ARTCANCRE:Le cinoche des cancres

on va causer un peu langage

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vendredi 2 novembre 2007

FRONTIERES de XAVIER GENS , LA REVOLUTION ET EN MARCHE

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(ci dessus Le grand Xavier sur le tournage de Fotografik)

(les deux videos ci dessus proviennet de la sublimissime emission operation frisson présentée par le genial yannick dahan, xavier gens y dévoile sa note d'intention et s'exprime sur le cinema de genre, la video contient deux parties, et a la fin vous aurez le privilege de voir un petit teaser.... enjoy)

Xavier Gens nait a dunquerque en 1975, passioné de cinema le bonhomme envisage le cinema de genre comme une experience viscerale que le spectateur doit vivre intensément. Ayant bossé avec ringo Lam et TSUI HARK (!!!)(et la d'un coup ça calme, le mec a quand même bossé avec l'un des meilleurs realisateurs de hong Kong et l'un des plus grand génies du cinema, et l'on aura beau dire que c'était sur double team n'empêche un Tsui Hark médiocre ça reste une tuerie au niveau de la mise en scène ne serait ce que parce que ce type aborde l'espace de manière si complexe que ses films aussi débiles soient ils en deviennent forcément bandants!!) fort de son experience avec des reals excellents (seul un imbécile n'apprendrait pas au contact de mecs de cette trempe) il se lance dans la realisation de son premier court metrage.

En 2000 le bonhomme s'attelle donc a l'écriture et a la realisation de BTK- Born to kast court métrage que votre humble serviteur n'a toujours pas vu (j'enrage!!!!! arrrghhhh). En 2004 il joue un role dans le d'ores et deja culte "le bon la brute et les zombie" court metrage de dix minutes reussissant le pari de reunir au casting rien moins que Dominque Pinon et LLoyd Kauffman(!!). Puis en 2005 il s'attelle a l'écriture de Au petit matin, court metrage fort sympathique et mis en scène avec brio, sous estimé mais indéniablement révelateur d'un immense talent de mise en scène.

La baffe survient en 2006, 27 mars pour être précis, votre humble serviteur se vautre lamentablement devant la télévision dans le but d'y appercevoir cette mini série qui fait tant parler d'elle j'ai nommé Sable noir, mini série qui fait parler car incursion risqué dans une vision d'un cinema que l'on croyait depuis longtemps oublié en France.(a l'exception de quelques resistants comme Eric Valette justement de la partie, plus personne en france ne se risque a faire du VRAI cinema de genre en france, sans se cacher dèrrière une vision hyppocrite et étriqué du cinéma dans son ensemble) les deux premiers épisodes passent, Eric Valette fait de son mieux et tient son pari jusqu'a la quasi fin (le twist est ridicule) doug headline se Vautre dans le ridicule le plus totale en tissant un récit lourdingue et surchargé de clin d'oeil assenée avec la grace d'une otarie bourrée a la bière, c'est donc avec un interet poli que je suis jusque la cette mini série, pas désagréable mais pas pour autant révolutionnaire.

Et la, le troisième épisode démarre, le générique commence, on sent que l'on va assister q une expérience autre, ce film c'est celui de Xavier Gens ça s'appelle Photografik et ça sent la perle rare. Rien ne dément par la suite, la mise en scène est sublime, la tension omniprésente, Gens dirige ses acteurs avec brio et fait preuve de virtuosité sans jamais perdre le fil de son histoire. Dévellopant des personnages a la psychologie complexe, surfant sans complexe sur le nauséeux , le malsain et le perturbant (la scène du bistro est tout simplement tétanisante) jouant sur les ruptures de rythme pour mieux choper son spectateur, Gens réalise une perle rare qui réussit le pari de faire preuve d'une violence inouie (et alors quand je dis inouie, je veux dire INOUIE!!) sans pourtant en montrer trop (télévision oblige), d'être poétique et terrifiant, emouvant mais choquant. Un film de passioné qui connait par coeur les codes du genre qu'il investit, les aime, les respecte et joue avec habilement et humblement.

UNE MEGA BAFFE!!

soufflé d'avoir vu l'un des meilleurs films fantastiques français des dix dernières années (voir plus mais au cas ou j'en oublierais je ne prèfère pas m'y risquer hé hé hé) en 25 minutes intenses et riches en émotion, votre serviteur se décide a écrire un mail a ce mystérieux Xavier Gens, il n'allait pas être dèçue.

Humilitée et passion, deux règles qui devraient régir le cinema, et qui sont caracteristiques de Gens car le lendemain matin dans ma boite mail, je recevais une réponse en bonne et due forme et ne me doutais pas un seul instant d'ou allais me conduire cette rencontre fortuite:

ATTENTION EXCLU:

Après un échange de mail, Xavier Gens finit par me parler du projet qui l'anime depuis quelques temps, a l'heure ou il me parle il est en plein tournage de son premier long metrage, un film mysterieux intitulé:

FRONTIERES

Armé d'une passion et d'une generosité a toute épreuve, le bonhomme m'envoie rien de moins que deux diaporama, DEUX DIAPIORAMAS!!!! autant vous le dire, si le doute persistait, il s'envole après vision de ceux ci, esthetique, traversé d'images immédiatement iconiques, reflettant une émotion puissante alors qu'il ne s'agit que de photos qui défilent, les images laissent presager d'une GROSSE BOMBE qui devrait révolutionner une bonne fois pour toutes ce putain de cinema de genre français sclerosé par les dinosaures de l'image et trainé dans la boue par les intellos de tout bords, me voila Perturbé et bouleversé par ce que je viens de voir (je vous dis pas la baffe, le shaman peut déja en témoigner), Xavier gens armé de son courage et de sa passion va foutre un bon gros coup de pied dans la fourmilllière aucun doutes la dessus, FRONTIERES risque de faire parler de lui et sent a plein nez l'ouevre viscerale, bien hardcore conçue par un mec bourré de talent et animé par une seule envie: FAIRE DU CINEMA PUTAIN!!!

Lui confiant mon bouleversement c'est avec febrilité que je lui demande la permission de vous faire partager ses premières images, et aujourd'hui rien que pour vous fidèles lecteurs voici les premières images  de FRONTIERES on remercie donc monsieur Xavier Gens (et l'on en profite egalement pour Remercier Laurent Tolleron, le producteur qui apres quelques deboires s'est averé veritablement sympathique, juste et droit, la confiance qu'il nous accorde a nous cancre n'a pas de prix et merite d'être saluée, voila) et on le salue bien bas, pour son humilitée (je peux vous dire qu'un mec qui répond a ses fans et leur envoie des trucs jusqu'ici j'en ai connu qu'un!! chapeau bas!!) plus encore que pour son travail ou son talent (et ce type mèle les deux) et l'on ouvre grand les mirettes pour apprècier a fond les superbes images que voila:

ATTENTION LES NOUVELLES IMAGES VIENNENT D'ARRIVER TOUT DROIT DE CARTEL PROD, ON REMERCIE ENCORE UNE FOIS XAVIER GENS, ET LAURENT TOLLERON POUR LEUR GENEROSITE ET LEUR DISPONIBILITE, ENJOY LES AMIS ( CA DECHIRE UN MAX!!!! QUAND VOUS ALLEZ VOIR LA TRONCHE HALLUCINEE DE SAMUEL LE BIHAN JE VOUS RACONTE PAS!!!!!!!!!!!!! AAARRRRRRRRRGGHHHHHHHHH!!!!)

Cliquez sur les images pour les aggrandir et les voir en taille réelle:

PHOTOS DE ISABELLE CHENE-DUBOIS (que l'on remercie egalement chaleureusement)

Alors que l'extrême droite arrive au second tour de l'élection présidentielle, un groupe de jeunes braqueurs débarque dans une auberge en pleine forêt. Celle-ci est située dans une ancienne friche minière et ses tenanciers sont particulièrement sordides

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Diaporama avec musique qui degomme: ici

-kitano jackson-

Référencé par Blogtrafic

Posté par cinecancre à 13:03 - EXCLUSIF - Commentaires [46] - Permalien [#]

samedi 27 janvier 2007

Salon du cinééééma.

Lancée innocemment par mon frère la phrase : «  Et si on allait au salon du cinéma ? »  nous y emmena donc dès le lendemain, mon frère donc, moi et un ami a lui.

Le 14 donc, nous arrivons Porte de Versailles, euh on s’est gouré de hall, là c’est le meeting de Sarkozy, bon une fois le hall 6 trouvé, l’expo peut commencer.

Parmi la foule (ya trop de monde !!!!!), un Uruk haï nain ! Et un mini Dark Maul ! Oui c’est donc le stand des figurines.

 

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On continue, un carrosse taille réelle se trouve devant nous, c’est « les secrets du tournage de Marie-Antoinette », c’est jouli tout ça, c’est kitsch aussi (bon c’est l’époque qui veut ça c’est vrai), On voit les scènes tournées avec des explications sur les costumes, les décors, il est difficile de suivre cependant vu le nombre de personne qui se tasse dans ce tout petit espace, on décide donc d’aller voir plus loin.

 

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« Oh regarde, elle est connue elle, elle a joué dans Ne le dis a personne » « Si tu le dis me répond mon frère ». Wé je l’affirme même, d’ailleurs après vérification c’est bien Marina Hands. On ne reste pas cependant vu que y a que moi qui sais qui elle est (la foule nous en persuade aussi).

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On décide de se la péter et d’être pris en photo avec Uma Thurman et…Scrat, oui j’avoue j’ai pas d’ambition mais j’assume. On peut imprimer ses photos sur une carte avec marqué : « salon du cinéma : j’y étais » mais on avait déjà abusé de notre quota connerie.

 

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On passe devant les story-boards de la pub SNCF, imprimés sur un immense panneau, le stand SNCF se trouve d’ailleurs juste a coté. Un ptit train avec une camera devant fait le tour d’un grand circuit. Au dessus, 2 panneaux. Un avec ce que film le ptit train et l’autre qui montre la pub SNCF. Bon le truc marrant c’est que des gens pouvaient être filmés et incrustés sur cette pub en réagissant aux événements. C’est assez drôle à voir, un petit garçon d’environ 9 ans s’éclatait comme un malade à éviter le dinosaure qui le poursuivait. Il y a aussi des figurines de la pub (vous savez ceux qui sont fait en gants mappa, en fin on dirait), et une scène représentant des passagers, marrante comme tout.

