ARTCANCRE:Le cinoche des cancres

on va causer un peu langage

jeudi 31 janvier 2008

THE ILLUSIONIST

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Realise Par Neil burger en 2006

Avec Edward Norton, Paul Giamatti, Rufus Sewell, Jessica Biel

Vienne, dans les années 1900. Surgit un jour le charismatique et mystérieux illusionniste Eisenheim, qui ne tarda pas à devenir l'homme le plus célèbre de la ville, l'incarnation vivante d'une magie à laquelle personne n'osait plus croire...
Mais la gloire d'Eisenheim est intolérable au Prince héritier Leopold, dont la popularité décroît à mesure que grandit celle de ce showman consommé. Rationaliste convaincu, avide de pouvoir, le Prince a une raison supplémentaire de jalouser Eisenheim : ce dernier fut le grand amour de jeunesse de sa fiancée, la belle Sophie von Teschen, qui nourrit encore pour lui de très tendres sentiments.
Décidé à écarter ce rival, Leopold charge son homme de confiance, l'inspecteur Uhl, d'enquêter sur l'illusionniste et de dévoiler ses impostures. Une partie serrée s'engage entre les deux hommes...

Bombarde de nominations en tout genre, Encensé par la presse, et dote d'un casting qui degage quand meme pas mal (Edward Norton, Paul Giamatti et Rufus sewell QUAND MEME) the illusionist avait, sur le papier, tout du petit thriller qui fait plaisir...
Helas le papier des fois il raconte quand meme pas mal de conneries, car sur pellicule the illusionist risque fort de se retrouver en tete de liste pour les favoris a l'artcancre d'or du plus bel enculage de mouche cinematographique depuis bel lurette.... attention, nanar en vue.

Prototype du film d'auteur "fantastique" qui s'astique le manche pour du vent, le film de de neil Burger (bah en meme temps je suis quand meme con moi hein, avec un nom comme ca faut pas vraiment s'etonner que le gars ne puisse pas nous torcher un plan correct) s'arme de pretentions qui n'ont d'égal que la connerie du propos.
Pillant allegrement dans tous les thrillers d'epoque de ses dix dernieres annees, the illusionist se paie en plus le luxe de cracher dans la soupe de maniere litteralement repugnante, irrespectueux envers son publique, regardant de haut le genre qu'il investit Papy Burger (c'est comme mamie nova mais avec des burgers) se plait en plus a prouver a chaque instant son mepris (ou ignorance) TOTAL des codes visuelles et narratifs des codes du genre qu'il investit.
Sur un scenario qui ne propose en tout et pour tout qu'un seul rebondissement final tout pourri que l'on a de toute maniere tous vu deux milliards de fois (et que l'on grille apres 5 minutes de films de toute facon) cette pelloche toute moisie risque de vous assomer a grands coups de scenes que Charles de Gaule aurait trouve ringardes qui n'ont pour but que de servir une enieme reflexion sur la portee de l'illusion cinematographique...
Ainsi, pas etouffé par son égo le pere burger (c'est comme le pere dodu mais avec des burgers) se qualifie lui meme au travers de son personnage de plus grand illusioniste du monde, nous resservant la soupe qu'on a tous mangé mille fois en bien meilleur, sous forme d'un parallele lourdingue entre les illusions d'Eisenheim et celle du realisateur.
"OOOOOUH ne croyez pas tout ce que vous voyez car de toute facon les films bin c'est un illusion et la magie ca existe pas d'abord bande de nazes!!" bah oui, sauf que Burger (c'est comme findus mais avec des burgers... bon ok j'arrete maintenant) oublie que son illusion a deux balles on l'a tous vu milles fois et qu'aussi pretentieux soit il il est quand meme plus proche de Gerard majax que de merlin l'enchanteur...

