lundi 4 février 2008
NIGHT OF THE LIVING DEAD

Realisé par GEORGE ROMERO en 1968
Avec Duane Jones, Judith O'Dea, Karl Hardman, Marylin Eastman, Keith Wayne, Judith Riley, Kyra Schon
Barbra va visiter la tombe de son père accompagnée de son frère. Elle est nerveuse et quand son frère voit un inconnu s'approcher, il se rappelle de ses peurs d'enfants et lui dit: THEY'RE COMING TO GET YOU BARBRA ! Effectivement, il ne se doute pas qu'il a autant raison, mais c'est bel et bien un mort vivant qui l'attaque. Barbra va se réfugier dans une maison en apparence abandonnée, où elle sera rejointe par un jeune homme noir, Ben, qui lui en racontera plus sur les hordes de tueurs fous. Par la radio et la télévision, avec cinq autres personnes qui s'étaient cachées dans le sous-sol, il vont subir l'assaut des morts vivants, tentant en vain de s'enfuir. Est-ce vraiment les retombées radioactives de la sonde revenue de Vénus qui a réveillée les morts ? Pourquoi ont-ils le goût de la chair humaine ?
Et George Romero réinventa le film de morts vivants. En effet, sous prétexte que le tournage d'un film d'horreur est toujours économique et plus souvent rentable qu'un film d'un autre genre, Romero et Russo scénarisent une toute nouvelle forme de zombie, loin des films de vaudou présentés depuis des années, que l'on pense à WHITE ZOMBIE. Si l'explication du phénomène est presque futile, c'est le sentiment de nihilisme pervasif, et l'horreur graphique qui frappe. Au moment ou le cinéma se décline majoritairement en couleurs, encore pour des raisons de budget, le réalisateur nous offre un noir et blanc tout en ombres, à la mise en scène efficace, presque chirurgicale proche des documentaires que l'équipe de Pittsburg a l'habitude de produire.
Il est aussi surprenant de voir que seul le jeune noir saura garder son sang froid et survivre aussi longtemps, là où les autres personages, plus symboliques de l'amérique conservatrice, sont soit empreint de lâcheté, de nervosité, de naîveté ou presque catatonique comme Barbra. Il sera intéresssant de noter le renversement de la force de caractère des personnages féminins ultérieurs dans l'oeuvre de Romero, une coincidence directe de la disparition du collaborateur John Ruisso au scénario ? L'emploi de musique "de librairie" tirée d'anciennes série B comme THE HIDEOUS SUN DEMON, également pour des raisons économiques, est faite avec justesse et renforcit le sentiment d'étrangeté, de cauchemard vivant, qui se dégage du film.
Pas surprenant que le réalisateur Dario Argento, adepte du cinéma horrifique onirique par excellence, se proposera pour produire la suite. Curieux tout de même, que dans cette suite, les vivant n'ont pas réussit à régler le cas des morts vivants. En effet, la fin de la NUIT DE MORTS VIVANTS laisse supposer que quelques hommes bien armées et sans remords peuvent facilementt éradiquer la menace. Il semble bien, comme le démontrera le début de DAWN OF THE DEAD, que les sentiments religieux et amoureux des vivants pour les morts, causeront leur perte.
Un chef d'oeuvre incontournable qui s'apprécie encore et encore.
-Mario AKA Blanc Citron-
lundi 8 octobre 2007
ROB ZOMBIE HALLOWEEN

Réalisé par Rob Zombie en 2007
>Avec Malcolm McDowell, Brad Douriff, Bill Moseley, Sid Haog, Sheri Moon Zombie, William Forsythe, Daeg Faerch, Danny Trejo, Leslie Easterbrook, Lew Temple, Ken Foree, Dee Wallace, Sybil Danning...
INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS
TRAILER
Apres Dawn of the dead et Massacre a la tronconneuse ( et pleins d'autres soit dit en passant) il etait impensable de la part des studios ricains de ne pas passer a la moulinette du remake le classique de john Carpenter, et si bien sur par bien des aspects les films de snyder et Nispel apparaissent comme des réussites relatives (tous deux de tres grandes series B mais qui echouent lamentablement a egaler leurs illustres modeles) Cet halloween nouvelle cuvee avait quelaue chose en plus, un petit truc excitant qui vous chope et vous redonne confiacne dans cette mode agacante qui consiste a refaire tout ce qui bouge... ce petit truc en question c'est ROB ZOMBIE.
En effet, ceux qui s'etaient déja ramasse une grosse claque sur les deux premiers films du bonhomme ne peuvent que ressentir un frisson d'euphorie a l'idee qu'un cineaste doué, iconoclaste et subversif s'emploie a donner tout son sens a la notion de remake...
Helas, mille Fois helas, si l'honnetetée de Rob Zombie n'est pas a remettre en cause, force est de constater que le film échoue lamentablement a tous les niveaux et finit par provoquer un ennui veritablement douloureux....
Divise en deux parties tres distinctes , le film de sieur Zombie se distingue malheureusement par son incoherence, la premiere partie se consacre a la genese de Michael Myers, son enfance, sa plongee dans la folie... a ce titre la premiere partie du film est absolument brillante, Zombie prend le risque de faire SON film et y injecte sa personnalitee au risque de perdre les fans de l'original en route, une demarche risquée et couillu, zombie prenant le contrepied total de John Carpenter en proposant une demystification TOTALE du personnage de Michael Myers, qu'il montre comme un gamin perturbé tromatisé par un beau pere alcolo et des camarades de classe sadiques.
Prenant une heure la ou Carpenter prenait 5 minutes Rob Zombie provoque une fascination indeniable et etonne par sa capacitee a s'approprier un univers détruit par plus de 9 suites toutes aussi nazes les unes que les autres, ROB ZOMBIE HALLOWEEN devient souus vos yeux une extension de l'univers tout a fait personnel du rockeur fou, un pur ride au pays des psychos dans la lignée de The Devil's rejects, décrivant avec une violence veritablement insoutenable et une subversion rare (faut voir michael myers gamin tuer froidement un de ses camarades de classe avec un bout de bois... la vache) la plongee aux enfers d'un gamin plus victime que bourreau...
Zombie Reussit a provoque l'empathie pour un personnage qui durant plus de trente ans a nourri l'imaginaire collectif par sa froideur et son inhumanitée... veritablement géniale, cette premiere partie reussit meme a faire oublier toute notion de remake, a ce stade nous sommes dans un univers totalement nouveau, certes d'inspiration Carpenterienne (et Rob Zombie ne cesse de lui rendre hommage) mais definitivement personnel et touchant (OUI OUI TOUCHANT)
Actuers au diapason (Mc Dowell est enorme et on se plait a voir et revoir tous les acteurs du casting de the devil's rejects faire une apparition) compréhension evidente de la mythologie d'halloween et mise en scene inventive font de cette premiere partie une promesse chef d'oeuvresque... helas la chute n'en sera que plus dur...
En effet, de maniere extremement soudaine Rob Zombie decide de lacher la bride et delivre une seconde partie aussi plate que convenue, qui ferait presque honte a Halloween 20 ans apres ou halloween resurrection...
Decrivant le calvaire de Laurie Strode (soeur de michael myers interpretée par Jamie lee curtis dans l'original et par une agacante petite petasse dans celui la) poursuivie par son grand frere cette deuxieme partie provoque l'ennui le plus total, Zombie cesse de suivre michael et opere un revirement qui plonge le film dans les abysses des regles les plus basiques du slasher bourrin, ados enervants, scenes de baisouilles a deux balles, tueur indestructibles....
Le grand rob s'emploie a ruiner LAMENTABLEMENT ce qu'il prend une heure a poser dans sa premiere partie, soudainement michael myers redevient ce tueur impersonnel et indestructible qui se cache dans l'ombre... pire encore, tonton Rob echoue a recréer toute forme de suspense et expedie tout cela en deux temps trois mouvement, ignorant totalement les regles du film qu'il decalque... comment ressentir une quelquonque peur pour des personnages que l'on ne connait pas? ou pire que l'on déteste... du coup le film n'est ni un film de rob zombie , ni un bon remake, ni meme une petite serie b jouissive, finalement la pelloche de Rob Zombie ne ressemble a rien, trop pretentieux ou pas assez jusqu'au boutiste? tout cela pose pas mal de question.. poix du studio ou panique de la part de rob zombie? toujours est il qu'Halloween apparait etre un film d'une incoherence surprenante qui sombre dans le ridicule le plus totale et risque de mechament vous faire bailler...
D u coup on se rematera avec plaisir House of 1000 corpses ou The Devil's rejects et on oubliera tres vite le dernier opus de Rob Zombie en esperant que tout cela n'est qu'un incident de parcours dans la carriere d'un cineaste qui jusqu'ici fit preuve d'un immense talent , un film indecis qui s'autodetruit au fur et a mesure de sa progression, triste...
-kitano jackson--

