vendredi 23 mars 2007
Y'A T'IL UN FRANCAIS DANS LA SALLE ?

Un film de Jean-Pierre Mocky
France – 1982 – 1h47
Scénario de Jean-Pierre Mocky & Frédéric Dard
Sortie le 28 avril 1982
Avec : Victor Lanoux (Horace Tumelat)
Marion Petersen (Noëlle Réglisson)
Jacqueline Maillan (Madame Fluck)
Michel Galabru (Victor Réglisson)
Dominique Lavanant (Ginette Alcazar)
Jacques Dufilho (Le maître chanteur)
Jean-François Stevenin (Paul Finley)
Jacques Dutronc (Eric Plante)
Andréa Ferréol (Georgette Réglisson)
Jean-Luc Bideau (Maurice Seruti)
François Cavanna (Malgençon)
Emmanuelle Riva (Adélaïde)
Film interdit aux moins de 12 ans
Chef d'un puissant parti politique : le « R.A.S. », le président Horace Tumelat, la cinquantaine, est au faîte de sa carrière politique lorsqu'il apprend le suicide de son vieil oncle Eusèbe, qui l'avait élevé. Or, ce dernier détenait un secret : il avait séquestré chez lui un homme qui faisait « chanter » Tumelat, en menaçant de révéler son passé de collabo. Tumelat reprend contact avec ce maître chanteur (toujours prisonnier dans la maison du vieil oncle), et apprend qu'Eusèbe a laissé une lettre avant de se donner la mort; mais cette lettre a disparue. Tumelat se rend alors chez la femme de ménage de son oncle, Mme Réglisson, qui n'a pas la lettre, mais qui a une charmante fille de 17 ans - Noëlle - dont Tumelat va immédiatement tomber amoureux, malgré la grande différence d'âge. Parallèlement, les deux inspecteurs de police Serruti et Finley enquêtent sur la mort d'Eusèbe, pensant que, vu la personnalité politique du neveu, il pourrait s'agir d'un meurtre.

S’il y a bien un film de Jean-Pierre Mocky qu’il ne faut pas rater en ce début d’années 80, c’est bien « Y’a-t-il un français dans la salle ? », comédie trash (qui donnera la recette au futur « Les Démons de Jesus » de Bernie Bonvoisin) et parodique (pastiche de l’affiche du film « Accusés, levez-vous » de Maurice Tourneur, réalisé en 1930), adaptation du roman éponyme de Frédéric Dard-San Antonio. Bien que son succès fut immédiat, la carrière du film s’annonçait encore trépidante à l’époque (fréquentation en province, rien sur Paris dans pourtant, une dizaine de salles). Jean-Pierre Mocky s’intéressa de plus près à l’œuvre qu’il venait de porter à l’écran et qui enchanta tout à coup un plus large public que celui qu’il s’était fait depuis une bonne quinzaine d’années. Il avait retrouvé la rage, la puissance verbale et l’humour corrosif de ses succès d’antan avec Bourvil et Fernandel. Au lieu de ces deux maîtres du rire patrimonial, le réalisateur met en scène l’immense Victor Lanoux dans ce qui reste aujourd’hui son meilleur rôle, le plus ambitieux à court terme, celui de ce président Horace Tumelat, crapule sans nom qui effraya tant de comédiens à qui le réalisateur présenta son scénario. Autour de lui, une pléiade de comédiens brillants dont les jeunes Dominique Lavanant (échappée des Bronzés, fort heureusement !) ou encore Jean-François Stevenin en flic barge qui viole Jacqueline Maillan, veuve et moucharde (scène horrible au 1er degré, tordante au 69ème degré), qui lui crame son chat dans le four mais qui se ramasse une paire de cisailles dans les reins. Un humour corrosif dont on ne ressort pas indemne tant la pression nous envahie avec la fin pour s’achever dans un foutoir encore dans la anales : la série de baffes dans la gueule de Dutronc, fouille-merde de photographe, pédé et jouant sur le chantage devant le pavillon en feu de l’oncle de Tumelat ! Culte.