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"ouuuuuh je suis edward norton et je suis un magicien"

Du coup, en plus d'etre bete comme ses pieds, le film de Neil burger reussit le pari d'etre le plus moche qu'il m'ait été donné de voir depuis tres longtemps.
Filmé avec les pieds de ma grand mere (qui est morte depuis au moins quinze ans c'est dire l'etendu des degats) depuis les chiottes d'un super U, et soutenu par une photographie d'une laideur a faire pleurer Mireille Mathieu (et elle est quand meme super moche Mireille Mathieu) le metrage s'illustre par sa non ambition visuelle totale (bah en gros on fout des flashbacks sepia et pis un eclairage en clair obscure juste horrible et on tient un film d'auteur les gars) et sa pauvretee narrative incroyable (bah en gros on fout un rebondissement a la fin et on fait sa tres lentement et sans enjeux et on tient un film d'auteur les gars) et n'est en plus meme pas sauvé par des performances d'acteurs qui touchent au ridicule, Edward Norton en tete, qui ferme les les yeux et ouvre la main pour bien montrer qu'il est un magicien, et prend un air concerne quand on lui parle (parce que c'est un film serieux quand meme les gars) a Paul Giamatti qui joue la surprise final de facon plus grotesque tu meurs (surtout qu'il est sans doute le seul ce couillon a pas avoir deviné... ) en passant par Rufus Sewell qui trouve ici le role le plus pourri de sa triste carriere , tous semblent s'ennuyer ferme et finissent d'enterrer le film six pieds sous terres...

TheIllusionist
"ouuuuh encore plus fort... je suis un magicien et avec moi y a une fille avec une cape rouge"

Vous l'aurez compris si vous lisez ces lignes, the illusionist est un film qu'il vous faut eviter a tout prix, sous peine de passer le reste de votre vie dans un coma letargique cause par un ennui profond du a un trop plein de misere intellectuelle...
un foutage de gueule sans nom qui catapulte Neil Burger et sa troupe au rang de magiciens du dimanche... indignes du cirque Zavatta.

-kitano jackson-

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mercredi 30 mai 2007

CHASSE A L'HOMME AKA HARD TARGET

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Réalisé Par John Woo en 1993

Avec Jean Claude Van Damme, Lance Henriksen, Chuck Pfarrer , Robert Apisa , Arnold Vosloo, Yancy Butler

Ecrit par Chuck Pfarrer

Pousser à l’extrême l’excitation du chasseur.
C’est ce que cette organisation d’anciens mercenaires propose comme ultime divertissement !
Une chasse à l’homme. Plus la traque est difficile, plus le prix est élevé ! Le gibier, cette fois-ci, vaut un million de dollars

Attention mesdames et messieurs installez vous confortablement dans votre fauteuil, Sortez les bières et les cigarettes magiques, invitez vos potes, ce soir c'est soirée nanar sur le cinoche des cancres, au programme? du bon gros empapahoutage bourrin ceritfié aware par notre Belge favori, l'illustre, le grandiose , le magnifique Jean Claude Van Damme (dont c'est la première apparition sur le cinoche des cancres, LACE FAIT SAUTER LE CHAMPOMY!!)
Car qu'on se le dise, Au sommet de sa gloire le jean Claude il a quand même fait venir aux states trois des plus grands réalisateurs hong kongais pour le meilleur (Ringo Lam et ses EXCELLENTISSIMES Replicants et In hell, deux petites merveilles de la série B qui débourre) ou pour le pire (Tsui hark et les rigolos mais néanmoins perrimès Double Team et piège a Hong kong, cela dit tsui hark même quant il fait n'importe quoi il pète a cents coudées au dessus de tout le monde), dans le cas qui nous interesse maintenant , JCVD se paie le luxe de faire venir tout droit de hong kong le génialissime John Woo.... hélas (pour John) Chasse a L'homme se classe indéniablement dans la catégorie des grosses boussasses pour rednecks téxans décérebrés (ou bourrés,.... ou les deux), Genre dans lequel Van Damme a longtemps excellé (au travers d'oeuvre qui font passer citizen kane pour un nanar infame comme Full Contact ou encore Cavale sans issue ou bien même Double Impact et j'en passe..ah la la il est fort ce jean claude quand même), retour sur l'une des premières oeuvres americaines du grand john Woo.