mardi 3 avril 2007
SUICIDE CLUB

Réalisé par Son Siono en 2002
Avec Ryo Ishibashi , Akaji Maro , Masatoshi Nagase , Saya Hagiwara , Hideo Sako, Takashi Nomura
Un beau matin dans la joie et la bonne humeur, 54 collégiennes décident joyeusement de se donner la mort en sautant sous les roues du métro qui arrivait alors en station...
Avec le temps, les suicides se multiplient de plus en plus sans que la police ne sache comment faire...
Bienvenue dans un pays dont nous sommes tous fans (y'en a un ici qui a la chance d'y vivre, tss... ) et où bien sûr nous aimerions tous aller. Un pays où l'on dénombre le plus fort taux de suicide a ce qu'il paraît (LRDE, tu me corriges si je me trompe), une réalité que l'on ne peut pas oublier de prendre en compte par les temps qui courent mais aussi encore l'un des grands tabous de nos sociétés.

Attention, ça va couper...
Suicide club est clairement un film gore mais le tout est filmé avec une énergie et une fraîcheur (et on a aussi un humour des plus grinçants il faut dire) qui font passer aisément la pilule. Amateurs de gore qui tache avec plus de 3 litres de sang qui giclent, deux grandes séquences vous attendent : un découpage de doigts et bien sûr la scène d'ouverture avec nos mignonnes collégiennes (que je vous met en vidéo --ou lien si ça marche pas-- à la fin )
Il faut aussi dire que le film est très mélancolique non seulement par la musique mais aussi les plans de policiers complètement largués par quelque chose qui les dépasse et nous dépasse aussi : A aucun moment le film ne donne de pistes sur le pourquoi du comment de ces suicides. Certes des indices (comme un bandeau enroulé fait de peaux humaines prélevées) sont mentionnés et l'on prend en compte le suicide comme mode de vie (le fait de prélever les morceaux de peaux comme d'autres se poseraient un tatouage) mais le film indique aussi que celà est clairement un choix que l'héroïne (voire le spectateur) peut décider de prendre ou pas (d'où la fin où elle ne le fait pas).

Ou plutôt si, on nous donne des pistes mais elles se révèlent toutes fausses (un signal radio ou une musique par téléphone d'un girls band ? Le grand gourou serait un ephebe blond qui se la pète ? Une secte d'enfants surdoués qui règneraient sur le japon et auraient tout compris de la vie ?) et l'on en arrive a plus apprécier le film par son style et son esthétique (assez fun...Voir une scène où des lycéens décident pour plaisanter de se suicider et son suivis par plein d'autres, comme des moutons !) d'un gore qui tache.
Initialement inspiré d'un manga (l'image postée) pas encore dans nos belles contrées (quoique...Sais pas faudrait vérifier), le film laisse content, voire vaguement ému. Un gore humain qui traite de l'adolescence comme de la communication dans une famille (le commissaire) et du sujet des suicides avec assez d'humilité tout en étant généreux ? Oui, on en a un ici messieurs dames.
Attention ne pas confondre avec une sympathique daube où joue Keanu Reeves qui n'a rien a voir avec ce film.
Voilà. Bon film !
-Nio-
samedi 20 janvier 2007
DEAD MEAT - CONTAGION CANNIBALE-