 

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On va ensuite voir le stand des effets spéciaux, des énormes machines entourent des gens concentrés, répondant volontiers aux questions des amateurs. Devant un fond vers, une table de ping-pong, a coté un gars incruste un décor futuriste (c’était pour montrer hein, sinon je vois pas trop l’intérêt). Sur un écran, une scène d’OSS 117, montre cette scène avant et après l’incrustation du nouveau décor, c’est impressionnant. Il y a également une figurine représentant Hellboy, et sa version sur ordi.

 

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Plus loin, un petit Gromit mesure une courgette géante, un film d’animation est diffusé sur un écran a coté, ce sont les mésaventures d’une chenille et c’est tout mignon et rigolo.

 

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Un grand rideau noir pend du plafond au sol en formant une sorte de début de spirale, nous entrons. Des coussins géants sont posés sur le sol, des gens y sont allongés, on murmure en regardant des films d’animations fait par des étudiants. On voit la fin des mésaventures  d’un petit cafard enfermé dans une boite de gâteau. Celui d’après était franchement génial, l’histoire toute simple était très émouvante et les graphismes étaient sublimes, un mélange de personnages dessinés et de personnage « photo », très beau. Le suivant est assez space, deux espèce d’inventeurs en pâte a modeler, fait grossièrement (même si on voit que c’est voulu), l’un a un truc jaune de kinder sur la tête, et leurs inventions s’affichent sur un écran, enfin je crois on a pas compris grand-chose à celui-ci en fait.

On sort, c’est l’heure des cascadeurs. Ils commencent à montrer des techniques de frappes, et nous montre que ça ne marche vraiment pas si on change l’angle de la caméra, malheureusement je n’en verrais pas plus, ma muséophobie m’ayant repris (n’est ce pas kit ?), je vais donc m’asseoir pour pas m’écrouler. Un fois la démonstration finie et ma « crise » passée, on continue notre tour.

Arggh, un monsieur a ma droite a le cou déchiqueté, c’est quoi cette horreur ! Olivier me fait gentiment remarquer que c’est du maquillage, oups, oui effectivement c’est plus probable. Mais alors, moi aussi je veux avoir une grosse plaie qui saigne, vite le stand maquillage !!! Je n’aurai droit qu’à voir une autre personne se faire maquiller, puisque avant moi il y a au minimum 5 personnes, merde, j’aurai voulu faire peur aux sarkozistes…

On se rattrape avec les zanimos, des vraies chouettes (hedwige !!!) et aigles côtoient des animaux empaillés (King Kong !!). On va d’ailleurs retrouver l’aigle dans le tournage de la pub SNCF (non je ne suis pas sponsorisée …), tout un décor ayant été installé, avec tout ce qui faut pour un tournage donc. L’aigle traverse le hall d’un gare, et … je sais pas… j’ai du aller m’asseoir, ça fait chier … Mais même les 2 gars avec moi, avec le monde qu’il y avait n’ont pas vu voir grand-chose, c’était vraiment un problème.

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Et voila, c’était fini, on verra pas Alain Chabat, on s’en va… au même moment que la fin du meeting…grosse erreur, même les beaufs prennent le métro quant ils sont en bande. Un mec se balade même avec un panneau « avenue Nicolas Sarkosy », moi je suis pour cette avenue s’il nous fait plus chier en politique…

Malgré cette fin douteuse, cette journée était bien sympatoche, on ira surement au prochain salon, le 2ème.

-Bo-Nobo-


Ps : en vrac :     P1140038     P1140041    P1140051 

Posté par cinecancre à 13:05 - EXCLUSIF - Commentaires [25] - Permalien [#]

jeudi 19 octobre 2006

LUFF 2006: Une aventure humaine foudroyante (premiere partie)

Mardi 10 octobre 2006 , Lausanne , il fait beau , votre humble serviteur prend calemement le chemin de l'office du tourisme apres s'être trompé de direction et avoir parcouru 2 km dans le mauvais sens , mauvaise idée quand on sait comment est construite la ville de lausanne , a savoir sur plusieurs collines (pour résumer ça monte tout le temps).
Apres avoir perdu plus d'une heure donc je trouve enfin l'office du tourisme qui precisons le se trouve juste a la sortie de la gare d'ou je venais (boulet!!) , la je demande donc la direction du casino de Montbenon ou va prendre place le festival du film underground de lausanne que l'on m'indique bien sur de maniere tres sympathique , et la surprise , ça monte encore !!!!

C'est donc extenué (j'avais pas fait autant de sport depuis au moins deux ans , vache sont chiés les suisses quand même)que j'arrive au fameux casino pour faire la rencontre de celui qui est l'instigateur de la manifestation et de ces illustres collaborateurs , le bien nommé Julien Bodivit , qui me fait part de son inquietude face aux manques de benevoles , pas de panique julien , tonton kitano arrive tel goldorak sur son cheval blanc (non ne cherchez pas a comprendre le sens de cette metaphore elle n'en a aucun) pour sauver le LUFF de la catastrohe nucléaire !!
Enfin disons qu'une fois que j'aurais fini d'en faire des caisses vous aurez juste compris que je me suis proposé pour donner un coup de main .
" Diantre me Dis je , (oui je dis souvent diantre) c'est les lecteurs du cinoche des cancres qui vont être déçus " , puis apres une intense reflexion d'au moins une seconde il m'apparut deux choses évidentes , primo , les lecteurs ça fait longtemps qu'ils en ont plus rien a foutre des conneries que je raconte , ensuite ce que j'aurais a leur raconter en rentrant serait encore bien plus passionant que la vision d'un simple festival.
EXPLICATIONS.

MERCREDI 11 OCTOBRE

Apres avoir passé la journée a poser de la moquette (on ne rit pas) tonton kitano passe l'ouverture du festival a jouer le barman au bar de l'accueil , grande idée que celle la (merci Barbara) car d'ici on peut voir tout le monde arriver , journalistes , artistes , public , et bien sur comme le LUFF s'illustre par sa grande propension a réunir les cinéphiles alcoliques , vous n'aurez jamais ici de meilleur ami que le barman.
Ainsi pendant que tout le monde se retrouve tout con devant la mini déception (a priori hein) Neighborhood watch (le film d'ouverture , imparfait mais quand même sympa a priori hein) je me retrouve a faire la connaissance de tous les artistes présents et a devenir le complice d'un nombre incalculable de personnes , discutant de choses et d'autres avec Pascal Goubereau (avec qui naitra une veritable amitié) alimentant une discussion cinéphilique passionée avec le génial Michael Toubassi (qui signera un des meilleurs films du festoche quand même)  faisant la rencontre de nombreux serial posteurs de ZONEBIS et de DEVILDEAD , écoutant la bouche ouverte l'ILLUSTRE John Duncan nous expliquer comment il a eu autrefois a travailler sur un son qu'il pensait extra terrestre , je suis de suite époustouflé par la magie qui s'opere en ces lieux , tout le monde ici joue la carte de la simplicitée , les gens de tous horizons se mélangent et échangent sur le cinéma , sur la vie , sur la musique , chaleureusement et simplement s'orchestre une véritable experience humaine dont l'issue ne pourra qu'être bouleversante.
Liberé du bar vers 2 heures du matin , je me rends alors aux concerts organisés a partir de 22 heures jusqu'a 4 heures du matin , et assiste béat a une déflagration accoustique surpuissante qui vous explose les oreilles et vous fait vibrer a l'interieur , au programme de cette INDUSTRIAL POETRY NIGHT , différents groupes toujours hallucinants pour les uns , ridicules pour les autres mais jusqu'auboutistes pour tous , se produisent donc sur scene des artistes aussi bariolés et variés que THEE MAJESTY (sa majesté Genesis-O-porridge l'androgine genitrice de la musique industrielle pop terroriste nous dit le programme), NEUE WELTUMFASSENDE RESISTANCE (peut être le groupe le plus bourrin qui existe , en gros ça tape en infrabasse ça gueule resistance toutes les trois secondes et j'avais pas entendu ça depuis THUNDERDOME) , LYDIA LUNCH et ANTOINE CHESSEX.
Une premiere soirée animée donc qui ne faisait qu'annoncer la suite encore plus puissante émotionellement.

           pascal   


(ci dessus Michael Toubassi , Pascal Goubereau  et Lydia Lunch )               

JEUDI 12 OCTOBRE

Réveil difficile , je suis logé de l'autre coté de la colline et doit donc me retaper la montée pour pouvoir arriver jusqu'au casino , trimballant partout mon DVD de WILLARD dans le but de le faire signer par Crispin " Mc Flyyyyyyyy" glover (special dedicace a cyril), qui vient présenter son film WHAT IS IT? dont on reparlera un peu plus tard , ici sous la tente une arrivée surprenante va pour moi devenir déterminante , puisque viennent d'arriver Timothy johnson , Jonathan Yudis , Mike Davis et la charmante et adorable Aurelie Sanchez , toute l'equipe du genial petit film PERVERT , avec qui votre humble serviteur va incroyablement sympathiser (des photos bientot) et faire la fiesta toute la semaine.

jagdish     pervert
(ci dessus le tres sympa jonathan Yudis et quelques actrices de son film pervert , coquinou le jonathan...)

Apres un repas comme toujours délicieux préparé par le cuistot officiel du LUFF le tres sympa Fabrizio , il est temps pour moi de voir un film un vrai !!


INDICBLE HORREUR

INDICIBLE HORREUR est une sceance speciale qui se compose d'un court et d'un moyen metrage , GOD'S LITTLE GIRL de Mitch Davis et THE CALL OF CTHULHU de Andrew Leman , le premier sorte de trip esthetisant voulu dérangeant laisse de marbre une bonne partie de la salle , c'est simple on ne voit tout simplmement pas a l'issu de la scéeance ou Davis a bien pu vouloir en venir , une énorme déception , rattrapé fort heureusement par la projection du Génialissime CALL OF CTHULHU d'apres une nouvelle de H.P lovecraft , une exeprience cinématopgraphique rare puisque Leman s'est amusé a faire un film années 20 , muet (avec les pancartes et tout ce qui va avec) tourné en DV et passé ensuite au procedé " myhtoscope " , c'est simple hormis quelques fausses notes (la construction en flaskback trop rare a l'époque pour sonner vrai) on croirait vraiment que le film a été tourné entre 1920 et 1930 , CALL OF CTHULHU fait donc preuve d'une audace siderante et s'impose , même si il ne fait pas peur une seconde , comme la meilleure adaptation de Lovecraft jamais vu sur un écran , un tour de force véritable qui force veritablement le repsect et gomme le léger manque de rythme du film (parce que bon les dialgoues en champ contre champ muets c'est lourd quand même au bout d'un moment).