Démarcation lourdingue des chasses du comte zaroff, chasse a l'homme nous décrit comment par ennui ou par jeux de bon gros petés de thunes blasés se paie le trip ultime en payant un homme d'affaire tres dangereux, chef de gang de son état, pour leur trouver des hommes sans familles, a chasser et a tuer.... un bon gros méchant incarné par Lance henriksen (oui oui c'est bishop!!) au nom affreusement ridicule puisque ce tres tres dangereux criminel invincible se prénomme (ATTENTION ON NE RIT PAS C'EST SERIEUX) Emil Fouchon.... bah ouais c'est sur, quand on est scènariste et qu'on a envie de créer un méchant ultra charismatique , une incarnation du mal iconique et effrayante on a tout interet a l'appeler Emil fouchon.... (en plus c'est un salaud il veut être califf a la place du califf fouchon.... califouchon..... OH mais dites moi c'est un festival ce soir!! .... je m'excuse)
Le probleme avec Emil, c'est qu'il ne sait pas que sa prochaine cible est la plus dur de sa carriére (d'ou le titre Hard target = cible difficile , je vous le disais ce film a été écrit par un intellectuel), un cajun élevé dans les marais par son oncle Douve (Bah ouais y a des douves dans les marais c'est sur... nan putain sérieux faut arreter avec les noms la maintenant les gars), cet homme plus dangereux qu'un cobra et plus rapide qu'une loutre c'est Jean Claude et dans le film il se prénomme..............  Chance Boudreaux (bon on va dire que je m'acharne mais la franchement.... )
Et c'est alors parti pour une heure trente de bastons dans les bistros avec les ploucs, de poursuites (avec Chance qui peut conduire une moto sans les mains!!! Il a de la chance Chance .... bah oui film patéthique, vannes patéthiques que voulez vous mes braves) et de répliques qui atomisent littéralement tout ce que vous avez pu voir jusqu'ici (" Je m'appelle natascha , mais tout le monde m'appelle natte" réponse de notre ami chance " Pourquoi? quand vous étiez petite vous portiez des tresses?" , non le scenar n'est pas signé par popeck mais on en est pas loin), c'est ça chasse a l'homme ça se regarde tranquille Emil et si on a de la chance ça vous défrise les nattes (voila ,alors la ceux qui ont suivi devrait se dire : "quel génie ce kit il maitrise le comique de répétition et le sens du gag.".. hé ho on s'amuse comme on peut hein )

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Phillipe Candeloro court dans le feu, a moins qu'il ne s'agisse de jean claude.... allez savoir

Hilarant chasse a l'homme? ABSOLUMENT, Ainsi la première apparition de notre ami Jean Claude risque de vous faire chialer de rire , prenant la pose façon "coucou c'est moi je suis le héros et je vais dézinguer vos mères graves maintenant" , coiffé comme phillipe candeloro (ET IL LUI RESSEMBLE , la preuve en image plus bas!!) la barbe façon beau gosse un peu bad boy (bin ouais hé ho c'est Van Damme c'est pas une fiotte quand même) et puis il faut le voir notre yakayo favori se bastonner au ralenti avec l'excellent Lance Henriksen pour se convaincre que Chasse a L'homme est veritablement un immense moment de ridicule, de ceux qui vous marque l'esprit au fer rouge (cette métaphore ne veut rien dire je sais pas si vous avez remarqué).
Et puis dans tout ça le grand John fait preuve d'une matrise technique comme toujours exceptionnelle, montage époustoufflant , chorégraphie des gunfights tétanisante et vision noire et frontale composent comme d'habitude une sorte de fresque de la violence styilsée... le problème c'est que face a cette déferlante de conneries a laquelle doit se plier Mister Woo, sa tres grande maitrise fait pâle figure, difficle de prendre au sérieux ce chasse a l'homme ou de sauver la moindre scène du ridicule le plus total...
D'ailleurs on finira de se tordre bien après le générique puisque votre fidèle serviteur kitano apprendra en faisant une recherche que monseigneur JCVD a obtenu pour ce film en 1994 le MTV movie award de l'homme le plus attirant.... si ça c'est pas de l'info je sais pas ce que c'est!! d'ailleurs Candeloro a continué de se coiffer la même manière depuis la sortie du film en esperant obtenir lui même ce prix.... sans succès.... le pauvre.
En attendant que ça ne vous empêche pas de rejoindre Chance , Emil , Nate (qui avait des couettes avant) et toute leur clique aux prénoms hautement ridicules dans ce grand monument de portnawak qu'est ce chasse a l'homme...

kitano jackson approved.