Ecrit et réalisé par Connor McMahon en 2004
Avec Marian Araujo , David Muyllaert , Eoin Whelan , David Ryan , Amy Redmond , Kathryn Toolan , Ned Dennehy ,
John O'Connor , Ivan McCullough
FILM INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS
Sur une petite route d'une région reculée d'Irlande, Martin et Hélena percutent violemment un promeneur.
Tout indique que le choc l'a tué, mais, soudain réveillé du sommeil éternel des morts, l'inconnu se jette sur eux. Comme enragé il mord Martin qui, peu après se trsnforme lui-même en créature avide de sang et de chair humaine.
Livrée a elle même dans une zone en quarantaine, Hélena découvre l'ampleur de la contagion cannibale.
Rejointe par d'autres survivants du carnage , un vagabond, une petite fille et un couple , elle avance en territoirer infesté de monstres qui n'ont d'humain que la vague apparence...
Précedé d'une rèputation élogieuse appuyée par une bande annonce appetissante et génereuse, Dead Meat nous est présenté comme le digne successeur de bad taste dont il s'inspire très largement, et avec qui il partage le gout du film bricolé avec les moyens du bord.
Premier film de l'Irlandais Connor McMahon (alors agé de 21 ans seulement), Dead meat se revendique de la comedie horrifico gore bourrée jusqu'a la gueule de zombies vicelards et de gonzesse en péril...
Pourtant, aussi alléchant soit son concept de base , et aussi excités que nous puissions être de découvrir un film de zombie Irlandais, Dead Meat a tout du bon gros pétard mouillé... explications.
Se revendiquant ouvertement le successeur du génialissime Bad Taste (et jouant la carte du réferentiel en citant ouvertement la nuit des morts vivant, 28 jours plus tard, et tous les grands classiques du film de zombie y compris les chefs d'oeuvre de Fulci) le film dévoile hélas ses limites assez vite, car si l'on est de prime abord soufflé par les qualitées visuelles d'un film (qui a été bricolé dans le garage a mamie), si l'on est étonné par la beautée de la photographie, force est de constater que Dead meat manque littéralement son objectif du fait qu'il se situe fondamentalement le cul entre deux chaises.
Partagé entre son désir de sombrer dans le film potache et son envie de livrer un hommage a Romero et sa Quadrilogie des morts vivants, le résultat est bancal, déséquilibré, car tandis que les scénes de terreur emportent et impressionent par leur relative maitrise (j'ai dit relative hein, mais y a quand même deux trois scènes qui sont vraiment bien torché, voir la scène de la vache cannibale dans la voiture) les moments comiques laissent de marbre tant ils fouettent le délire forcé et jamais inspiré....
Du coup on se retrouve vite blasé par ces personnages débiles plus énervants qu'autre choses et par les situations prévisibles que nous offre le film.
Et puis si il signe quelques plans sublimes (notemment ceux dans les champs avec l'herbe qui bouge soufflée par le vent) il faut quand même bien admettre que Mc Mahon les monte en dépit du bon sens et n'arrive jamais a donner une quelquonque intensitée a ses scènes d'attaque de zombie.
De la même manière on se sent particulièrement agacé par le trop pleins d'idées du film, avoir des idées c'est bien mais encore faut il les exploiter un minmum au risque de provoquer une profonde frustration pour le spectateur, ainsi le réalisateur n'exploite jamais l'idée pourtant bandante de la vache cannibale, ou encore laisse vite de coté la profonde solitude du personnage principale, joue la carte du huit clos pour l'abandonner en millieu de film .... et se disperse tellement qu'il conduit a un certain ennui.
Un veritable fourre tout qui plus est a aucun moment visceral ou outrancier.
Et puis on aura beau s'extasier devant les superbes effets gore dont béneficie le film, on regrettera un certain baclage dans le traitement des personnages, , puisque Mac mahon plonge tout droit dans les cliché bas de gamme et la vanne pas drôle assenée avec conviction (certes)par des acteurs tout pourris... qui surjouent systématiquement et en font des caisses pour brasser du vent.
Alors on se rattrape a ce qu'on peut, a un final nihiliste et vraiment surprenant, à une relative génerositée dans le gore a quelques scénes de trouille plutot inspirées, a des effets spéciaux plutot réussis (toute proportion gardée bien sur) ou encore à la cruautée avec laquelle Mac Mahon sacrifie ses personnages, c'est bien peu certes mais en l'état qu'on ne s'y trompe pas, Dead meat de par sa conception passionnée reste un film fondamentalement sympathique et recommandable qui pète bien plus haut que la majoritée des direct to vidéo que l'on peut trouver sur les rayons des vidéoclubs, simplement on se prend a rêver du chef d'oeuvre Bis auquel on aurait pu assister si le film avait été mieux structuré, plus cohérent et surtout moins brouillon.
Le syndrome Undead en somme.
-jonathan A.K.A Kitano Jackson-
vendredi 15 décembre 2006
SLITHER A.K.A HORRIBILIS

Ecrit et réalisé par James gunn en 2006
Avec Nathan Fillion , Elizabeth Banks , Gregg Henry , Michael Rooker , Don Thompson , Tania Saulnier.
FILM INTERDIT AUX MOINS DE 12 ANS
Grant Grant est l'un des citoyens les plus fortunés de la paisible bourgade de Wheelsy, Mais l'argent ne parvient pas a compenser l'indifférence totale de sa jeune et belle épouse, Starla, qu'il aime d'un amour sans retour.
Au cours d'une virée dans les bois , Grant et sa consolatrice d'un soir, Brenda, découvrent une masse gelatineuse a proximité d'un cratere d'origine extra terrestre. Soudain un puissant tentacule jaillit, innoculant a Grant un Germe mortel!
Starla constate bientot chez son mari les symptômes d'une insidieuse et troublante métamorphose.
TRAILER
James gunn est un type émminement sympathique, poulain de la firme TROMA, ayant écrit et co-réalisé l'excellent Troméo et Juliette et petit protegé de Lloyd Kauffman , il signe en 2002 le script du nullissime scooby doo avant de s'atteler a l'écriture du remake tres réussi du film culte de Georges Romero DAWN of THE DEAD (A.K.A zombie).
Non content de cumuler les casquettes de scènariste, producteur, et même acteur (puisqu'il fait plusieurs apparitions au sein des prods Troma ) il s'attelle en 2005 , apres avoir bidouillé a gauche a droite sur des productions télé et DVD, a sa premiere vraie réalisation cinéma: SLITHER , un hommage non dissimulé a tout un pan du cinoche des années 80 et dont la bande annonce très réussi laissait augurer un film vraiment craspec, fun et surtout délirant , c'est donc dire si l'on attendait la bête ici sur le cinoche des cancres, après vision de la chose, le verdict peut enfin tomber, que vaut vraiment Slither?