Je sors alors de la salle le sourire aux levres quant tout a coup l'adorable Barbara (responsable des bénevoles ) me tombe dessus en me demandant de lui rendre un énorme service :
Un benevole s'est desisté et je dois le remplacer pour participer a l'animation OTAGES 06 orchestré par la compagnie theatrale ad-apte , le concept est simple mais brillant , pendant une periode de trois semaines des hommes cagoulés et mal intentionnés font passer des castings a des gens souhaitant jouer les otages pour le court metrage qui sera projetté avant le film de cloture du festival .
j'enfile donc cagoule , gants bottes et empoigne mon fusil a pompe , le charge façon terminator et kidnappe les gens dans les toilettes du theatre ARSENIC pour les emmener passer le casting dans un abri anti atomique.
Loin d'être si drole que ça , l'experience s'avere être perturbante , pour résumer il y a toujours un moment ou si le terroriste joue bien son role la personne qu'il regarde dans les yeux bascule , son cerveau bug et même si la victime sait que c'est une blague elle finit par ne plus tout a fait discerner fiction et réalitée , créant par la même un incroyable malaise interieur , difficile d'observer ce basculement que l'on provoque , les gens arrivent avec le sourire et repartent tremblants.
L'experience provoque en moi un questionnement interieur qui ira jusqu'a la remise en question de ce que je suis , concretement on a beau jouer les grands princes , comme tout le monde quand on a un pouvoir et une emprise sur quelqu'un , le flingo a la main , on finit par être une ordure répugnante.

Difficile alors de sortir de la pour se rendre a la salle de conert et assister a ce que les responsable ont intelligememnt nommé INFRA NOISE NIGHT , une nuit entierement consacré a la noise music et qui a bien retourné la tête de tout le monde , travail sur le larcene , les cris et les infrasons , les artsites présents ont fait vibrer (au sens propre comme au figuré) les murs de la salle et les gens qui s'y trouvaient.
De THE HATERS , cet homme et cette femme masqués qui amplifient les sons d'objets cassés , ssciés et autres joyeusetés a JOHN DUNCAN activiste connu et maintes fois poursuivie pour ses travaux (mais un type passionant et vraiment adorable) en passant par RANDY H.Y YAU et son travail syur les cris , les ondes et les amplifications la soirée s'avere veritablement bruyante mais incontestablement iconoclaste et PASSIONANTE , tout le monde en sort grandi et changé par ces vibrations que l'on ressent plus que l'on entend.

                  
(john Duncan)                     

Bien sur le festival du LUFF ne faisait que commencer et tout cela allait aller en s'ameliorant , mais ça vous le saurez au prochain épisode , et contrairement au film the evolved part one et son arnaque finale grandiose de nullitée , il y aura bel et bien une deuxieme partie !!!

TO BE CONTINUED... (la suite ICI)

-kitano jackson-

Posté par cinecancre à 19:13 - EXCLUSIF - Commentaires [22] - Permalien [#]

LUFF 2006 : une aventure humaine foudroyante (deuxieme partie)

ATTENTION IL EST NECESSAIRE D'AVOIR LU LA PREMIERE PARTIE POUR COMPRENDRE CET ARTICLE , SI CE N'EST PAS LE CAS CLIQUEZ ICI


(Le casino de montbenon)

VENDREDI 13 OCTOBRE

Réveil difficile encore une fois , il faut dire que quant on participe au LUFF one ne dort pas beaucoup la nuit , une journée chargée m'attend , j'ai promis a Michael Toubassi d'aller voir son film et également d'assister a la performance OTAGES 06.
Le temps pour moi d'arriver , de saluer tout le monde , manger un bout , boire un bon coup avec Pascal Goubereau toujours scotché a mario kart et c'es parti pour une journée qui s'annonce encore une fois hallucinante.
Direction L'arsenic toujours mon DVD de WILLARD a la main (suivez c'est important hein) ou je croise Michael Toubassi qui me fait un signe de la tête , j'entre dans la salle pour ce qui va être ma veritable premiere claque cinématographique du festival.


HIGH AND DRY

HIGH AND DRY retrace la naissance et la mort d'un mouvement musical parti de TUCSON arizona et baptisé facilement Desert Rock par la presse americaine , un nom que les artistes issus de ce mouvement refuseront jusqu'au bout.
Si il peut paraitre ennuyeux dans sa premiere partie , du fait que michael Toubassi prend une bonne heure a introduire chaque figure emblematique de cette époque et de son mouvement , le film prend tout son sens dans une seconde partie bouleversante de justesse.
Le travail impressionant de Toubassi qui a regroupé images d'archives et témoignages vibrants (plus de 80!!) force le respect , et met fin définitivement en ce qui me concerne a l'éternel débat qui oppose systematiquement documentaire et cinéma.
De cette maniere qu'a Toubassi de dresser des paralleles subtiles , nait une veritable emotion qui filerait presque la larme a l'oeil , un cinema vrai et passionant , profond et enivrant.

Un grand docu en forme de toile d'araignée que Toubassi déroule progressivement pour exposer de maniere simple et complexe a la fois tous les enjeux de son film , son seul défaut , les scènes musicales sont trop courtes.
Une discussion avec le maitre me permet de me rendre compte , d'abord que ce n'est pas le sujet , le cineaste ayant preferé se pencher sur les aspects humains de cette periode de l'histoire que sur son aspect purement musical , et ensuite qu'un second film venait de s'achever , entiermeent musical cette fois ci!!

Toubassi me remercie et me donne un badge representant un aigle sur une guitare , me dit au revoir , je me retrouve comme un con émue , la larme a l'oeil , je le regarde partir admiratif.


Je sors donc de la sur un nuage , mais je dois absolument enchainer , car aussi génial soit il le film du grand michael , il dure quand même deux bonnes heures , du coup je n'ai même pas le temps de me fumer une clope avant de me rendre a la performance OTAGES 06 , vous me direz je m'en fous je fume pas de toutes façons!!


OTAGES 06

Si vous êtes attentif et que vous lisez ce qui se dit sur ce blog vous devez être un tant soit peu au courant du principe de cette animation , sinon hé bien je me contenterai de vous dire que c'est pas beau de ne pas lire le blog et de cliquer ici.
Le principe est donc cette fois ci encore plus simple , puisqu'il s'agit du découlement logique de toute l'animation , le public de la salle est pris en otages par des Terroristes "laiques" qui refusent que le terrorisme soit réservé "aux fanatiques fous de dieux".
Une performance qui met un quasi terme a l'integralitée de l'animation en proposant cette fois ci de choisir six otages dans le public , de les emmener cagoulés jusqu'au casino de montbenon , la bas une surprise les attend puisque lorsqu'on leur enlevera leur cagoule , des camera de la télevision suisse romande seront la pour les accueillir.

sorte d'appotheose de l'experience , ce spectacle théatrale met un terme a un grand moment de drolerie et de subversion salutaire , on regrettera quelques facilités dans l'écriture et des comediens pas toujours trés convaincants mais on ne pourra que saluer cette initiative hilarante qui fera sourire les sales gosses , a l'objectif clair et avoué , cracher sur la télé réalité et "enlever un peu le balais que les gens ont dans le cul".

JOUISSIF.


Il est 20 heures , l'heure de se nourrir (sinon on meurt) , ce soir je suis assigné a la caisse , je zappe donc les courts metrages d'animations (parait il formidables) je zappe jonas mechas (parait il tres particulier) , et je me rends a l'accueil du casino pour rejoindre mes fonctions.
Soudain l'évidence me frappe , nous sommes vendredi soir , c'est soirée electro , va y avoir du peuple!!!!

Tonton kitano se retrouve donc a la caisse en train d'esquisser des sourires beau gosse (baptisé ainsi par mes soins ça consiste a esquisser un sourire en coin en regardant la jeune demoiselle , ou le jeune homme selon les orientations sexuelles de chacun ,droit dans les yeux ) aux clientes les plus charmantes (mention special a la charmante petite brune a qui j'ai fait mon numero de clown hé hé hé) et a remettre un peu en place un ou deux types un peu collants qui s'étaient pris pour des charles bronson suisses ("hé c'est quoi ce bordel y a pas de boissons fraiches?? c'est de la merde ce festival a la con " " mais vas y mais barre toi de la wesh!!").

2 h 00 du matin la caisse ferme enfin et je descend dans la salle de concert , la tendance musicale ce soir est beaucoup plus orienté djeun's que d'habitude , de ce fait la salle est pleine a craquer , l'ambiance est hallucinante , les fans d'electro semblent tous prendre leur pieds.
Ca hurle , ça danse dans tous les coins , les groupes mettent le feu dans le coeur des plus jeunes mais semblent ennuyer la majeur partie des anciens.

Au programme de cette soirée FELIX KUBIN ET PIA BURNETT , QUINTRON ET MISS PUSSYCAT , KISSOGRAM et EGOTRONIC , malgré l'annulation de SUPERALISA , la soirée est un succès indéniable , les gens sortent avec le sourire aux lèvres et l'envie de danser.
Pour ma part je rejoins mes potes jonathan Yudis et Thimothy Johnson qui me serrent dans leur bras pour me remercier de leur avoir indiqué ou manger une "good fondue".


(ci dessus le group kissogram)

5 heures du matin , le DJ visiblement défoncé ne veut plus s'arreter , mais il va bien falloir on est tous complétement crevé par la journée qui est derriere nous.
Les gens repartent donc dans la nuit , mais pour moi l'aventure continue , je me rends compte que mon colocataire temporaire est parti et que c'est lui qui a la clé... MERDE !! ça caille la mort dehors , je me décide donc a faire un peu le tour de Lausanne (bin oui même quand je fais le touriste je fais rien comme les autres) , je joue le galerien du coté de la gare , croise quelques personnes que je connais , je ne peux pas m'empecher de rire de la situation , ce qui a pour effet de faire marrer tous les suisses qui croise un petit français qui se marre tous seul dans la rue.
8 heures du matin une idée frappe mon cerveau (oui ça arrive) , et si le fameux colocataire m'avait laissé la clé quelque part dans le hall dans un élan de generositée?