Les personnages ont tous un pet au casque, sont tous hypocrites, méchants, cruels et rendent cette fable satirique non dénuée d’humour noir, encore plus décalée que son sujet peut laisser indifférent. « Y'a-t’il un français dans la salle ? » révèle bien de la cocasserie de Frédéric Dard et de l’amplitude infâme de Jean-Pierre Mocky. La condition humaine, les relations public, la sexualité sont les éléments clef de ce film mélangé à l’intrigue policière et à l’humour tournant vite à la dérision de ces personnages sans scrupule, bêtes et méchants. Jacques Dufilho réussit une composition de maître chanteur de haut vol, séquestré pendant 18 ans dans une salle de bain ! De sa voix musicale à son physique incroyablement laid, se dégage une puissance qui le classe parmi les plus insolites comédiens de sa génération. Il faut le voir dans tous les films où Mocky lui a offert un rôle, souvent à contre-emploi : le dérangeant « Chut ! » fait sûrement parti de ces oublis de filmographie à redécouvrir au plus vite, même s’il s’agit d’un Mocky mineur et pas très inspiré. Maintenant que le grand Jacques nous a quitté, il est assez difficile de retrouver un acteur de cette trempe, bien au-delà de son physique pour le moins ingrat.

Bref… « Y’a-t-il un français dans la salle ? » regorge de cette nostalgie fiévreuse de la première décennie de la carrière de Mocky, avec cet humour au vitriol qui se montre implacable. Croyez-moi, Jean-Pierre Mocky n’a pas seulement tourné bougon avec les années, il a aussi perdu un certain sens de la violence qu’il nous a habitué autrefois. Cette violence si présente dans ses films et qu’il ne parlait qu’en clin d’œil dans la seconde partie des années 80, préférant mettre tout son talent dans des parties de jambes en l’air ou le cul et les nichons étaient plus facilement en premier plan que ses comédiens (eux, tous impeccables), si découpés théoriquement du scénario original que la vraie star de films comme « les saisons du plaisir » ou « une nuit à l’assemblée nationale » était : la vulgarité. Dans « Y’a-t-il un français dans la salle ? », le ton est plus léger, le sexe, en régression face à la crudité de certaine scène préfère s’abstenir, se rapprochant plus du récit baroque de San Antonio que de l’obsession de Jean-Pierre Mocky pour la chair et les caricatures.
Ainsi, on peut distinguer une certaine sensibilité à fleur de peau : Horace Tumelat (Victor Lanoux ndlr) tombe littéralement amoureux d’une adolescente de 17 ans (ce qui lui vaut une cure de jouvence ainsi qu’un chemin de la rédemption et une autodestruction) ; fille d’un syndicaliste communiste interprété par Michel Galabru et de la femme de ménage de l’oncle de Tumelat, incarnée par la divine Andréa Ferréol. Cette même jeune fille de 17 ans qui périra dans l’incendie du pavillon de l’oncle défunt, ce à cause d’une extrême jalousie de la part du personnage de Dominique Lavanant, accroc à la libido de Lanoux, fantastique, ne l’ai-je pas déjà mentionné, dans la peau de ce président sérieux et désinvolte au cœur tendre mais qui aurait, dans un passé trouble, livré des juifs à la Gestapo. Ce qui lui vaut tout de même cette réputation de crapule ! Ce même oncle défunt qui parallèlement parachevait une bien belle vie remplie de vices et de mystères. Sa lettre écrite avant son suicide était destiné au président Tumelat pour un héritage : le fameux pavillon à garder en état ! Une vieille bicoque oui ! Le problème est que la lettre a disparue, ce qui implique pas mal de problèmes en commençant par le personnage de dingue interprété par Jean-François Stevenin qui croit au meurtre et qui harcèlera une pauvre veuve (Jacqueline Maillan), la voisine, pour qu’elle moucharde sur tout ce qu’elle voit par sa fenêtre… Donc, émotions, mensonges et adultère sont au rendez-vous de cette satire lugubre et noire, à l’interprétation parfaite, mélangeant fiction et grand guignol, policier et comédie de mœurs furieusement dramatique et critique en égratignant tous les bords de la classe politique : magouilles financières, corruption, délits sexuels, meurtres… Quelques élans chers à Mocky comme le surréalisme et la foucade de l’auteur original du roman et on obtient un exemple type de comédie populaire agressive et amère à la fois ! Son succès commercial vient certainement de là : de la prouesse faite par Jean-Pierre Mocky en adaptant un roman à succès très vite épuisé chez l’éditeur.

