ARTCANCRE:Le cinoche des cancres

on va causer un peu langage

mardi 2 janvier 2007

GODZILLA FINAL WARS

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POUR ENTENDRE UN EXTRAIT DE LA BANDE ORIGINALE DE GODZILLA FINAL WARS APPUYEZ SUR LECTURE

Réalisé par Ryuhei Kitamura en 2004

Ecrit Par Isao Kiriyama et Ryuhei Kitamura

Avec Masahiro Matsuoka , Rei Kikukawa , Kazuki Kitamura , Don Frye , Akira Takarada , Ken Kosugi , Maki Mizuno

Musique de Keith Emerson , Akira Ifukube , Nobuhiko Morino , Daisuke Yano

TRAILER

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Godzilla est  de retour et pour fêter ses cinquantes ans il va se castagner avec quelques uns des monstres les plus marquants de cette saga mythique et prendre un serieux coup de jeune sous la direction de ce fou furieux de Ryuhei Kitamura a qui l'on doit notemment le cultissime Versus et l'excellent Azumi.
Alors on attache sa ceinture on s'accroche a son slip et on se prépare a un bon gros moment de cinéma bis comme on en voit plus aujourd'hui, car Godzi is back et il va tout casser aidé pour ça par Mothra, Gigan , Ebirah, Rodan, King Caesar, Manda, Minya et j'en passe, attendez vous donc a un monument de portnawak complètement assumé qui va faire hurler de joie les fans de cinoche d'exploitation.

Film pour les grands gamins par excellence, Godzilla final wars est un ultime hommage a l'une des plus grandes figures du cinoche fantastique, un hommage halluciné, portnawakesque, qui touche au sublime dans sa façon iconoclaste de dérider un genre quasi disparu en y apportant les tics de mise en scène de kitamura, et qui joue avec les codes du kaiju eiga en apportant notemment plus d'importances aux personnages humains (ou humanoides) et a leurs actions.
Bourré jusqu'a la gueule de monstres en plastoc, d'alien pas sympas et de bastons délirantes, godzilla final wars donne l'impression d'avoir été conçu par un enfant surdoué de la camera a qui l'on aurait donné pleins de jouets avec autorisation et même obligation expresse de tous les casser en faisant le plus de bruit possible!!!
Et le résultat se voit a l'écran, on hurle de bonheur a chaque cri de godzilla, chaque apparition de monstre se transforme en match de catch a échelle gargantuesque et les nombreux hommages a cette saga qui ne compte plus ses fans risque de filer la larmichette a tous les nostalgiques de ce cinéma que les cyniques qualifieront de ridicule.

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Ainsi l'univers de godzilla devient un immense fourre tout ou s'entrecroisent des aliens top model qui tapent la pose dans leur veste en cuir, des mutants surhumains qui se bastonnent comme des moines shaolin de l'espace, des monstres tous plus mongolos les uns que les autres.
Kitamura se plait donc a enchainer sans temps mort scènes de destructions massives old school lors desquels des mecs dans des costumes a l'ancienne se bastonnent au millieu de maquettes en carton passant du sublime au carrément grotesque, bastons jouissives entre mutants, poursuites improbables en moto, batailles spatiales façon star wars appuyées d'effets numeriques horribles mais définitvement dans le ton, et sentimentalisme comique superbe et presque émouvant dans sa profonde candeure.
Et puis dans tout cela kitamura s'entoure d'une bande d'acteurs (comme souvent avec lui, ktamura étant un pietre directeur d'acteur) aussi mauvais que charismatiques, la palme revenant sans aucun doute a Don Frye, fils caché et improbable de joseph Staline et Steven Seagal, poustache des années 70 et poses bien ringardes a la clé, le bonhomme risque d'entrer dans la légende tant sa performance frole le surréalisme le plus totale, surjouant comme un malade, jouant la carte de la frime et de la pucnhline ridicule, Don Frye arrache des cris de plaisir a chacune de ses nombreuses apparitions (rah la la j'ai hont hein mais chaque fois qu'il apparait le Don je me mets debout sur mon canapé et je crie YEAAAAAAAAAAAAAAH!!!) donnant au capitaine douglas gordon (waaah putain le nom qui arrache) un veritable parfum des années 80, et une couleur défintivement retro.
Ainsi le choix de kitamura d'accorder une place plus importante aux humains propulse godzilla final wars dans un autre genre prisé des bisseux et autres cinéphiles déviants, et indéniablement jouissif, le SENTAI!! et ceux qui comme moi ont usé les genoux de leur pantalon en jouant a bioman dans la cour de récré comprendront ce plaisir visceral que l'on ressent a la vision de mutants en combinaison plastocs prenant des poses ridicules et se tirant dessus a coup de flingues lasers en plastocs, qui se bastonnent contre des extra terrestres beliqueux venus envahir la terre a bord d'un vaisseux spatial spherique, et provoquant par la même moults effets de destructions et autres explosion atmoiques (c'est simple en fait y a pas un décor qui fasse plus de 5 minutes dans le film).

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Don Fry, Fils caché de Joseph Staline et de Steven segal, la classe!!!!!

Mais la vraie star du film reste indéniablement Godzilla lui même, Kitamura comprend évidemment tout le mythe qui entoure la bête et s'amuse comme un fou a nous faire trépigner d'impatience (godzilla met une heure a apparaitre vraiment) et a nous faire mouiller la culotte a chque cri que pousse godzilla ou a chaque crachat atomique qu'il envoie, pour ce faire, Le grand Ryuhei soigne chaque plan et calme même un peu sa mise en scène parfois trop histerique, chaque baston devient ainsi le théatre de vos émotions d'enfants, partage subtile de nostalgie et de bonheur intense, appuyé incontestablement par une bande originale GENIALEMENT NULLE, qui fait écho encore une fois a des émotions enfantines voir puèriles, keith emerson s'énerve en effet comme un fou sur un clavier bontampi tout pourri et livre des thèmes héroiques incroyablement désuets.
du coup on se surprend a hurler comme une couillon chaque fois qu'un nouveau monstre apparait sur un son synthé définitivement tributaire des anées 80.
Ainsi quand godzilla s'en va dans le soleil couchant on aurait presque honte de dire qu'on est un peu ému et qu'on prie pour que ce ne soit pas la fin (le film était a l'origine conçue comme un ultime épisode pour fêter les 50 ans mais bon face au succès de celui ci on peut esperer un nouvel épisode, prions!!), revoir godzilla sur un écran digne de ce nom avec un son qui arrache et la mise en scène incroyable de l'un des plus talentueux cinéaste de genre japonais est un bonheur visceral qu'il serait dommage de louper, car retmober en enfance l'espace de deux heures ça n'a pas de prix, kitamura l'a compris et s'amuse autant a casser ses jouets que nous a le regarder faire.

Un Pied incroyable!!

-Kitano jackson-

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Posté par cinecancre à 14:36 - KAIJU EIGA - Commentaires [19] - Permalien [#]



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