8 heures 30 je me fous des baffes , la clé était soigneusement planqué dans le meuble a chaussure, je rentre en faisant attention de ne reveiller personne et je me pieute pensif.

SAMEDI 14 OCTOBRE

14 heures 30 , je me réveille , MERDE , je viens encore de rater NEIGHBORHOOD WATCH !!
je me lave en mangeant un brownie (bah oui on gagne du temps comme ça) je m'habille en me brossant les dents (bah oui j'avais mangé un brownie faut suivre un peu la) et me rends immédiatement au casino ou je rejoins pascal qui est entouré des autres membres du jury Stephane Noel et Phillipe Dijon de Monteton , je suprend une conversation que je ne devrais pas surprendre ce qui a pour effet de me mettre au courant du grand gagnant du festival un peu avant tout le monde , peu importe je ne dis rien !! chuuuuuuut.

le temps pour Pascal de faire une démonstration de Wario ware a tout le monde , il est 16 heures 30 et nous décidons de nous rendre a la projection de la scéance special SEXPERIMENTAL.
Montrant son accreditaion a la jeune bénevole responsable de l'entrée Pascal entre sans probleme , suivi directement par Laurent l'un des serial posteurs de Zonebis , puis vient mon tour .... sauf que je ne sais pas pourquoi , sans doute n'avais je pas la tête de l'emploi , la jeune conne ne me laisse pas entrer , pretextant que "si on laisse entrer les benevoles y a plus de places pour les gens tu vois" , je lui réponds gentillement que je comprends mais que si je me mets debout sur les escaliers ça ne gene personne et que je suis également venu pour faire un article et que pour ça je dois voir des films ,

-"oui mais je m'en fous quand je dis non c'est non"

RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH , c'est dans ces moments la que l'on sent la pression monter et qu'on a envie de devenir un Xmen , mais bon on se calme on se calme , ce soir Crispin Glover présente son film et puis tu vas.... Mais ? Mais ?? ou est ce que j'ai foutu de mon DVD???...... ..... ......... ............................................... ........................ Quel con!!!! je me le trimballe toute la semaine et le jour j je le laisse a la maison !!!
Déprimé je retourne sous la tente pour boire un thé glacé , et croise Julien Bodivit qui comme d'habitude avec la droiture qui le caracterise me regarde désolé et me dit :
_ " putain j'ai appris que tu t'étais fait refouler a l'entrée de sexperimental.... y a vraiment de l'injustice , écoute t'en fais pas va t'auras bien une occaz de les voir un de ces quatres !! ça me fait chier que tu puisses pas voir plus de films"

Julien a le don pour vous refiler la peche dans ces grands moments de solitudes.

20 heure 30 , je me prepare a rejoindre cyril , pascal et mes autres compagnons d'aventure pour la projection du film le plus attendu du festival WHAT IS IT ? de Crispin Glover , je jure que le premier benevole qui se met en travers de mon chemin sera le premier a passer le casting pour OTAGES 07.
Tout se passe bien , je rentre sans encombre , la salle est bondée , c'est le soir de la remise des prix , le grand prix long metrage est remis au film Threat de Matt Pizzolo que je n'ai pas encore vu , mais pour l'heure ce qui m'interesse le plus c'est le film de glover!!


WHAT IS IT?

Crispin Glover arrive sur scene , applaudi de tous , un alcolo notoire , a moins que ce ne soit cyril hurle " Mc Flyyyyyyyyyy".
Glover apparait Timide et reservé , il ne présente que peu son film , il veut en dire le moins possible (il faut savoir que le bonhomme ne projette le film qu'en sa présence , et embarque avec lui systematiquement deux fausses copies au cas ou on le volerait , parano mais touchant.) et on le comprend aussitot les lumieres éteintes.

D'emblée on entre dans un univers unique , cru et visceral , on sent que le Crispin n'est pas la pour rigoler , filmant sans arriere pensée des gens atteint du syndrome de Down , il plonge immédiatement le spectateur dans un univeres surrealiste qui fait irrémédiablement penser au eraserhead de David Lynch.

Ici les escargots parlent , et un semi dieu incarné par glover regne sur une espece pas encore humaine , lui même gouvernée par ... shilrey temple...
Révoltant , beau , poetique puissant , engagé , le film de glover est une déclaration d'amour a un certain cinéma , a l'aide d'image forte et crue , glover signe un récit qui pourrait paraitre décousu mais qui embarque indubitablement le spectateur.
Ainsi des scenes aussi crues que la scene du baiser ou de la masturbation apparaissent comme de vrais BELLES scenes poetiques et justes , car Glover filme sans arriere pensée , sans jugement , insere un nombre incalculable de symboles puissants et provoquants , le fait avec un humour a froid siderant...

UN CHEF D'OEUVRE !!!


Glover monte sur scene , une partie de la salle a deja quitté les lieux en prenant grand soins de faire savoir qu'elle n'aimait pas le film (connards va!!) , il demande de maniere maladroite si le public a des questions , bien sur qu'il en a des questions le public , vu la claque qu'il vient de se prendre il en a forcément des questions!!
Glover écoute les questions et y répond systematiquement a coté , comme si il avait juste envie de dire ce qu'il avit a dire et se contrefoutait du reste , une experience surrealiste qui va forcément avec le personnage.
Je l'aborde d'ailleurs avec une infinie délicatesse , mais il me regarde droit dans les yeux et me serre la main , je lui dis combien j'ai apprecié son film , combien j'aime ce qu'il fait en tant qu'acteur , il me remercie , je lui dis a quel point je suis con d'avoir oublié mon dvd de WILLARD , mais un jeune homme venu d'on sait trop ou surgit et lui demande un autographe sur une feuille , je profite de l'occaz et fait de même.... et putain JE L'AI EU MON AUTOGRAPHE DE CRISPIN GLOVER!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

je sors donc de la salle et me rends a la soirée concert comme a mon habitude , ce soir soirée hip hop !!! et le moins que l'on puisse dire c'est que les artistes qui passe ce soir ont de la gueule et vont mettre le feu!!
Dans l'ordre monteront sur la scene , KID 606 , DJ RUPTURE , SHADOW HUNTAZ , SENSATIONAL, KOUHEIKYXEN ET SPECTRE ou encore HIDDEN K.

L'ambiance est énorme , les shadow huntaz et leur dégaine si particuliere mettent une ambiance du tonnerre , tout le monde est conquis par leur groove qui dégomme et fait péter les décibelles.
Je croise Jonathan Yudis , Timothy Johnson Mike Davis et Aurelie Sanchez , qui improvisent une choregraphie hilarante , Jonathan m'interpelle et me demande de lui trouver du chocolat.... du chocolat??? bin oui les champignons hallucinogenes qu'il comtpe ingurgiter ont un gout de chiottes .. je lui trouve son chocolat et vous laisse imaginer la suite de la soirée.
Je suis officiellement nommé par timothy " the french pervert team mr Wolf , the one we call when shits needs to get done" ceux qui ont vu pulp fiction comprendront.

Les amitiés se nouent a une vitesse incroyable , Aurelie et mike partent demain et l'émotion est palpable , ils me serrent dans leur bras , me prommettent de m'envoyer de nombreuses photos.
je sors prendre l'air et tombe sur Matt Pizzolo avec qui nous avons une longue discussion sur le meurtre des escargots dans le film de crispin glover , il trouve ça répugnant , mais me promet d'en mettre dans son prochain film , je lui dis que je serais dans la salle demain, pour la derniere projo de son film.
La soirée se termine pour tout le monde mais pascal m'invite a boire un coup a la guest house ou il est logé , une discussion passionée sur le cinéma prend part en ces lieux , je ne serais pas couché avant 9 heures du mat.

DIMANCHE 15 OCTOBRE

Je me leve , le blues se fait déja sentir , Pascal , Mike et Aurelie sont déjas partis , Cyril, Laurent et Norman partent aujourd'hui...
Mais bon faut absolument que je chope Barbara pour qu'elle me libere et que je puisse voir des films , ce qu'elle fait bien sur avec la grande gentillesse qui la caracterise , je me rends donc au theatre de l'arsenic pour voir le film dont tout le monde parle....


THREAT

On ne va pas tergivereser des heures , THREAT est un grand film qui mérite amplement son prix , le jury a vu juste en primant cette histoire qui expose les rouages de la violence avec un brio soufflant pour un premier film.
Brillament écrit , le film peche certes par une certaine immaturitée mais enterre sans probleme les idioties de larry clark (que le réal avoue ne pas trop apprecier).

Faisant monter la pression crescendo jusqu'a une explosion de violence finale proprement hallucinante , le film bascule dans l'ultra violence la plus hardcore et assume son propos jusqu'au bout., rarement sur un écran aura été vue une description aussi brillante du chaos total , on ne sait ni par qui ni comment ni pourquoi les choses dégénerent jusqu'au bain de sang , ce qui a pour effet de plonger le spectateur dans un tourbillon de violence furieuse car incompréhensible.

Une petite discussion avec Matt Pizzolo et sa sublimissime actrice me permettent de constater qu'en plus d'être humble le jeune homme connait ses classiques et a la tête sur les épaules , vomissant sur larry clark , le traitant de pervers qui veut baiser des jeunes filles de 17 ans , criant son amour de kassovitz , Matt pizzolo a tout pour devenir un grand , ne lui manque plus qu'a affiner sa pilosophie encore jeune , mais on peut jurer en le voyant que ce jeune homme ira loin , on en reparlera.

 


je sors donc de la sceance tout emoustillé et soufflé d'avoir vu une jeune homme de 25 ans signer un film de cette teneur , je rentre a la tente histoire de boire un coup , et je croise barbara avec qui nous avions prévu d'aller voir the evolved part one le film sur qui tout le monde vomit allegrement...
nous nous rendons donc a la salle histoire d'être en capacité d'emettre un jugement sur ce fameux film....


THE EVOLVED PART ONE

Que dire?? si ce n'est qu'apres vision de la chose , the evolved part one represent exactement la limite de ce que je peux supporter en matiere de pantalonnade cinématographique , et pourtant a ce niveau mes limites sont larges!!
Prétendu gore et outrancier , le film n'est qu'une suite de gags pas droles , de scenes pas gores et de délires forcés qui ne feront marrer que ceux qui y ont participé.
Car soyons clair , si un foetus qui parle, une poupée gonflabe témoin capitale d'un vaste complot , un monstre marin et un pape nazi ont tout pour me foutre l'eau a la bouche , les réalisateurs n'exploitent jamais leurs nombreux concepts et se content de faire étalage de leurs blagues d'étudiants.....