Dés la scène d'intro du film, on sait de source sur que l'on va passer un bon moment, Gunn filme l'arrivée d'une météorite sur la planète terre avec un humour qui fait tout de suite mouche et dépeint des personnages tous plus couillons les uns que les autres, un vrai voyage au pays des rednecks texans avec un regard plutot critique sur l'amerique profonde (les vannes sur les flingues et les chasseurs abondent), il plante personnages et décor de maniere rapide et efficace pour mieux se concentrer sur ce que l'on est tous venus voir: un film fun et gore bordel de merde!!
Ainsi au bout de dix minutes le décor est posé de façon magistrale, les personnages archetypaux au possibles sont tous la et james gunn entame tranquillement son voyage vers l'horreur, se réferrant sans cesse aux séries B qui ont fait notre bonheur de jeunes cons des années 80 comme le Blob ou encore Toxic avenger (au détour d'un plan on peut se rendre compte que Brenda est en train de regarder les aventures de ce pauvre con de Melvin a la téloche).
Merveille d'écriture le scénar de slither prend donc un malin plaisir a jouer sur tous les codes des genres que Gunn adore visiblement de maniere inconditionnel et dresse des personages haut en couleurs, toujours carricaturaux, souvent drôles le bonhomme parseme son films de répliques hilarantes ( " putain elle est gore la salope " ou encore " je suis né y a 1 millions d'années tu crois que tu peux jouer au con avec moi??" ) déclamées par des acteurs EXCELLENTS (mentions spéciales a l'excellentissime Gregg Henry et au génial Michael Rooker) assumant litteralement ses aspects les plus Z , se revendiquant ouvertement de gros bis qui tache, Slither a tout pour être un bon gros film culte, surtout que cerise sur le gateau le film prend un malin plaisir a foncer dans les situations les plus crapsecs et se roule litteralement dans le gore old school !! youhouuuuu
Seulement voila, Slither si il est indéniablement jouissif trouve vite sa limite, james gunn n'assume pas certains des éléments clés de son film, et délivre une mise en scène correct dans son ensemble mais néanmoins atrocement inégale, ainsi le film s'annonce comme un monument de subversion mais oublie en cours de route son message pour se consacrer a un pur divertissement certes de haute volée mais qui se situe en dessous des espoirs que laisse augurer la premiere partie, du coup aussi fun soit il on se prend a regretter que la métaphore évidente sur la societée americaine n'ait pas été poussée plus loin (volontairement?) puisque lorsque l'on y pense, Slither n'est ni plus ni moins que l'histoire du gros friqué de base qui se met litteralement a dévorer ses congénaires pour ne plus faire qu'un, un seul mode de pensée, une seule vision commune.
De la même maniere, James Gunn signe des scènes géniales (la scène de la baignoire a la fois flippante drole et sexy... d'ailleurs a ce titre les petits coquinous comme moi seront plutot content a la vision de tania Saulnier [la vraie bombasse du film] prenant un bain en se prélaçant sensuellement... bon hé ça suffit maintenant bande de cochons va!!) qui contrastent avec des scènes nettement plus baclées et un nombre d'idées incroyables jamais exploitées (le cerf zombie, le vomie des zombies, l'extra terrestre amoureux etc etc..).
Du coup on se prend a rêver au chef d'oeuvre bis que l'on vient de manquer et on ressent une legere déception a la vision du metrage dans son ensemble, une impression désagréable qui s'estompe néanmoins devant la générositée évidente de Gunn, qui donne allegrement de tout ce qu'on aime et le fait avec amour.


je sais pas vous mais moi y a des films comme ça qui me font plaisir!! ça donne même envie de prendre un bain.. hum hum
Que l'on se rassure donc, en l'état Slither est surement l'un des films les plus funs vu sur un écran de cinéma cette année, un hommage gorissime et drole a un cinéma que l'on affectionne tout particulierement.
Un bon gros délire forcément recommandable, qui vous déridera a coups sur, le genre de films finalement dont on retient les qualitées (nombreuses) plus que les défauts, une oeuvre fondamentalement sympathique, un pur midnight movie old school qui fera plaisir a tous ceux qui comme moi, aime les extra terreestres obsedés sexuels, les limaces de l'espace, les zombies qui vomissent et les cannibals et regrettent le mauvais gout representatif de nos splendides années 80.
On attend la suite mister Gunn!!
-jonathan A.KA. kitano jackson-