Au final : plus de trois millions d’entrées sur l’ensemble hexagonal, ce qui est impressionnant pour Mocky ! Son premier grand succès public depuis « Le témoin » en 1978, sa co-production italienne avec Alberto Sordi et Philippe Noiret.
La force de Mocky réside une fois de plus dans la laideur des décors (ici, la banlieue parisienne), le fourmillement intempestif de sa morale et l’indispensable vision pessimiste d’un monde gangrené, à l’aube de disparaître sous les flammes pour mieux laisser place à un nouveau climat, souvent abrupte et empreint d’une féroce cruauté de la part des humains : « A mort l’arbitre ! » : notre prochain rendez-vous.
Et pour toujours en savoir plus :
Adapté du roman éponyme de San Antonio (éditions Fleuve Noir – 1979)
Visa n°
Produit par Jean-Pierre Mocky ; Jacques Dorfmann
Directeur de la photographie : Michel Kelber
Musiques de Roger Loubet
CIC ; M Films ; Uranus Production France
Box-office France : 3 350 000 entrées
Cumul sur Paris en fin d’exclusivité : 236 798 entrées
Cumul (en semaines) : 19
Du fait de la collaboration avec Frédéric Dard (deux Sherlock Holmes devant un cul ; comme en témoigne le teaser original que tout le monde a vu !) le film connut un très gros succès public à sa sortie en salles. Avec « le miraculé », « Y’a-t-il un français dans la salle ? » demeure l’une des comédies populaires françaises les plus décalées de l’histoire du cinéma hexagonale et de l’œuvre de Jean-Pierre Mocky.
Première collaboration entre le cinéaste et la comédienne Jacqueline Maillan. Les deux comparses travailleront ensemble sur « les saisons du plaisir » (1987), « une nuit à l’assemblée nationale » (1988) et enfin « ville à vendre » (1991) avant la disparition de la comédienne le 12 mai 1992, deux mois après le grand Jean Poiret, aussi confrère et ami de Jean-Pierre Mocky.
Mocky avait en tête l’adaptation de la suite de « Y’a-t-il un français dans la salle ? », intitulée : « Les clefs du Pouvoir sont dans la boite à Gant » (éditions Fleuve Noir – 1981). Le cinéaste abandonna ce projet à la suite d’un différent avec Frédéric Dard. Les deux hommes collaboreront une seconde fois ensemble en 1994 avec « Le mari de Léon », toujours d’après une série noire de San Antonio.