Se terminant sur un veritable foutage de gueule hallucinant , the evolved part one n'a qu'une seule qualitée celle de pouvoir se targuer d'avoir poussé le foutage de gueule jusqu'au bout.


Je sors donc de la , perds Barbara dans la foule , je ne pourrai donc pas lui dire au revoir.
je rejoins Julien a la tente ou sont en train de boire un coup les desormais bien connus jonathan yudis et Thimothy johnson , c'est notre derniere soirée , on trinque , je les remercie de ses supers moments , julien semble tout ému que ce soit déja la fin.

Timothy et Jonathan reprennent le chemin de leur hotel , non sans m'offrir la B.O de leur film , c'est émue que je leur dis de m'écrire.

Le festival se termine c'est donc l'heure des au revoir , je ne pense pas tant a tout ce que j'ai loupé ( de jean jacques rousseau , aux films des actionnistes viennois en passant par les nombreux docus  , enfin un programme hallucinant) qu'a ce que j'ai vécu , une incroyable aventure humaine , une sorte de festival hors du monde ou tout le monde parle et échange , ainsi si cette article vous a paru ressembler a une parcelle de ma vie vous êtes dans l'erreur , il s'agit bel et bien d'un article sur le LUFF ou du moins sur ce qu'on y ressent , sur ce qu'on y vit , car au dela de sa programmation sublime le Lausanne underground film and music festival s'illustre avant tout par son immense propension a travailler avec de l'humain , a vous propulser dans un tourbillon de sentiments forts , qu'on ne s'y trompe pas le LUFF c'est de la magie.
je repars donc le lendemain le vague a l'âme , prends le train pour montbeliard avec dans la tête d'innombrables images immortelles , je pense a l'année prochaine.

Voici donc venu l'heure des remerciements: je remercie donc tout particulierement :  thierry et aurore qui m'ont permis de faire ce voyage , mes parents qui me supportent et c'est déja énorme , juilen bodivit qui a su insuffler de la magie dans son bébé (et je n'oublie pas sa femme et son adorable petite fille) , Barbara qui est une adorable crapule , Aline qui m'a compris en un coup d'oeil et c'est rare , Francis qui m'a aidé a jouer les terroristes , lilian avec qui j'ai posé la moquette deux jours durant , Phillipe qui m'a donné un toit , Pascal Goubereau qui m'a pris sous son immense aile , Tout l'équipe du film pervert pour leur gentillesse et leur generosité , Michael Toubassi pour sa disponibilitée , Matt Pizzolo et sa jolie actrice pour leur humilitée et pour THREAT , Toute la bande des bisseus (cyril , norman , Luc , Laurent) qui ont tenté de remedier a ma solitude ,  tous les organisateurs qui ont bossé dur et bien sur les lecteurs du cinoche des cancres!!

et comme on ne se refait pas je vais aussi faire une rubrique de non remerciements , donc :

je ne remercie pas tout particulierement :La grosse connasse de mes deux qui m'a refoulé a l'entrée de sexperimental , si tu lis ça mademoiselle je voulais te dire que tu n'es qu'une conne et que si ça avait été mon festival je t'aurais certainement mis un bon balayage....

Voila!!!

-kitano jackson-

(des photos bientot)

(ci dessous Cyril prend la pose avec Crispin glover)

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(ci dessus et de gauche a droite , Laurent , Cyril , l'innénarable Jean Jacques rousseau toujours encagoulé , Pascal et un jeune homme coupé en deux... sinon on ne se demande pas ce qu'il y avait dans les verres hein pascal...)

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mercredi 18 octobre 2006

Lausanne Underground Film Festival 2006

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ATTENTION chers cancres , le festival du film undergorund de Lausanne ouvrira ses portes du 11 au 15 octobre 2006 , Musique et films bien barges seront au rendez vous , un programmation eclectique qui je l'espere vous convaincra d'aller faire un tour du coté de Lausanne pour participer a ce festival de plus en plus important.
Courts , Longs , concerts ,  docus , films experimentaux etc... une immense fiesta autour de l'underground , qui ne manquera pas de faire parler d'elle , je vous encourage donc a aller faire un petit tour du coté du site officielle du LUFF , pour reserver , voir les programmes ou encore assouvir votre curiositée en cliquant  ici :
SITE OFFICIELLE DU LUFF

En atendant , Julien Bodivit , Papa et organisateur de ce festoche fort sympathique nous a fait l'honneur de nous accorder une interview bien complete , et representative de l'esprit de ce monsieur et de son bébé , a savoir genereux , barré et humble , une interview passionante sur les hauts et les bas d'une organisation dantesque , qui je l'espere vous plaira.

ENJOY !!


julien

(ci dessus , julien  Bodivit prend la pose pour  vous les cancres devant l'affiche de THE FLEW)

Peux tu te présenter pour les lecteurs du cinoche des cancres ?

je m'appelle Julien Bodivit , Comme une bonne partie des personnes qui fréquentent ton site - enfin, j'imagine, je suis un boulimique de films en tous genres avec une prédilection pour le cinéma de genre et les pelloches déglinguées. Et tout à commencé de manière très commune: gamin, ma mère m'interdisait de regarder des films d'horreur ou des trucs violents (même les James Bond!) ce qui fit jaillir en moi une insatiable fascination pour tous les films à caractère horrifique. Classique en fait. Puis de fil en aiguille j'ai élargi mon éventail d’intérêt pour aujourd’hui atteindre un spectre que je considère comme vaste quant à mes goûts cinématographiques. Je me suis mis à écrire un peu pour quelques fanzines comme Trash-Times ou Suspiria, et je suis cofondateur et directeur du Lausanne Underground Film & Music Festival. Occasionnellement, je participe également à la programmation d’un autre festival en Suisse qui s’appelle le 2300 Plan 9 – les étranges nuits du cinéma.

Peux tu nous expliquer ce qu'est le LUFF ?

Le LUFF, c'est un oasis culturel, une source revigorante de déflagrations alternatives!! Sans rire, LUFF, c'est pour Lausanne Underground Film & Music Festival, un festival qui regroupe cinéma et musique sur cinq jours et dont la programmation est définitivement orientée vers les créations en marge des circuits traditionnels. C'est une formidable plateforme d'échanges et de découvertes - aussi bien pour les spectateurs que pour les artistes, et bien sûr pour les organisateurs
.

Comment est né l'idée Du luff ?

Il y a une petite dizaine d'années, je me suis rendu à une projection de courts métrages sélectionnés au New York Underground Film Festival. Ca s'appelait Les Nuits Underground et ça se déroulait dans la petite ville de Vevey (où Chaplin termina sa vie, mais c'est purement anecdotique), dans une sorte de squat / galerie et des films sur VHS étaient projetés contre un drap blanc. J'ai tout de suite demandé à l'organisateur - un artiste hyperactif appelé Sigismond de Vajay - de me contacter au cas où il remettait ça. Plus tard, en 1997 ou 1998, il m'a lancé un coup de fil pour me demander de lui donner un coup de main pour une nouvelle édition un peu particulière puisqu'il avait invité Nick Zedd et que seuls les films de Zedd étaient projetés. Je suis venu tenir la caisse ou m'occuper de taches pas très enrichissantes mais indispensables. Ca me permettait de voir les films pour pas un rond et de me siffler quelques bières en prime. En 2000, il montait l'Underground Film Festival, toujours à Vevey mais dans un théâtre - on passait donc des 30 chaises des Nuits Underground à une salle d'au moins 200 places, et encore une fois je répondais à l'appel pour déchirer les billets à l'entrée de la salle. Ce qui était drôle, c'est que j'étais beaucoup plus intéressé par la programmation que les organisateurs du festival. Sigis était toujours à monter des expos à droite et à gauche et le festival n'était qu'une de ses activités. Moi je venais en tant qu'obsédé de cinéma. Et ravi de cette édition, j'ai manifesté mon enthousiasme pour l'édition à venir et c'est là que le boss m'a dit: "pour moi c'est fini, tu n'as qu'à le faire si tu veux." Et j'ai dit ok. J'ai été ainsi propulsé du statut d'ouvreur à celui de directeur en un instant! Du coup, on a déplacé le festival à Lausanne, la Cinémathèque suisse a gentiment accepté de nous héberger sur une durée de cinq jours et on s'est mis au boulot pour mettre sur pied la première édition en 2002. Plusieurs potes sont venus se joindre à l'aventure et le père Sigis est resté dans le bateau. Je pense que sans son expérience on se serait méchamment ramassé. Et cette année nous attaquons donc la 5ème édition! Et comme un festival de cinéma, quel qu’il soit, est toujours un peu triste quand vient la dernière projection, nous avons palier à cela en programmant des concerts jusqu’à 4h00 du mat. Du coup, on tient un festival où cinéma et musique se complètent dans un esprit constamment ancré dans la culture alternative.

Dans le climat actuel , penses tu que le LUFF puisse être vu comme un acte de résistance ? résistance envers une industrie qui oublie la création ?

Certaines personnes l'interprètent en tant que tel, très certainement, et on est peut-être motivé par cet aspect mais de manière totalement inconsciente. Je vois plus cela comme quelque chose qui tient de l'ordre du devoir civique ( rires ). Un festival comme le LUFF est unique en Suisse, et on ne trouve que très peu d'équivalent en Europe, c'est une formidable plate-forme d'échanges et de découvertes, le genre d'événements qui peut motiver des types plein de talent à aller jusqu'au bout de leurs idées avec le peu de moyens qu'ils ont à disposition, qui rappelle que la création n'est justement pas une question de moyens. Au final, ce n'est pas tant le festival en lui-même qui fait office de résistance, mais les films que l'on y projette et les artistes qui s'y produisent. Nous, nous fournissons l'infrastructure pour offrir ce que les circuits commerciaux ignorent purement et simplement.

Dans cette démarche de soutien artistique , penses tu en toute objectivité que le LUFF puisse être une plateforme de lancement pour des artistes qui refusent d'emprunter la voie dite académique ?