mercredi 13 décembre 2006
REEKER

Ecrit et réalisé par Dave Payne en 2005
Devon Gummersall , Derek Richardson , Tina Illman , Scott Whyte , Arielle Kebbel , Michael Ironside , Eric Mabius
En route pour une rave party, un groupe d'étudiants américains est contraint de s'arrêter dans une ville déserte en bordure de l'autoroute.
Ils sont vite dérangés par une puanteur abominable en même temps que surviennent d'étranges apparitions de corps atrocement mutilés.
Avec pour seul guide un étudiant aveugle ils vont tenter de survivre jusqu'au lever du soleil.
Ancien de l'écurie Roger Corman Dave Payne décide en 2005 de nous livrer un slasher nouvelle géneration avec tout ce qu'il faut dedans pour convaincre, un bonhomme avec une cape qui démastique des djeuns a la perceuse, des bimbos toutes plastifiées qui se trémoussent (et accessoirement ne savent pas jouer la comèdie) et un bon gros twist perrimé.
en effet, autant y aller franco, Reeker si il est precèdée d'une réputation élogieuse dû principalement a son twist que certains ont cru bon de qualifier de monstrueux , est une bouse intergalactique filmée avec les pieds, pas fun une minute et surtout horripilante de prétention mal placé.
En effet, si on peut toujours ressentir un plaisir déviant a voir de gros viandeux mongolos a masque de hockey découper des ados boutonneux en morceaux , si l'on est en droit de se marrer comme des tordus défoncés a chaque apparition de nos tueurs masqués favoris (qui depuis longtemps ne font plus peur) impossible de ne pas tomber dans les bras de morphée devant la purge prétentieuse de Dave Payne, le bonhomme ne pouvant s'empecher de regarder le genre qu'il investit de haut tout en pillant litteralement tout le cinéma d'horreur récent ou moins récent (Identity a droit a son plagiat, ainsi que tous les films de fantomes de ces 10 dernieres années, Peter Jackson et son frighteners sont dévalisés également au passage... etc).
Le résultat de cette démarche paradoxale mais surtout émminemment commerciale est un film qui tente de jouer avec les codes sans en comrpendre une seule seconde les enjeux, appuyant sur un cynisme qu'on pensant depuis longtemps révolu et un humour bas du front qui ferait honte a Frankc dubosc et sa clique de bras cassés (le gars vient de perdre un bras et ne trouve rien de mieux a dire que "putain je pourrai plus me branler" rah la la...) , reeker ne trouve grace qu'en de rares moments dispersés a gauche a droite comme une scène de meurtre dans les chiottes qui si elle ne se termine pas dans une gerbe de sang fait preuve d'une certaine efficacitée ou encore la premiere apparition du tueur plutot bien sentie.
Bien sur certains ont trouvé cela suffisant pour crier au chef d'oeuvre, sans doute aveuglés par les purges récentes de sir craven (pourquoi récentes d'ailleurs ce type s'est évertué a tuer tous les genres qu'il a investi), mais si le raccolage hardcore est compréhensible , si le jeu des acteurs approximatif peut être pardonnable en raison du budget extremement limité avec lequel Payne (douleur en anglias.... tu m'étonnes!!!) a du tourner son film, impossible de passer outre la mise en scène complètement dislexique du tacheron Dave Payne.
En effet , non seulement reeker se permet d'être l'un des slasher les plus prétentieux vus sur un écran depuis au moins 20 ans, mais en plus il n'a pas une minute les moyens de ses prétentions, il faut se rendre a l'évidence, dés les premieres minutes on se fait méchament chier devant cet espece de trip qui fonce dans le slasher tout en le méprisant de maniere radicale, la faute a une réalisation complètement a coté de la plaque, Payne fait preuve d'une négligence affligeante , torchant ses scènes a la va vite, tentant maladroitement d'installer un suspense qui ne fonctionne jamais en raison du caractere prévisible des situations, il se laisse tenter tantor par une approche clipesque ringarde et innaproprié, tantot par une approche molassone et cheap... le résultat déséquilibré au possible en devient carrément honteux lorsqu'il sombre dans l'hommage a Hitchcock, mais un hommage réalisé par un mec qui a vu les films du grand Alfred sur un écran de télèphone portable.
Le pire dans tout ça , c'est que Payne ne rattrape même pas le coup avec les meurtres promis cradingues mais carrément timides et surtout jamais funs (et encore moins effrayants) ,puisqu'il met un soin particulier a filmer hors champ toute action violente ou gore.
A ce stade du film on s'attend néanmoins a être un minmum surpris par un retournement final promis halluciannt par la presse et par tous ceux qui ont vu le film.... ..... ..... ..... .... ...... c'est a ce moment précis qu'on se sent pris d'une violente douleur dans l'anus, un peu comme si on venait de s'en prendre un coup par une horde de bisons en rute (ouais je sais j'ai des métaphores qui arrachent) car le twist de REEKER est juste TOUT POURRAVE et sent le vieux pet foireux a plein nez !! amené avec la finesse d'un éléphant bourré, vide de sens qui plus est, et surfant allegrement sur la vague de succès récents (putain je suis quand même sympa de pas le rèvèler leur vieux mystère finale.. ils le meriteraient pourtant!!) il finit d'envoyer le film dans la dimension des purges à vite oublier si on a pas envie de se pendre, car REEKER au dela de son histoire de tueur dans un motel c'est aussi l'histoire d'un gars super sympa, beau gosse et vraiment brillant (putain vous êtes trop fort comment vous avez su que c'était moi??) qui s'achete le DVD du dernier film de trouille a la mode et se fout en l'air de honte en voyant le résultat.. rah bin ouais en fait putain REEKER c'est vraiment un film d'horreur !!
A real Payne in the ass!!
- jonathan A.K.A kitano jackson -
samedi 23 septembre 2006
CANNIBAL HOLOCAUST
-ATTENTION FILM EXTRÊME-

POUR ECOUTER UN EXTRAIT DE LA BANDE ORIGINALE DE CANNIBAL HOLOCAUST CLIQUEZ SUR LECTURE , LE THEME PRINCIPAL DU FILM COMPOSEE PAR RIZ ORTOLANI SE FERA ALORS ENTENDRE
Réalisé en 1980 par Ruggero Deodato
Ecrit par Gianfranco Clerici
Avec Robert Kerman, Francesca ciardi, Perry Pirkanen, Luca Barbareshi, Salvatore basile
BANDE ANNONCE:
La plupart des gens me disent que j'ai fait un film avec du sang et qui est dégueulasse... Mais ils n'y voient rien de plus. Malheureusement, on ne peut pas s'élever contre ça, il n'y a rien à faire... Ca fait plus de vingt que ça dure ! Qu'est-ce qu'on peut y faire ? Une chose que j'apprécie aujourd'hui en France, c'est que personne ne m'a accusé de cruauté envers les animaux.
Ruggero Deodato

Si il est bien une chose regrettable avec un film comme Cannibal Holocaust c'est le nombre d'amalgames et de racourcis faciles qu'il engendre (comme le souligne a demi mot Ruggero Deodato), en effet nombreux sont ceux qui pensent que le film culte de l'Italien fou, est une oeuvre raciste, stupide et opportuniste... mais a mon sens la véritée se trouve ailleurs.
Oui Cannibal holocaust est une oeuvre raccoleuse et opportuniste,oui et encore oui les dialogues et l'écritures sont approximatifs... ce a quoi il est facile de répondre que l'une des caracteristiques du cinoche d'exploitation est d'exploiter un filon. Ce que fait bien sur Deodato (l'une des figures emblematiques du cinoche d'exploitation Italien malgré une carrière en dent de scie qui compte le meilleur comme le pire du cinema) mais il le fait d'une manière très intelligente en injectant un message puissant sur les médias qu'il décrit comme de véritables rapaces adeptes du racolage de masse et de l'ultra violence visuelle, bien sur il serait facile de démonter l'approche de Déodato, filmant la violence avec une complaisance non feinte mais force est de constater qu'aussi limite soit elle cette approche se révèle ultra efficace tant on ressort véritablement ulceré par ce qui vient de se jouer a l'écran, et puis d'ailleurs tant qu'on y est profitons de cet article pour signaler a nos culs serrés nationaux que la violence fait partie de la societée, et que la societée régit le cinema (et tous les art) et non l'inverse.

Quant a tout ce qui concerne le prétendu Racisme du film, il faut vraiment être bigleux pour ne pas voir que ce que les biens pensants assimilent a du racisme est en fait un nihilisme profond, voir que nos bons intellos de gauche s'insurgent face a la reprsentation certes carricaturales de tribus sauvages sans voir que la manière dont Deodato traite l'attitude des journalistes occidnetaux les pose en véritables salauds qui méritent ce qu'il leur arrive lorsqu'ils se font écarteler, m'énerve au plus haut point, car la force principale de Cannibal holocaust (ce qui le démarque de tout unt as d'autres films de cannibals comme le dernier monde cannibale par exemple du même Deodato) c'est son discours choquant et empreint d'une noirceur assez épuisante, et si Deodato a recours a nombres d'effets chocs (et pour ceux qui ne l'ont pas vu je vous assure que niveau choc, comme on dit, ça le fait) c'est pour mieux appuyer son discours tout en raccolant tout de même un maximum admettons le, ce qui n'est pas incompatible.