-LE SHAMAN-
vendredi 8 décembre 2006
COUP DE TORCHON

Un film de Bertrand Tavernier
France ; 1981 ; 2h04
Adaptation, scénario & dialogues de Jean Aurenche & Bertrand Tavernier
Musique de Philippe Sarde
Sortie le 04 novembre 1981
Avec : Philippe Noiret (Lucien Cordier)
Isabelle Huppert (Rose)
Eddy Mitchell (Nono)
Jean-Pierre Marielle (Le Péron et son frère)
Stéphane Audran (Huguette Cordier)
Irène Skobline (Anne)
Guy Marchand (Chavasson)
Michel Beaune (Vanrderbrouk)
Gérard Hernandez (Leonelli)
Victor Garrivier (Mercaillou)
1938. En Afrique Occidentale Française. Lucien Cordier est l'unique représentant de l'ordre du petit village de Bourkassa Ourbangui. On lui reproche son inefficacité qui semble être l'effet de sa lâcheté. Une nuit, à la suite d'une visite à Chavasson militaire raciste, qui lui donne une leçon, Cordier tue Le Péron et son compère, les patrons du bordel. Avec une intelligence calculée et un cynisme insoupçonné, Cordier parvient à rejeter la responsabilité de son acte sur Chavasson. Mercaillou, le mari de Rose dont Cordier est l'amant, bat sévèrement le noir Vendredi sous les yeux de la nouvelle institutrice, Anne, dont Cordier est amoureux.

Chef d’œuvre à l’humour caustique et aux propos anti-colonialistes sous-jacents, « Coup de Torchon » marque d’une pierre blanche le cinéma français. Entre humour macabre, récit policier et étude meurtrière sur les méandres de la mémoire d’un homme, Bertrand Tavernier réussit un film coup de poing, dérangeant et cynique, illuminé par le talent de Philippe Noiret (1930-2006). Au premier degré, « Coup de Torchon » est une comédie énigmatique au souffle pamphlétaire (on rit énormément), sur la connerie humaine, la violence flicarde en milieu pauvre (ici, l’Afrique coloniale, juste avant le début de la Seconde Guerre Mondiale). Mais au second degré, le film se révèle être une machination diabolique, méchant et corrosif, bourré de non-sens où l’interprétation ambiguë de Philippe Noiret fait passer tel un frisson dans le dos sa folie meurtrière au paroxysme atteignant le grotesque. Le cinéma de Bertrand Tavernier est riche, hautement imprégné de cette « qualité française » qui fit les beaux jours du cinéma des années 50 et 60 (Melville, Pialat, Malle). « Coup de Torchon » prend son temps. La première partie se concentre surtout sur la galerie de personnages. Jean-Pierre Marielle et Gérard Hernandez sont des macs, patrons d’un bordel dans le village. La nuit, ils viennent shooter les cadavres encore chauds des nègres jetés à la mer, puis ils boivent en riant comme des porcs. Les propos racistes sur l’anti-colonialisation demeurent encore aujourd’hui virulents. Philippe Noiret incarne Lucien Cordier, un flic dominé par les siens (un flic ripoux interprété par Guy Marchand à la grande époque, une femme qui le traite de bon à rien, interprétée par Stéphane Audran, Nono, un simple d’esprit violent incarné par Eddy Mitchell) mais qui se transforme peu à peu en justicier pour combattre et déjouer la corruption et l’hypocrisie. Tout ceci en tuant les personnes qui nuisent à son entourage.
Inutile de rappeler que Philippe Noiret est magistral, toujours à l’aise dans son rôle de potache qui devient une véritable machine à tuer. Les dialogues de Jean Aurenche sont vifs et comptent parmi les plus beaux du cinéma français. La mise en scène très épurée de Bertrand Tavernier rend justice aussi bien à l’intrigue, l’empilage gratuit de séquences bien souvent drôles (Vanrderbrouk tombant dans la cuvette des chiottes) et le décor où l'action se déroule (magnifique soit dit en passant). La multitude de plans lors de la scène où Lucien abat Mercaillou (le mari violent d’Isabelle Huppert) domine une certaine psychologie vouée à l’échec du personnage de salaud interprété par Victor Garrivier. Lucien le tue de deux cartouches de chevrotine. La mort est précédée d’une réplique instinctive et poétique, murmurée par Philippe Noiret, d'un air psychopathe.