Je ne pense pas. En revanche, une sélection au festival - à n'importe quel festival -, est une formidable source de motivation pour l'équipe d'un film. Mais nous sommes trop petit pour que quelqu'un se fasse soudainement remarquer. Même si nous commençons à être bien vus sur le plan international. Mais en général, les personnes qui ont eut des films sélectionnés au LUFF en sont très contents, car ils considèrent la qualité de la programmation audacieuse, osée et qualitativement remarquable. Ce qui nous fait toujours beaucoup de bien à entendre.

Quelles difficultés rencontre-t-on lorsque l'on organise un tel événement ?

Les difficultés sont multiples. Elles sont principalement financières, ce qui n'est certainement pas une surprise. Projeter près de 80 films (courts compris) sur cinq jours, produire une vingtaine de concerts sur quatre soirs, accueillir une cinquantaine d'artistes du monde entier... Tout ça a un coût. Et les sponsors sont plus que frileux quand ils entendent parler de nous, ils ont peur de salir leur image - alors qu'ils ne connaissent rien à la programmation la plupart du temps. Ils ne sont pas courageux, il leur faut du prédigéré, du made in MTV ou Star Academy, du convenu, le genre de trucs susceptibles d'attirer un maximum de consommateurs, pas des gens intéressés par la créativité, l'audace et l'art en général.
L'autre difficulté majeure est le temps. Nous sommes une douzaine de bénévoles, pour la plupart on bosse à 100%, pour certains on a une famille, des gosses, etc... Et mettre le festival sur pied demande un investissement de temps considérable, c'est presque un job à plein temps - spécialement les trois mois qui précèdent le festival, et donc ça demande beaucoup de compréhension de la part de nos proches. Avec ça tu ajoutes les désagréments qu'engendrent les annonces concernant les films non sélectionnés, les bugs de dernières minutes, les deadlines intenables, certains distributeurs totalement à l'ouest, quelques artistes en orbite qu'il faut apprendre à gérer.... et les gueules de bois Je dresse peut-être un tableau légèrement effrayant, mais si une personne désirant monter un festival lit ces lignes, ça ne peut que la préparer! Le secret c'est de savoir s'entourer d'une bonne équipe de personnes désireuses d'aller jusqu'au bout. Au final, il est évident qu'on en ressort enrichi

Quels sont les critères de sélection d'un film ?

Pour le LUFF, le critère premier est avant tout le budget. L'appellation underground ne nous autorise pas à taper dans des films au financement confortable, cela va de soi. Je ne sais pas qu'elle est la limite à vrai dire. Mais pour te donner une idée, le film à plus gros budget que l'on a sélectionné en compétition doit être Journey into Bliss de Wenzel Storch. Wenzel s'est endetté jusqu'au cou pour décrocher les €300'000.- nécessaires à un tournage marathon. Hors compétition, nous nous permettons parfois de plus gros films, nous avons passé les films de Jodorowsky, accueillit Lloyd Kaufman et donc projeté certains films Troma dont Toxic Avenger qui, il me semble, avait coûté pas loin du million de dollars... Dans l'autre sens il n'y a évidemment pas de limite. On a projeté des longs métrages réalisés pour quelques milliers d'euros, comme Aquarium de Frédéric Grousset, et des courts dont le seul investissement fut une cassette MiniDV. Pour le reste, cela reste très subjectif. Il est clair que nous privilégions ce qui ne laisse pas indifférent, ce qui sort des sentiers battus, mais il faut aussi que le film possède des qualités autres, qu'elles soient esthétiques, narratives, ou scénaristiques... et plus c'est déglingué, mieux c'est! Personnellement j’adore l’esprit rock’n roll, j’aime quand ça fait du bruit à l’écran et je crois que les gens qui viennent chez nous cherchent parfois à être secoués. De toute manière, la programmation est assez large pour passer du grand huit filmique à la poésie intimiste – car il y en a aussi, heureusement, d’où l’intérêt de ne pas être seul à programmer

Que peux tu nous dire de la sélection de cette année ?

Question piège: difficile de ne pas tout citer, et je ne peux m'empêcher de lister gratuitement quelques films et artistes. Je suis en tout cas très content d'avoir mis sur pied un programme qui me trottait dans la tête depuis un moment, à savoir une sélection de films réalisés autour des actionnistes viennois: un groupuscule d'artistes performers qui sévissait à Vienne au début des années 1960 et dont les performances qui mettaient en avant le corps humain avaient provoqué le courroux des autorités. Certains actionnistes se sont exilés, d'autres ont séjourné en prison en raison du contenu subversif de leurs créations... toujours est-il que de nombreux films expérimentaux ont été réalisés autour de leurs actions: des films visuellement très forts, à l'imagerie parfois très violente, perturbante et très souvent sexuellement explicite. Ces films sont un témoignage unique d'un mouvement de résistance radicale à un gouvernement fasciste et forcément répressif. Aujourd'hui ils passent au MOMA, au Centre Pompidou et dans les plus grands centres d'art contemporain, mais il ne faut pas oublier qu'à l'origine il s'agissait d'oeuvres réprimandées, condamnées et qui valurent à certains de leurs auteurs de vivre dans le mépris, comme le réalisateur Kurt Kren – bien que défendu par certains artistes illustres comme Peter Kubelka ou Jonas Mekas, le père spirituel du cinéma underground – dont on passe également plusieurs films cette année.
Je ne vais pas passer en revue le reste de la programmation car elle est très dense, mais je ne peux m'empêcher de citer quelques titres comme The Evolved: Part One, une production britannique... Il s'agit sans doute là du film le plus vulgaire et odieux que je n'ai jamais vu, un véritable festival de politiquement incorrect qui m'a complètement scié. Je doute qu'il plaise à beaucoup de monde mais je m'en fous: ce film mérite d'être vu, qu'il soit aimé ou détesté, parce qu'on y trouve un foetus phosphorescent accro à l'héro, un Pape leader d'une chaîne de fast food et un monstre marin! Ses auteurs ont vraiment poussé le bouchon très loin. Il y a aussi Neighborhood Watch de Graeme Whifler - le réalisateur de vidéos du groupe The Residents et scénariste de Sonny Boy et Dr. Giggles. Son film est une véritable perle de comédie noire. Je citerai encore le documentaire Hot and Bothered, qui se penche sur le cas de la pornographie féministe, ou encore la venue de Peaches Christ, drag queen bissophile réalisateur des courts métrages hommages aux classiques du cinéma fantastique et remplis de travestis. Et pour la clôture, nous projetons What Is It?, le fameux film de Crispin Glover et son univers onirique cauchemardesque. Glover ne montre son film qu'en sa présence et ne fait circuler aucune copie d'aucune sorte. Du coup, il est impossible de voir son film dans d'autres conditions, ça rend les choses réellement excitantes!
Côté musique, notre programmation s'est mis à suivre une logique qui nous plaît en entammant les hostilités par des concerts de grandes figures de la scène underground. Cette année nous accueuillons Genesis P-Orridge et sa formation Thee Majesty. Genesis est l'inventeur de la musique industrielle avec son groupe Throbbing Gristle dans la première moitié des années 1970. Puis il y aura Lydia Lunch, grande prêtresse de la scène alternative new-yorkaise - ce qui me permet de glisser au passage que l'on projette le rarissime et étrange film Vortex dans lequel elle incarne une détective privée. A côté de cela on a quelques artistes plus récents, et carrément plus agressifs: The Haters, Randy Yau, Antoine Chessex.... que des trucs qui te décrassent les tympans à coups de décibels, la crème de la scène noise internationale..... Jusqu’aux meilleurs représentants de la scène hip-hop (Sensational, Spectre) et électro (Kid 606, Patric Catani).
Une chose est sûre, c'est que c'est riche, varié, mais toujours de qualité.

As tu un truc a dire a nos fidèles lecteurs ?

N'hésitez pas à prendre quelques jours de vacances pour venir au festival! Et si vous faites des films ou de la musique, faites nous signe, nous sommes constamment à la recherche de nouveaux talents !


Voila les amis c'est tout pour cette fois , on espere que vous irez nombreux soutenir cette initiative GENIALE , et si vous n'êtes toujours pas convaincu par cette interview , voici un lien vers un diaporama regroupant un peu tout ce qu'il sera possible de voir cette année au LUFF , on se tait on monte le son et on apprecie : DIAPORAMA (MUSIQUE : john Carpenter)

-kitano jackson-

Un grand merci a Julien pour sa disponibilitée sa generositée et sa passion communicative , longue vie au LUFF.

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Posté par cinecancre à 15:30 - EXCLUSIF - Commentaires [17] - Permalien [#]

mardi 4 juillet 2006

YANN DANH LE TUEUR DE GEANT

Voici pour vous fideles lecteurs, une interview passionante d'un realisateur de genre comme on aimerait en voir plus souvent en france, passioné, il se donne les moyen de concretiser son rêve, FAIRE DU CINEMA.

peux tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas?



Je m'appelle Yann Danh, je suis né le 30/10/1975 donc j'ai 30 ans et je suis scénariste, réalisateur

Comment en es tu arrivé a vouloir devenir realisateur?

On va faire la version courte? en fait plus jeune, j'ai tenté un peu tous les arts... mais j'étais pas tres bon ni en dessin, ni en musique.. Bref... puis vers 12 ans quand j'ai eu une caméra vidéo (VHS C) pour mon grand frere et moi et zouuuu j'ai commencé à filmer... mon premier film était une sorte d'EVIL DEAD tourné seul un soir de flippe (où je m'étais retrouve tout seul dans la maison où je vivais à l'ile de la Réunion) avec mon chien, Donc j'étais Acteur, réal, cadreur.... et mon chien jouait avec moi aussi, je faisais les bruitages pour les plans subjectif du monstre qui avance danses couloirs apres quoi j'ai continué de temps à autre à tourner des petits films... mais cest vers 16 ans au lycée que ca s'est précisé (je suis rentré en Section A3) et me suis dit : Voilaaa pour une fois cest pas de la merde ce que je fais! (rires) au passage je dois remercier mon Grand frere qui m'a tellement "trainé" le matin aux avants premieres de Starfix (mag désormais disparu) que j'ai eu le cerveau retourné a force.... (rires!) Donc il restait plus que deux options : Faire des films ou me faire enfermer!

starfix, legénedaire!! justement tu parles d'evil dead, quels sont les films et realisateurs qui t'ont le plus influencé dans ton travail? ceux qui ont eu un impact sur toi étant gamin?