Ainsi on aurait tort de passer a coté de ce film, qui marque de plus l'avénement d'un cinema réalité alors méconnu, ceux qui ont vécu la sortie du film se rappellent leur peur en découvrant (en croyant découvrir) que tout ce qu'ils avaient vu a l'écran était vrai, c'est du moins ce que laissait présager l'accroche (encore une fois raccoleuse mais en totale adéquation avec la démarche de Deodato) de l'affiche prétextant que des scientfiques avaient découvert dans la jungle le film d'une équipe de journaliste disparu. bien sur ce ne fut pas sans mal que se passa la sortie du film (encore interdit ou coupé dans de nombreux pays), et si l'on sait aujourd'hui que les acteurs avait signé un contrat avec Deodato stipulant qu'ils ne devaient pas se montrer pendant un an (et ce dans un souci de crédibilitée... hé oui imaginez que les gens les voit dans la rue...), on sait également qu'a l'époque Deodato dut se présenter devant un tribunal pour se justifier face a des accusations de meurtre et autres, incroyable. La justice poussa si loin le vice que les acteurs furent obligés de sortir de leur tanière pour prouver qu'ils n'étaient pas morts, Deodato fût néanmoins condamné pour cruautée animale, seuls éléments réels du film: l'execution et le dépeçage d'animaux. (d'ailleurs la scène de la tortue est insoutenable..).

Bien sur tout cela n'eut pas été une seconde crédible sans des effets spéciaux (et ultra gores) sidérants de réalisme d' Aldo Gasparri, et la réalisation sans faille de Deodato qui capture de véritables moments intenses de ciné-réalité (oubliez Blair witch et son camescope a deux balles...) et réussit véritablement a faire croire a la réalitée de ce que l'on voit a l'écran (sentiments renforcé par de véritables meurtres d'animaux extrêment graphiques), de la scène de la femme empalé (voir photos plus haut) a celle de l'écartellement de l'une des journalistes rien ne laisse croire a un effets spécial... bluffant. Bien sur pour que les choses soient claires cannibal holocaust ne fait pas dans la dentelle, rien n'est épargné, scènes de viols bien complaisantes avec musique volontairement baveuse a l'appui (excellente musique d'ailleurs signée Riz Ortolani), cérémonie de cannibalisme avec de vrais abbats, avortement dans la jungle etc.... Deodato choque et le fait bien, 25 ans après le film n'a rien perdu de son capitale tromatisme (voir les réactions des gens encore aujourd'hui) et reste l'un des films les plus graphiques et les plus extrêmes jamais tournés.
Canniibal Holocaust c'est donc tout cela, un film détesté par les uns adulé par les autres, mais une chose est sure c'est le genre de films qui doit être vu ne serait ce que pour se faire sa propre idée du sujet, pas forcément recommandable donc (perso j'adore hein... mais de la a le faire voir a quelqu'un.... moins sur) mais véritablement unique, une date.
-kitano jackson-
vendredi 22 septembre 2006
SHOCKER

Réalisé par wes craven en 1989
Avec Mitch Pileggi , Michael Murphy , Peter Berg , Cami cooper
Kitano jackson : " -Tiens Wes ça faisait longtemps !! c'était quand la derniere fois ?
Wes Craven : - Bin la derniere fois c'était quand on avait parlé de Red eye , je m'en souviens encore t'avais pas été très cool avec moi!!
KJ : - c'est vrai c'est vrai , mais tu sais quoi ? aujourd'hui on va parler de shocker !!
WC (des initiales comme ça ça ne s'invente pas remarquez , ceci dit cette attaque est gratuite) : - ouh la !! bon avant que tu ne dises quoi que ce soit je tiens a dire que ce film est l'un de mes pires , celui dont j'ai le plus honte , un horrible nanar...
KJ : -attends Wes mais...
WC: NON !! laisse moi parler , je ne sais pas ce qui m'a pris avec ce film mais la camera était comme possedée , elle ne m'obeissait plus , comme si l'esprit possedée de linda blair dans 'exorciste sétait réincarnée en elle , je ne comprenais plus , et puis le scenar était mauvais , vraiment a chier et en plus les acteurs m'emmerdaient tout le temps , entre mitch Pileggi qui voulait composer un psychopathe façon Othello et Michael Murphy qui draguait les nanas du plateau IMPOSSIBLE de bosser ...
KJ : - non mais attends Wes laisse moi parler tu t'emportes la !!
WC : - Non non non , toi et moi on a souvent été en désaccord sur tout par le passé , mais la je vais dans ton sens comme ça toi t'auras rien a dire tu comprends ?? non définitivement autant je suis assez pretentieux et peteux , autant je suis fier de RED EYE et de Ma trilogie SCREAM autant la ce SHOCKER est une vraie catastrophe , un nanar hors pair !!! honte a moi d'avoir commis cette daube un jour !! mais bon a l'epoque j'étais jeune et con , un petit branleur qui perçait encore les points noir de mon visage boutonneux , c'est pas ma faute!!
KJ : - euuuuuuh Wes honnetement moi SHOCKER je l'ai bien kiffé...
WC : Ah Bon??
KJ : - Bin oui c'est de la putain de serie B bien hardcore avec de la zik qui debourre et un Mitch Pileggi qui se lache comme il faut , un pur produit eighties bien vulgos et cradingue , qui donne dans le gore crasse et les repliques qui claquent , bien sur comme d'hab tes films se resument a un concept que tu exploites bien mais sans génie , mais pour le coup le concept est tellement mortel qu'on te pardonne facilement la réalisation faiblarde et la direction d 'acteur hasardeuse , on se concentre plutot sur le frisson que peut apporter cette petite serie B bien Sympa , et pis je sais pas si tu sais mais ton Shocker s'est vite imposé aupres des afficionados comme l'un des representants de la culture Hardrock , un Hardrock movie en somme...
Un bon petit panard quoi... mais bon j'ai pas de raisons de contredire l'auteur hein , si tu dis qu'il est pourri il est pourri hein !!
WC : - Mais rooooooh la la ce kit !! toujours a prendre ce qu'on lui dit au premier degrés !! je déconnais bien sur !! Tout le monde sait que shocker est mon chef d'oeuvre , faut pas faire gaffe a tout ce que je dis hein !! tu sais que je suis un bout en train !!
Pour la petite anecdote Mitch Pileggi avait des idées pour l'interpretation de son personnage vraiment géniales !! d'ailleurs c'était l'ubne de mes meilleurs experiences de tournages !! et Michael Murphy était d'un professionalisme HALLUCINANT , en plus j'avais un scenar d'enfer , vraiment!!
Non definitivement tu as raison shocker c'est de la bombe , je pense même avoir révolutionné le cinéma avec ce film , d'ailleurs tiens ça me donne une idée !! et si je faisais une suite ???
KJ : - Ouh la....
WC : - Oui et en fait cette fois le tueur va revenir mais au lieu de se transformer en courant electrique il se transformera en flaque d'eau !! ouah putain je tiens un concept !! et en fait a la fin le heros le tue en passant la serpiere !!! qu'est ce que t'en penses ??? hein hein qu'est ce que t'en penses ?
KJ : - j'en penses que tu abuses de ma gentillesse monsieur Wes , ma patience a des limites...
WC : - Roooooooh la la quel rabat joie !! de toute façon tu connais que dalle au cinoche , sauf quand t'apprecies mes films hein bien sur!!
KJ : - ouais Ok... bon allez Wes je te laisse a l'ecriture de shocker 2 hein !!
-kitano jackson - qui kiffe quand même bien shocker.
jeudi 7 septembre 2006
SHAUN OF THE DEAD
Edgar Wright
Grande Bretagne – 2003 – 1h37
Scénario de Edgar Wright & Simon Pegg
Sortie le 27 juillet 2005
Film interdit aux moins de 12 ans
Avec : Simon Pegg (Shaun) ; Kate Ashfield (Liz) ; Nick Frost (Ed) ; Lucy Davis (Dianne) ; Dylan Moran (David) ; Bill Nighy (Philip)
À presque 30 ans, Shaun ne fait pas grand-chose de sa vie. Entre l'appart qu'il partage avec ses potes et le temps qu'il passe avec eux au pub, Liz, sa petite amie, n'a pas beaucoup de place. Elle qui voudrait que Shaun s'engage, ne supporte plus de le voir traîner. Excédée par ses vaines promesses et son incapacité à se consacrer un peu à leur couple, Liz décide de rompre. Shaun est décidé à tout réparer, et tant pis si les zombies déferlent sur Londres, tant pis si la ville devient un véritable enfer. Retranché dans son pub préféré, le temps est venu pour lui de montrer enfin de quoi il est capable...