Si le ton léger donné au film peut choquer un certain public (les bourgeois encanaillés) par sa complexité hasardeuse et ses propos pour le moins odieux et racistes, Bertrand Tavernier réussit le pari de faire aimer Lucien Cordier au spectateur, une fois devenu criminel. Tant d’espoir et d’amour en même temps que d’amertume et d’effroi transcendent le personnage si humain soit-il, venu pour faire justice lui-même et ôter cette étiquette de bon à rien qu’il traîne derrière lui comme un fardeau. Il n’y a rien de monstrueux derrière les traits fortement aigus poussant à la caricature de Lucien, il y a juste l’espoir d’envoyer en enfer tous les salauds de la planète. Juste avant la guerre de 39-45, Lucien Cordier est une sorte d’icône à la déchéance, une sorte d’ombre, de justicier au regard aguichant. Le tout rend hommage aux films noirs américains des années 40.
Bertrand Tavernier pose déjà un œil observateur sur la condition humaine, l’illégalité et la justice, sujet premier de l’immense « Le Juge et l’assassin » réalisé en 1976. Mais bien avant « L.627 » et « L’appât », le cinéaste délecte avec une certaine jouissance, les histoires tordues, souvent anodines mais au final, bien plus implacables que leur simple linéarité d’écriture. A noter que la musique de Philippe Sarde est une réussite, proche de la composition hors pair et frissonnante des « Seins de Glace ».
« Fais gaffe à pas m’ombrager » ; « Tais-toi quand je t’interlocute » (Eddy Mitchell)
« A partir de quel moment on se gratte les couilles parce que ça nous gratte ou parce que ça nous fait plaisir ? » (Philippe Noiret)
« Y’a trois sortes de Français : les vrais Français, les Français de merde et la merde de Français » ; « Je jouis » ; « L'enculé, il est revenu ! » (Isabelle Huppert)
« 1275 âmes, c’est pas pareil que 1275 habitants. Dis-lui pourquoi j’ai raison à ce bon vieux Lucien, poil au chien.
- Ben, explique toi-même, t’es plus convaincant...
- 1275, c’est en comptant les nèg, et les nèg ils ont pas d’âmes...
- Bon là, j’dis pas que vous avez tort, mais j’dis pas que vous avez raison non plus : qu’est-ce qui vous fait dire que les nègres ils ont pas d’âmes ?
- Ben voilà : ils ont pas d’âme parce que c’est pas vraiment des gens.
- Ben...Si c’est pas des gens, qu’est-ce que c’est ?
- Ben c’est des nèg, rien que des nèg ! La preuve, quand on parle d’eux, on dit pas des gens, on dit des nèg !
- Et oh, attendez, qu’est-ce que vous dîtes de ça : un petit enfant blanc qui vient de perdre sa mère qu’est blanche aussi, ben y a personne d’autre qu’une négresse pour lui donner à téter, on peut dire qu’elle lui sauve la vie ? Bon ben il me semble que ça prouve !
- Ca prouve rien du tout ! Il aurait pu tout aussi bien téter une vache ! Et ça ne prouverait pas que les vaches ce soit des blancs !
- Moi j’ai eu des rapports avec des femmes de couleur que je n’ai jamais eu avec des femmes...
- Primo t’aurais pu. Deuxio, ça prouverait toujours pas que les vaches c’est des gens... Ca t’en bouche un coin, hein ?
- C’est vrai que t’as un raisonnement rudement bien mené... »

Et pour toujours en savoir plus :
D’après l’œuvre de Jim Thompson : « Pop 1280 »
Césars 81 :
11 nominations (dont meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleur acteur…)
Oscars 82 : nomination du meilleur film étranger.
Prix de l’Athénée de Guipuzcoano au Festival de San Sebastian
Prix du Public au Festival de Durban
La cinémathèque du Shaman :
« Que la fête commence » de Bertrand Tavernier ; « Un Taxi Mauve » de Yves Boisset ; « Mes chers Amis » de Mario Monicelli ; « La Vieille Fille » de Jean-Pierre Blanc ; « L’étoile du Nord » de Pierre-Granier Deferre
-LE SHAMAN-
