LEONE, Sam RAimi, James Cameron... Puis par la suite y'en a eu pleins d'autres.. vu que je suis devenu un boulimique du ciné... J'ai découvert le cinéma Hong kongé... le cinéma italien (différentes période... Et bien sûr Bava, Argento...)D'un côté l'école m'amené une ouverture vers les "classiques" le Néo réalisme... et de l'autre je bouffais du genre... En moyenne je tournais à 3 films par jours... meme si je regardais pas le film, y'en avait toujours un qui tournait dans le Magnéto pendant que je faisais mes devoirs...

tu vas rire mais j'ai une theorie la dessus.... je pense que tous les cinephiles ACHARNES, les boulimiques, ont eu un choc cinematographique etant gamins, moi c'était batman!! c'est le cas pour toi?

TAXI DRIVER!! mais ca vient plus tard en fait EVIL DEAD est un choc puéril je dirai et TAXI DRIVER un Choc cinématographique plus "adulte" bon je te cache pas que j'arrêtais pas de prendre des chocs... (Rires!) John Woo en fut un aussi... Leone a chaque visions... J'en sortirai jamaiiiiiiiiiiis!

ha ha ha que des preuves de bon gouts en tout cas!! c'est quoi pour toi le cinema?

un miroir magique? (rires!)

ah!! ça c'est interessant!! tu peux expliquer?

bon ca va être le passage tres.... nébuleux de l'interview... Rires.. je m'excuse d'avance si je me perd! (rires!) Le ciné est un art (pas l'art ultime mais un art) et comme tout art, il renvoie une image de la vie... Tout film raconte quelque chose.. Le cinéma est une fenêtre, ou un miroir sur notre monde... sur ce que nous sommes... Un joli reflet... Qu'il y'ait quelque chose de merveilleux, de terrifiant dans un film, Peu importe car il permet de renvoyer la BEAUTEE de toute chose... je pense que tout film, aussi noir soit il, met en avant la Beauté de la vie.. ou dumoins la défend... Meme quand on montre l'horreur, les atrocités humaines.. la personne qui dénonce, le fait car elle CROIT en une Humanité meilleur, plus grande, Faire des films c'est regarder le monde dans lequel on vit ,c'est prendre position, mais à travers un prisme (en ce qui me concerne : LE GENRE) pour en parler... un peu à la manière des contes de fée finalement... qui parlent aux enfants du monde qui les attend : Des difficultés, de la perte, de la mort...

ha!! justement tu ne penses pas que certains egarements font perdre au cinema cette idée que tu en donnes, je pense notemment aux nombres incroyables de yesman qui pullulent (autant en france qu'aux usa quoiqu'on en dise)?

''Le souci étant... que le cinéma a été vendu aux gens depuis belle lurette comme un simple COCA+Pop Corn, cest un produit de consommation... mais tout film, meme le pire seagal raconte quelque chose (TRES con certe, abjecte meme des fois dans les idées) mais le mec raconte quelque chose... Apres les YES Man.... (silence) je suis partagé là dessus... Shumacher a fait des films vraiment pas bon... et d'autres que j'aime énormément... Tigerland, Phone Game... Meme l'expérience interdite.. Je crois qu'on verra plus de Réal inspiré le jour ou le public refusera qu'on le prenne pour un con. Le souci il suffit de voir les conneries qui marchent le plus au ciné ou en TV pour se rendre compte que malheureusement la bêtise gagne.. et donc c'est le nivellement par le bas... Apres il y'a des exceptions, des mecs de talents qui émergent et arrivent à faire du cinéma "intelligent"... Singer, Jackson, Aronofsky, Nolan... Heureusement! Mais le cynisme, l'ironie a gagné le public... et les gens qui FONT le cinéma. cest un souci idéologique à mon sens... et ca ressemble à notre époque. Je sais pas si je répond à ta question en fait? (Rires!)''

si si tu y réponds, et pis t'as cité jackson alors je vais être gentil pour la suite, mais justement, comment expliques tu cette quasi impossibilitée de faire du cinema de genre en france? alors que les americains y arrivent!!

Le truc c'est qu'il y'a plusieurs problemes avec la France: Tout d'abord le financement... Et une hypocrisie énorme.et le public! Et oui! Le financement est fait par les TV... Les TV nationales investissent dans des films qu'elles peuvent passer à 20H30 donc tu risques difficilement les voir financer ROBOCOP par exemple. Ensuite l'hypocrisie consiste à dire : Nous on fait de l'art, alors que l'on produit une masse de PRODUITS destiné à faire marrer et surtout en pas déranger. apres il y'a des exceptions attention!! Assassin(s) de Kassovitz que j'aime beaucoup a pu être fait... Car il y a eu la HAINE, que le film a cartonné.. et que les mecs ont meme par cherché à lire le scénar.. ils ont misé tout de suite sur le prochain KASSO... En quelque sorte ils ont "merdé" par rapport à leur point de vue... ils ont misé sans lire.. et là on a eu de la chance... Car le film aurait pu difficilement voir le jour sinon... Ensuite en France, commercialement, nos films s'exportent pas tres bien. Les Ricains eux touchent la planete, pas nous!! en France les plus gros cartons du Box office sont... DES COMEDIES, et les mecs preferent miser sur ca car Ca a fait ses preuves et ca coute pas tres cher, et ils restent persuadés qu'un film de Genre ne ramènera jamais autant qu'une bonne comédie, Pourtant dans notre histoire, on a eu des réal de Genre et on en a encore!!! mais combien de réussite commerciale pour des échec? bien sûr y'a de mauvais films dans le tas... Mais beaucoup des mauvais ont été piloté par des prod qui n'y comprennent pas grand chose... En gros si Maléfique est réussi c'est parce que Valette et Son équipe ,scénariste y compris, ce sont battu pour que le film ressemble à ce que l'on a vu, et qu'eux comprennent le genre, le respecte, Pour d'autres ce n'est qu'un truc idiot.... Alors que bon... Des comédies connes ca pullule! donc pour finir je dirai qu'il y'a d'un côté un manque culturel du genre.. une arogance vis à vis de celui ci... et un souci de "marché"... car notre cinéma est trop tourné sur lui même... Dailleurs à mon sens, l'avenir du cinéma de Genre se fera de deux facons : Avec soit la révolution technologique (La dv) qui va permettre à des petits films d'exister pour pas cher, ou alors il faudra se tourner vers la coprod avec l'étranger,ce que beaucoup font désormais.
''

Ce qui nous amene a ton cas, si tu nous parlais de ton film le clown? de sa naissance de son statut enfin du film quoi!!

''En 2000 j'avais écrit un premier long et quelques courts métrages... le premier long "le temps des héros", un film noir se déroulant dans un univers intemporel à la Sin city, je bossais sur un projet de court avec une Prod (qui fait de GROSSES comédie maintenant! et le prod avait bien aimé mon long mais le trouvait trop cher, Puis entre temps, mon frere qui est aussi comédien, avait une idée... celle d'un tueur qui voudrait devenir clown, Point. Là desssus je me suis lancé comme un défi :écrire un film FRANCAIS pas cher, une sorte de croisement entre TANDEM de patrice leconte (que j'aime bcp), l'épouvantail... et le film noir américain. un road movie pas trop cher en fait. puis j'ai présenté le scénar à quelques prod... mais rien pas de suite.... Entre temps je m'étais séparé de la prod en question car on ne s'entendait plus bcp sur mon projet de court... donc retour à la case départ. et le Clown s'est mis à prendre la poussière comme de nombreux projets que j'ai écrit depuis (mais que je ne désespère pas de ressortir du placard.) Et il y'a peu, au mois de Décembre, un assistant d'une prod (INJAM) qui s'occupe de mes courts métrage, m'a proposé de tourner une Bande annonce.''

Dans quel but?

''En fait, il retournait faire sa derniere année dans son école où il doit avoir un diplome de "prod"... et il devait présenter une Bande annonce... moi j'y ai vu l'opportunité de revisiter un film que j'ai aimé écrire.. et finalement le film m'a permis: Qu'un prod veuille lire le scénar, qu'un agent se propose de me représenter.. bref bien plus que ce que j'avais envisagé. Comme quoi avoir des choses à montrer peut être plus parlant que les scénar que les mecs ne lisent meme pas.''

t'as entendu parler du projet maniac2?

oui dans la presse, pourquoi?

parce que le pitch de ton film m'y fait legerement penser... serais tu le william lustig français?

je veux bien!! plus sérieusement je pense que ce film se rapprocherait plus d'un little odessa... en plus... musclé par moments dira t on.

hé hé hé coment abordes tu la mise en scène?

de deux facons...

il y a d'un côté les IDEES du scenar, les thèmes qui guideront certains de mes choix... Je me fais une liste dans ma tête de choix " de mise en scene" Caméra, couleur, mouvement de cam... et l'instinct. parfois je suis TRES conscient du Pourquoi je fais les choses... des fois c'est purement viscéral... Je pose ma caméra là où je sens que je dois la poser.

tu ne fais pas de story board?

Ca dépend. Mais oui ca m'arrive. Malgré que je pense que le storyboard est un tres bon moyen pour communiquer rapidement avec les autres. En meme temps, je ne reste pas Enfermé, prisonnié de ce dernier... Car j'ai remarqué que j'avais TENDANCE à figer les choses... Ce qui m'importe c'est de laisser entrer la vie... Donc que ce soit le Storyboard ou mon découpage... ok... mais je laisse la porte grande ouverte aux idées qui me traverseront sur place. Mais parfois, notament pour des FX, on a besoin de ce côté "milimétré" rigoureux, c'est juste un outil.
''

je vois, tu penses donc qu'une plus grande part de liberté amène a un film plus viscerale?

En ce qui ME concerne oui. Mais attention je pense qu'il faut savoir où on va, Encore une fois, je ne me vois pas débarquer sans découpage sur un plateau, je trouve ca Inconscient voir irresponsable. Le découpage ou le storyboard sont comme mon plan de route... je sais quelle autoroute je dois prendre pour arriver à bon port... mais si entre temps j'ai le temps pour bifurquer par une nationale, si je sens que ca sera plus intéressant, plus bénéfique pour le film, ok, alors je bifurque... mais au pire des cas, j'ai toujours mon itinéraire de départ... Je ne risque pas de me perdre.

comment expliques tu que ce soit au sein du cinema de genre que le cinema ait le plus avancé? je veux dre, comment expliques tu le paradoxe entre codes très rigides et inventions constantes (pour les plus grands)?