-jonathan AKA kitano jackson-

TOUT DE SUITE LA PREUVE EN IMAGE :

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Qui est jean claude? qui est phillipe? la ressemblance est frappante, l'illusion est parfaite... encore un mystere que la science ne saura jamais expliquer... hé ouais.

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samedi 14 avril 2007

DEVILMAN

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Réalisé Par Hioryuki Nasu en 2004

Avec

Hisato Izaki                   ... Akira Fudô/Devilman
Yûsuke Izaki ... Ryô Asuka
Ayana Sakai ... Miki Makimura
Asuka Shibuya ... Mîko
Ryudo Uzaki ... Keisuke Makimura (Miki's father)
Yôko Aki ... Emi Makimura (Miki's mother)
Ai Tominaga ... Silene
Bob Sapp ... World Newscaster

Ecrit par Gô Nagai et Machiko Nasu

Suite à une expérience ratée, des humains commencent à se transformer en créatures monstrueuses dotées de pouvoirs surnaturels. En pleine guerre des clans, Devilman fait alors son apparition. Mi-homme mi-démon, il est le dernier espoir de l'humanité face à l'armée maléfique dont le leader se fait appeler Satan...

Oh tiens aujourd'hui c'est samedi y'a rien a mater a la téloche ça fait chier... oh bin tiens j'ai une idée et si j'allais me choper le DVD de Devilman histoire de voir un peu ce que ça a dans le ventre cette petite bête la , ouaaaaaah la jaquette est sympa et pis c'est quand même marqué " des effets spéciaux hallucinants un superhéros crépusculaire au coeur de l'appocalyse" ouaaaah la vache ça claque dis donc!! manquait plus a l'éditeur du DVD qu'a détourner une phrase de MAD ASIA ("une grande réussite de la BD nippon") et a citer une intervention d'un journaliste visiblement bigleux (" Un film a grand spectacle réussi") pour nous emballer la jaquette du siècle... seulement la jaquette c'est bien, mais le film c'est mieux, alors rentrant chez lui sautillant comme une gazelle, tonton kitano insère son nouveau DVD de Devilman fraichement payé 19 euro 99 TTC dans son lecteur de salon, on monte un peu le son du home cinéma histoire de s'en prendre pleins les oreilles et on s'installe bien sagement dans son canapé pour apprécier ce grand film épique et spectaculaire venu du pays du soleil levant ...

Ha ha ha tiens c'est marrant ça, les 5 premières minutes du film sont bien nazes, s'appuyant sur un onirisme de pacotille et narré et désamorcé par une voix off bien inutiles comme on aime, m'enfin bon on s'en tape, va y avoir de la baston entre Devilman et des démons millénaires pas très cool, tout ce petit monde va s'entretuer sur une vision de fin du monde crépusculaire et ça va être le pied....
10 minutes... les deux héros (interpretés par deux "acteurs" jumeaux issus d'un boys band japonais) ont des tête de tétards et ont le charisme d'une huitre, et pis c'est quand même pas très très bien filmé tout ça.... m'enfin bon on s'en fout parce que Devilman il va arriver et ça va bastonner sec ....
20 minutes..... bon il est ou devilman??? qu'est ce qu'il se passe la les gars faut embrayer maintenant hein, passez la seconde un peu.... HA!! wah putain DEVILMAN enfin!!! mais ... mais... mais... bin merde alors pourquoi que devilman il ressemble a une cinématique de playstation? et pis pourquoi que Devilman et bin il se bat contre un démon millénaire et l'extermine en 3 secondes chrono en main? bon allez on pardonne car la suite putain elle va déchirer sa race de la mort qui tue , c'est dit sur la jaquette merde!!
45 minutes..... " ouais salut c'est kitano? ouais ça va? ouais moi ça va, nan je t'appelle parce que je me fais un peu chier, ouais nan je regarde un film la mais bon le début il est un peu chiant, ouais enfin ça va déchirer après mais bon la c'est le début, ouais c'est devilman le titre, ouais , ouais , ouais nan mais c'est bon attends ils disent sur la jaquette que ça déchire , mais bon c'est normal c'est un film japonais alors c'est lent un peu au début mais a la fin il va niquer des monstres Devilman j'en suis sur... OH ha je dois te laisser parce que il se transforme la.. ouais a bientot"
1 heures et 20 minutes..... mais euh sinon il dure combien de temps le film la sinon? nan parce que c'est con quand même j'ai des trucs a faire moi aussi des trus importants en plus , j'avais prévu de regarder Charmed a la télé alors bon ça fout un peu mes plans en l'air tout ça la.....
1 heures 45 minutes..... oh putain quelle heure il est la? oh merde je crois que je viens de manquer un bout la ... il s'est battu Devilman ou bien? non je demande hein c'est tout.....
1 heures 55 minutes... Oh putain !! oh putain ça y est la ça déchi... ha bin non en fait... mais ... mais c'est normal que le générique part si tôt ou c'est mon imagination? putain merde j'ai mal au cul moi...