Mon petit coup de cœur 2005. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ri devant un film d’horreur. L’humour « so british » arrange pas mal non plus le romantisme typiquement londonien que le film met en avant, passant de la farce style djeuns aux effets bien gores ; la scène des vinyles est peut-être l’une des plus tordantes avec celle du juke-box branché sur du Queen pendant l’abattage d’un zombie où les paguets battent la mesure de la chanson « Don’t Stop Me Now » : hilarant et tournoyant !
Sinon, pas grand-chose à dire à part qu’il s’agit d’un des meilleurs films de zombies de ces quelques dernières années passées, dans un genre qui ne cesse de se répéter sans trop grande originalité. Les dérivés ne manquent pas mais « Shaun of the Dead » est bien l’hommage qui montre le plus de respect au genre et à son maître, George Romero. Le centre commercial gigantesque de « Zombie » est transformé en pub dantesque et tout aussi effrayant. Quelques cadrages n’ont rien à envier à ses aînés et le plan séquence suivant Shaun de sa maison à l’épicerie où il s’approvisionne de bières et de glaces, marque un point supplémentaire à une réalisation recherchée, constamment en évolution, ainsi qu’une photographie fluide où les couleurs assez fades (vêtements pastels, intérieurs, Londres au petit matin) donnent un aspect néanmoins féerique (la brume matinale, les quartiers de la capitale) à l’ambiance générale du film.
Bien sur, sous cette intrigue revue et corrigée à l’anglaise par une bande de comédiens enjoués, une histoire d’amour traîne et laisse place à une émotion assez soutenue. Même si l’humour est présent tout au long du film, brisant les seuls instants dramatiques ou bien horrifiques (Ed le colocataire ne pouvant s’empêcher de dire « I’m sorry » après avoir lâché un pet silencieux mais bougrement puant), « Shaun of the Dead » ne piétine pas les bons sentiments comme certains pourraient le faire avec ce genre arbitraire. Tout est sujet à cocasserie pour parodier les styles, les genres et l’engagement politique, ici absent, à l’exception d’une conclusion en clin d’œil cette fois-ci au « Day of the Dead » de Romero, mais en beaucoup plus utopique, comme si l’on pouvait vivre avec des zombies et s’en servir comme divertissement. Sympathique morale que Danny Boyle voulait mettre en avant dans « 28 jours plus tard » mais qu’il préféra décliner pour se concentrer sur le chaos total, au même titre que Georges A. Romero, atteignant une sorte de paroxysme avec le récent Land of the Dead, traitant le sujet un rien manichéen comme une guerre entre les morts et les vivants. Mais ou est le mal ? Et ou est le bien ? Edgar Wright, ne se posant pas ces questions dans sa petite caboche (ce n’est pas une insulte) préfère arranger son sympathique film d’horreur en une farce tout aussi grinçante que l’humour donne prétexte à une évolution pas aussi convaincante que le XXème siècle a pu nous faire espérer.
Dernière chose. Ce film m’a fait ressortir mes disques de Queen et ça fait un putain de plaisir de rire de conneries comme celle-ci. Pour ceux qui n’ont pas vus « Shaun of the Dead » (mais y’en a-t-il vraiment sur ce blog ? hein les cancres !!) je vous le conseille vivement.


La cinémathèque du Shaman :
Brain Dead de Peter Jackson ; « Zombie Honeymoon » de David Gebroe ; House of 1000 corpses de Rob Zombie ; « Dawn of the Dead » de George A. Romero
-LE SHAMAN-
Un film de
lundi 10 juillet 2006
MANIAC
-ATTENTION FIM EXTRÊME-

Réalisé Par William Lustig en 1980
Ecrit par C.A Rosenberg (seul film a son actif) et Joe Spinell
Musique de Jay Chattaway
Avec Joe Spinell, Caroline Munro, Tom Savini, Gail Lawrence, Kelly Piper, Rita Montone...
Franck zito est un homme torturé, poussé par des pulsions sexuelles provoquèes par des tromatismes de l'enfance il sort la nuit et tue des femmes pour leur voler leur scalp, jusqu'au jour ou il rencontre une jeune photographe dont il pourrait bien être amoureux...

quant en 1980 William Lustig décide de réaliser Maniac il ne se doute pas une seconde du remue ménage que va créer son film, se mettant les ligues féministes a dos (celles ci allant jusqu'a insinuer sans même avoir vu le film que celui ci incitait a la violence sur les femmes et donnait une image dégradente de la femme, organisant des descente dans toute la ville pour repeindre en blanc toutes les affiches du film!! véridique!!), s'attirant les foudres des comitées de censure, sans compter les groupes religieux américains hurlant au scandale et demandant l'interdiction totale du film sous prétexte de protéger leur chères petites têtes blondes du cinema de Satan (!!!), le tout était bien sur appuyé par une affiche évocatrice et volontairement choquantes, le paradoxe étant que toutes ces ligues d'acharnés maniaco repressifs se sont attaqués sans le savoir a l'un des films les plus violemment humaniste jamais vus.