''A mon sens, et j'espère bien répondre à ta question, ce qui fait la force mais aussi la faiblesse du ciné de genre : Ce sont ses codes. ne pas les trascander, c'est risqué de ne faire que resservir la soupe... c'est pour ca que je dis qu'un film de genre qui n'est pas investit par une IDEE, une vraie intention, un vrai regard.. ca ne risque de ressembler qu'à un Ersatz. Aussi ca pousse constament je pense... Si on veut proposer quelque chose de neuf à transcender... mais en meme temps des exemples d'élèves appliqué on en a pleins. Et ca ne les rend pas plus mauvais... mais moins intéressant oui, C'est ca qui fait la force d'un SEVEN par exemple... déjà au niveau du scénar.. il utilise les code du buddy movie, du thriller, puis bifurque vers quelque chose... qui nous renvoit à nous même.''

justement, pense tu qu'un trop plein d'analyse nuise a un film? et toi même injecte tu consciemment des sous couches dans tes films?

Je pense qu'un film qui a plusieurs portes, plusieurs couche, sera un film qui tiendra peut être plus dans le temps... Les films de LEONE par exemple sont un bon exemple dans ce sens... Quand j'étais mome je ne voyais que le côté : Cow boy énigmatique qui se confrontent, se courent apres.... ca c'était la premiere couche... puis il y'a le reste, et en ce qui me conerne, en vieillissant, je me rend compte que les films de Leone dépassent le stade du simple Bang bang t'es mort! Ca parle de l'homme, de la société, du capitalisme, des atrocités de la guerre, de l'ambivalence, de la cupidité... ca me passait un peu au dessus à 10 ans. Mais à 20 puis à 30.. ca résonne autrement. Donc oui je pense qu'il faut se concentrer sur les différentes couches... tout dépend de ce qu'on veut au final. Mais oui c'est ce que j'aimerait arriver à faire. Par contre, il ne faut jamais oublier la premiere, celui du mome qu'on a été.

ne penses tu pas que tu viens de definir ce que devrait être le cinema populaire?

peut être. En tous les cas, c'est le cinéma que j'aime le plus.

revenons en a toi, quel serait ton projet revé en tant que cineaste? le projet que tu portres en toi et qui ne te lachera pas?

Arffff... me suis fait piqué l'idée!!!Je rêvais de faire V pour Vendetta. Mais je ne porte heureusement pas qu'un seul projet... y'en a beaucoup mais j'aimerai faire un grand film romantique et épique.. oui!!!!

pour v pour vendetta t'auras aucun mal a faire mieux,ce qui choque le plus lorsque l'on apperçoit tes oeuvres c'est le coté immediatement iconique des images,comment expliques tu ça?

ah? merci cest gentil... Je t'avouerait que je ne sais pas. Mais cette remarque me touche beaucoup.

je pense notemment aux images tres fortes de facteur humain comme cette main qui se saisit du viage d'un type a genoux.

Là c'est sûr que ca doit faire appel au fait que Je joue avec des icones presque "religieuses".. et le cinéma Fantastique.. voir certains mangas qui m'ont marqué... Un peu tout ca à la fois j'imagine... et c'est marrant que tu parles de ce plan car je me rappel m'être pris la tête avec mon chef op à l'époque car il ne croyait pas du tout à cette scène... jusqu'à ce qu'il l'a vu montée... encore une fois, probleme de Background, de références culturelles.

Et puis on sent une certaine influence dans le montage, on pense notemment beaucoup a fincher ou carpenter, revendique tu ces influences?

CARPENTER A FOND! Et fincher Bien sûr.. Deux Grands. Faut dire Carpenter m'a hanté TRES TRES Longtemps.. j'ai des périodes où je suis TRES amoureux de l'oeuvre d'un cinéaste... et j'ai eu une GROSSE Période Carpenter.. et quand je suis en galère... que pour des raisons de budget entre autre je dois faire des choix.. son cinéma m'a souvent sauvé.

parlant de carpenter, comment expliques tu le mepris de certains a l'egard du maitre?

tu parles des USA qui ne le reconnaissent pas comme un GRAND metteur en scene?

entre autre, car j'ai egalement l'impression qu'au sein des cercles de cinephiles du monde entier, bien que certains le considerent comme un genie, la majeur partie des gens le pensent un bon real sans plus, alors que ce type a inventé (avec romero et quelques autres) le cinema d'aujourd'hui!!

Je suis entièrement d'accord avec toi! Maintenant Carpenter a eu je pense un manque de pot niveau carriere incroyable... il suffit de regarder certains de ses films qui étaient précurseurs... cétait le premier à faire un hommage au ciné de Hong Kong (Jack Burton) mais à l'époque personne n'a rien compris, et le film s'est planté par contre... En Vidéo ca cartonne encore.

et the thing s'est chopé un razzy!!

J'allais justement y venir The Thing qui est un monument du Genre à mes yeux, encore une fois mauvais timing... Carpenter a fait ce film a un moment où les gens voulaient voir un gentil E.T ... D'ailleurs il se refera quelques années apres en signant : Starman, un joli film, plus romantique. je pense que c'est ce qui a toujours été dur pour Carpenter... Carpenter a un cinéma fondamentalement noir, et triste, mais de manière général c'est "rejeté" par la Masse, et il n'est pas le seul à le vivre. Carpenter sera à mon avis, et ca c'est triste, redécouvert... Plus tard. au panthéon des cinéastes qui ont Marqués le genre, l'ont Forgé même!
''

pour en revenir a toi, penses tu pouvoir te definir de la generation fan boy?

oui sans aucun doute.. la génération Vidéo club oui sans aucun doutes.

penses tu justement faire partie de cette nouvelle vague de jeunes mecs nourrisa la contre culture americaine et qui compte bien foutre un coup de pied dans la merde informe qu'est devenu le cinema français? une sorte de nouvelle nouvelle vague?

Je vais être honnête. il fut un temps, j'avais tres envie de mette un coup de pied.. j'avais l'espoir qu'ici tout était à faire.. Mais comme je le dis souvent désormais... je ne crois pas vraiment à un avenir ici... Car nous ne sommes pas un pays progessif et offensif... et pour ca il faut se tourner vers l'extérieur... Les USA par exemple. Donc je ne te cache pas que si je fais un long ici et qu'on me propose d'aller tourner là bas... je Signe tout de suite! Pour qu'un pays arrive à dire non à Gans alors qu'il avait fait un Succès avec Le PACTE des LOUPS.. et qu'ils arrivent apres 4 ans passés sur deux projets à le faire fuire... Y'a des questions à se poser, non? Perso je compte pas passer mon temps à me battre face à des gens qui se préocupent plus de savoir si les TV vont passés leurs films à 20H30! Perso je parle de CINEMA, Point. Francais, ricain, chinois, japonnais.. peu importe. CI NE MA !

on est d'accord!! si tu nous parlais de facteur humain?

Facteur Humain c'est un peu mon GROS projet à l'époque. et je l'ai fait via une société de prod que j'avais monté avec un autre réal. ASSAUT production. (et oui Carpenter était bien là!) Cet associé et moi on avait vécu pas mal de déboires... Projets avortés... Films annulé en dernière minutes.. bref ca faisait un moment qu'on avait du mal à TOURNER! Alors on a pris nos économies et hop hop hop... on a monté notre prod. on avait 2 films... le sien et le mien. Finalement seul Facteur Humain verra le jour. Facteur Humain cétait ça : Faire un film de Genre, utiliser les codes... et partir sur un probleme humain... bifurquer vers autre chose et ce que j'adorai c'est que le concept du film me permettait de "visiter" différents genre : Le polar, le drame, le film d'horreur même.. et pourtant à la base c'est un fait divers Sordide, et c'était ca le défi: utiliser un "petit" sujet... Le genre de choses qu'on lit tous les jours dans le journal et qui finit par glisser sur nous, par ne plus nous sensibiliser... car ca tient sur trois lignes... mois je voulais faire une expérience viscérale... et qu'on se pose la question. Le film a pas mal fait parler de lui : Un article dans Score, un autre dans SFX. j'étais assez content d'ailleurs. Apres niveau réactions... j'ai eu droit à tout et son contraire... Malgré ses défauts je suis tres fier de ce film mais j'ai bien compris apres que ce type de ciné allait me fermer les portes.. car cest TRES noir... mais j'y reviendrai. Malgré tout, la Bande annonce qui a été faite à la demande d'une Dir de Prod m'a permis de faire mon premier clip... Et même si l'expérience fut douloureuse, ce fut tres instructif. Je crois que le truc qui m'a le plus plu avec Facteur Humain c'est que parfois j'avais les échos des Discussions qui s'ensuivaient... et venant de tout type de personnes, de toute couche sociale... Mais surtout ca ne laisse pas insensible et ca cest déjà bien. Par contre, je me rappel d'un Rendez Vous avec un prod qui venait de produire un gros film de Genre (nid de guêpe) qui m'a dit à la fin de la projo de Facteur Humain que mon film l'avait dérangé. MAIS VRAIMENT Dérangééééééééééééééééé!!!! Je lui ai avoué que si mon film l'avait fait marrer, ca m'aurait posé un souci.. Mais qu'en même temps j'étais curieux car ok, y'a des trucs pas mal.. mais bon j'aurai voulu aller plus loin, je déteste le Mixage de Facteur Humain. et vraiment il s'en remettait pas.. et il n'aimait pas la fin... j'étais curieux, je voulais savoir pourquoi? Je voulais savoir ce qu'il pensait que j'aurai dû faire.. Blanc... silence... (ls étaient 2 prod dans la piece! et là il me dit... "je sais pas... mais ca m'a dérangééééé, mis mal à l'aise!!!!" Bref on s'est quitté gentillement... et je lui ai dit.. "moi je cherche le prod qui aurait produit Requiem for a dream !" Par la suite sur le DVD du film ... NID DE GUEPE,car cetait ca qu'il venait de produire, j'ai vu comment il était par rapport à la violence... j'ai vu comment il s'inquiétait... comment il parlait du PARRAIN... et là je me suis dit.. OK... cest pas moi le souci.. Mon frere m'a dit : Normal qu'il ait mal réagit.. t'as vu ce qu'il