » est un film corrosif, une farce amère doublée d’une tristesse vulgairement appelée émotion. Toute la monomanie chère au réalisateur transalpin transpire dans chaque scène. On suit peut-être avec bonheur la préparation au terrain de l’armée américaine, tandis que les sioux ne semblent pas être impliqués dans cette guerre. La négociation des terres avec le général Custer est représentée par la démolition des îlots des Halles et de Beaubourg. Parodiant aussi bien le western que le film de guerre au souffle épique, c’est la petite musique de Philippe Sarde qui reste en mémoires. « Touche pas à la femme blanche » ne fit pas les éloges du public à sa sortie en 1974. Interdit aux moins de 18 ans, le film donna à Marco Ferreri l'opportunité de réaliser d’autre chose, plus proche de ses obsessions que de ses coups de tête éphémères. Il renie avec l’Italie et lance la carrière d’Ornella Muti.

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Et pour toujours en savoir plus :

Musique de Philippe Sarde

Produit par Jean Yanne & Jean-Pierre Rassam

Directeur de la photographie Etienne Becker


La cinémathèque du Shaman :
« Solo » de Jean-Pierre Mocky ; « Deux grandes gueules » de Sergio Corbucci ; « Uomini Duri » de Duccio Tessari ; « Les professionnels » de Richard Brooks


-LE SHAMAN-

Posté par cinecancre à 16:52 - COMEDIE - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 29 juin 2006

MEAN GIRL

Réalisé par Mark Waters en 2004 écrit par et avec Tina Fey

Lindsay Lohan, Rachel McAdams, Tim Meadows, Amy Poehler

EXTRAIT:

Non seulement également à la vue du titre français mais à la vue du casting (Lindsay Lohan, Rachel McAdams, devenue blonde pour l'occasion), on pourrait trouver qu'il y a de quoi avoir envie de se barrer en courant. Un teenage movie hyper formaté pour que les petites filles se ruent dans les salles voir leur idole pourrait-on penser, en somme. Mais vous vous en doutez, si j’écris un article sur Mean Girls aujourd’hui, c’est que c’est un film digne d’intérêt voire même tout simplement culte. Eh oui culte, c’est vous dire !

Cady Heron (Lindsay Lohan) a 16 ans. Et elle n’a jamais mis les pieds de sa vie dans un lycée. Ses parents zoologistes et elle ont passés toute leur vie jusque là en Afrique, et elle n’est donc jamais à l’école. Or, si elle pensait avoir découvert tout ce que les instincts primaires peuvent nous conduire à faire, elle n’aurait jamais imaginé que le monde du lycée puisse être une jungle encore plus dangereuse.

Rejetée comme on pouvait s’y attendre, elle va se nouer d’amitié avec Janis Ian (Lizzy Caplan) et son ami Damian (Daniel Franzese), qui est « tellement gay que c’est sa meilleure copine ». Sauf que, nous sommes au lycée, or les trois membres des plastiques s’intéressent de près à la nouvelle et veulent en faire l’une des leur, ce qui induit le culte de Regina George (Rachel McAdams), la dominante ayant le lycée à ses pieds, et de devenir une véritable petite pouf. Cady va donc se retrouvée en l’espace d’une journée au centre d’un complot dont elle n’est même pas en mesure d’estimer les enjeux, devenant une infiltrée au sein des plastiques et donc, une lolita malgré elle.

Partant d’un scénario qui, même s’ils nous projette au cœur de l’action dès les premières minutes du film, n’est pas forcément très original, je me sens obligé de signaler la grande qualité de son écriture. Que dis-je, l’immense qualité de son écriture ! Ecrit par Tina Fey (qui incarne également la prof de maths), le film brille par ses phrases qui font mouche, ces situations tellement réelles et probables, ces coups bas à tous les étage qui montrent à quel point les élèves sont sans aucune pitié les uns envers les autres… D’un bout à l’autre les situations sont crédibles et on ne peux que rire devant tant de vacheries et d’intérêts personnels à défendre, et c’est parfois presque un ton documentaire sur les relations sociales des ados qui est délibérément pris. C’est vrai, qui aurait jamais cru qu’un drame pouvait se jouer si la pouf la plus branchée de la classe s’habillait deux jours de suite de la même façon ?

Ne laissant rien passer, des stratégies de positionnement à la cafétéria soigneusement étudiées (on applaudit d’ailleurs la superbe scène présentant tous les groupes qui y sont réunis) aux attaques téléphoniques, en passant par le colportage de rumeurs aux falsifications de bulletins de votes pour l’élection de la présidente du conseil des élèves, Mark Waters nous offre un divertissement de qualité. Nous poussant toujours plus loin dans l’impitoyable monde qu’il dépeint avec humour, on découvre ou redécouvre toujours des situations aussi barrées que drôles. Jamais comme ça à ma connaissance, on avait réussit à faire ressortir la réalité des lycées, avec leur quasi système de castes et la cruauté sociale des élèves entre eux.

La rencontre entre Lindsay Lohan et Mark Waters avait précédemment eu lieu avec Freaky Friday mais ce film n’a plus rien à voir, on sent complètement que la Paramount à laissé la totale liberté à Mark Waters, alors qu’il avait été franchement mis à l’étroit lors de sa précédente collaboration, supervisée par Disney (du politiquement incorrect chez Disney, vous rêvez ou quoi ?). C’est une galerie de situations et de personnages acides et hauts en couleurs qui défilent à une vitesse incroyable. On notera une petite baisse de rythme sur la fin, quand le film bascule dans une phase dramatique un poil trop longue mais on la pardonnera volontiers. Faire un teenage movie intelligent et intéressant, bourré de scènes absolument géniales, qui fasse rire les adultes plus que les enfants, il fallait le faire.

Véritable succès en salles aux Etats-Unis, couvert de récompenses et de nominations, totalement passé inaperçu en France (et c’est vraiment dommage), Lolita Malgré Moi est une véritable satire du monde qu’il dévoile. Une interprétation géniale, une bande son géante, plein d’idées géniales à tous les niveaux… Bref, ruez vous sur le DVD, c’est un régal, croyez moi. D’autant plus que le commentaire proposé est très sympa, tout comme les scènes coupées le sont énormément également. Splendide !

-HARU-

Posté par cinecancre à 14:57 - COMEDIE - Commentaires [1] - Permalien [#]



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