En effet Maniac est un cas étrange car ce qui choque le plus dans ce film ce n'est pas tant la débauche d'effets gores (ultra gores) du génial tom Savini, que le discours profondément humaniste et véritablement touchant. En effet si la scène d'intro, brillant hommage a tout un pan du cinema de genre (les dents de la mère, halloween, le giallo etc....), laisse croire a un pur Slasher ce n'est que pour mieux tromper le spectateur, car si Maniac devait être comparé a un seul film ce serait le Henry portait of a serial killer chef d'oeuvre de john Mcnaughton sorti six ans plus tard (mais légerement inférieur a mon avis a ce maniac). En effet le générique donne le ton en trois plans Lustig tire le portrait d'un homme bouleversant,Franck Zito. Celui ci se regarde dans le mirroir sur sa poitrine des cicatrices provenant surement d'une enfance douloureuse, le specatateur ressent presque immédiatement une tendresse non dissimulable pour ce personnage que l'on sait déja a part, le décor est glauque et sombre Lustig place sa camera au plus près du Bitume, le specateur se prépare a une douche froide.

Franck Zito est un tueur psychopathe qui scalpe les femmes... La première scène de meutre est difficile a avaler (en fait la première vrai scène de meurtre la première étant assimilable a un cauchemard qui n'en est pas vraiment un... c'est compliqué? oui je sais) car Lustig ne filme jamais son personnage comme un monstre, il le filme comme un être humain perdu dans une ville crasse (vous n'avez jamais vu un décor urbain filmé comme ça!!) être humain qui commet des actes extrêmes et évidemment répréhensibles (les scènes de meurtre sont parmi les plus gores jamais faites, mention spéciale a l'explosion de tête de tom savini), il ne juge jamais, mais montre et gomme ainsi la frontière moraliste et manichéene des notions du bien et du mal, faisant de franck un psychopathe complétement dézingué du cerveau mais aussi un pauvre enfant battu et abandonné par sa mère, une brute épaisse capable du pire, mais également un être ésseulé, un véritable paradoxe ambulant, un déchirement intense pour celui qui regarde ce qui se passe a l'écran, car en nous plongeant dans le quotidien de cet homme Lustig et Spinell ne le postionne plus simplement comme une menace et opère un véritable tour de force cinématographique qui consiste a jouer a fond la carte de l'identification pour un personnage a priori détestable (le genre de mecs dont les extremistes de droites aimerait couper les couilles). La monstruositée n'éxiste pas, ou alors si elle éxiste elle fait partie de chacun de nous. Mais franck zito ne serait rien sans son créateur, et celui qui l'habite: Joe Spinell.

Acteur de second rôle ayant tourné dans plus de 60 films, découvreur de talent a qui stallone doit sa carrière, et selon la légende acteur le mieux payé du premier épisode du parrain (la légende veut qu'il était payé a la journée et qu'il finit par venir tous les jours pour faire augmenter son cachet.... j'adore ce type) Joe spinell était un personnage atypique, une gueule comme on en fait plus, une tronche de cineme pas possible mais également un scenariste et acteur de talent. Maniac restera a jamais (pour moi) comme le meilleur rôle du bonhomme, son regard hallucinée melée d'innocence enfantine, sa voix tantôt menaçante tatôt emplie de tendresse, et ce souffle rauque annonciateur de sa folie imminente, une composition étonnante, viscerale (c'est le rôle de sa vie de la bouche même du bonhomme) qui confère au film une puissance étonnante, une aura mythique, appuyé par la vie mouvementé de l'oncle spinell, vie qui fut au centre de nombres de rumeurs. D'ailleurs si Joe Spinelle s'est éteint trop vite selon ses proches, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est parti en beautée, en effet joe spinelle fut retrouvé a son domicile gisant dans son propre sang, sur sa télé tronait la tête en caoutchouc ayant servi d'effet spécial pour la scène finale de maniac (une réplique de sa propre tête donc...). hommage au grand Joe.

Bien sur si Maniac lui doit beaucoup, il ne lui doit pas pour autant toute sa réussite, Car aussi brillament écrit soit il Maniac n'aurait pas été ce monument de cinema sans ce bon gros génie de Bill Lustig aux commandes, très inspiré, il installe une ambiance glauque et crade, malsaine, fait monter la pression dans des scènes de suspense intense, filme la rue sans tabou, alignant les scènes choques a rythme Stackanoviste ( la scène du metro, la scène d'intro, la scène d'explosion de tête, la scène finale etc....) Lustig met le doigt la ou ça fait mal et appuie bien fort, montre franck Zito comme un homme avant tout et ne le juge jamais sans pour autant justifier ses actes. Et puis Maniac est un film rugueux, aux éclairges naturelles nauséaux, avec un grain particulier, tourné dans l'urgence et parfois de manière totalement illégale (la scène du métro par exemple, si vous regardez bien vous constaerez que les gens sur les quais disparaissent et apparaissent comme par magie, néglgence de la part du real? non, Lustig n'avait aucune autorisation pour tourner, il tournait donc a l'arrache, ce qui confère a certaines scènes un véritable sentiment d'urgence, magnifique) filmant dans les coins chauds de la mégapole, capturant de véritables moments de vie urabines Lustig donnait une vision de la rue qui allait marquer le cinema pour longtemps. Et puis impossible de parler de Maniac sans parler de la sublimissime partition de Jay chattaway, qui délivre un thème principale d'une tristesse hallucinante, reflet de la soluitude empreinte de tristesse de Franck, sublime.

Maniac c'est donc tout cela, un film d'horreur gorissime et glauque, doublé d'un grand film profondément humaniste, une oeuvre unique qui aurait du connaitre une suite titrée Maniac 2-Mister robee oeuvre avortée suite au décès soudain de l'immense Joe spinell, un film extrême, efferayant et touchant, un film culte, l'un des meilleurs films des années 80.
-kitano jackson-

