Voila , voila comment on dépense 19.99 dans une soirée bien pourries , arnaqués comme des bleus par un viuel qui arrache et une promo bien senties, car soyons clair si le manga d'origine signé Gô Nagai est une pure tuerie d'une noirceur et d'une violence qui n'ont dégal que la profondeur du propos, le film de Nasu s'évertue a ruiner scène après scène un scénar déja pas bien malin qui s'amuse a reprendre les clés d'un univers hardcore pour en faire une ballade au pays de bambi...
Tout ça parce que monsieur Nasu ne cromprend pas une seule seconde la portée iconique de son héros et expedie les scénes clés avec un je m'en foutisme qui forcerait presque le respect, cadrant n'importe comment des persos en CGI a vomir de laideur, pillant a tour de bras le génial Ryuhei Kitamura sans comprendre une seul seconde l'hystérie que dégagent les films de ce derniers , Nasu signe un film aussi plat qu'un épisode de Derrick (et encore hein je suis sympa la!!) torché par des mômes pour des mômes et avec des mômes.
Le pire dans tout ça, c'est que si tout le monde sait qu'ici sur le cinoche des cancres, les gros nanards fendards ont toujours eu leur place, ce devilman ne peut même pas se vanter d'être fun une seconde , chiant comme c'est pas permis , jamais génereux et surtout réalisé en dépit du bon sens , le métrage ne se rattrape même pas sur ses scénes d'actions promises dantesques mais le plus souvent expedié a toute vitesse dans une sorte de tourbillons de CGI a peine digne du cobaye avec Pierce Brosnan (ça c'est du nanard du vrai, que ceux qui vous font pisser sur vous même nan mais) alors on aura vite fait de rejoindre la fille de ses rêves dans les bras de morphée (ou le garçon pour vous lectrices) ou d'aller manger un doner sauce blanche mayo saucisse de montbeliard.. toute excuse est valable pour échapper a ce genre de purges innomables torchés avec un budget dantesque par de bon gros incomptétents comme on en fait plus, enfin je suppose qu'on trouvera toujours quelques bigleux pour défendre cette chose nauséabonde.

Voila donc vous l'aurez compris Devilman c'est le degré zéro du cinéma, a ne pas regarder quand on est dépressif au risque de passer a l'acte, mais bon de toute façon tonton kitano c'est un méchant et pis il aime rien alors vaut mieux écouter la pochette , ouais devilman ça déchire!!

-jonathan A.K.A kitano jackson-

PS: désolé j'ai pas le courage de faire des captures... je suis a bout la!! la preuve avec cette vanne : " ce film il est débile man!!" désolé....

Posté par cinecancre à 18:57 - NANARS - Commentaires [62] - Permalien [#]

vendredi 5 janvier 2007

TERRAIN MINE

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Réalisé Par Steven Seagal en 1994

Avec Steven Seagal, Michael Caine, joan Chen , John C McGinley , R. Lee Ermey, Billy bob Thornton

Musique de Basil Poledouris

Au coueur de l'alaska, un puissant petrolier met en péril l'équilibre écologique de la région en négligeant les règles de sécurité les plus élémentaires.
Réquisitionné pour éteindre un premier incendie, Forrest Taft ne tarde pas à découvrir qu'il a affaire à des mercenaires sans scrupules...

Nous sommes en 1994, Steven seagal est tout auréolé de cartons internationaux comme Nico, Piege en haute mer ou l'ombre blanche, et il s'apprete pour le plus grand bonheur des fans de saumon agile, a péter litteralement un cable et a se choper un melon pas possible, melon qui se cristalisera dans la réalisation d'un bon gros nanar cosmique dont seul Steven a le secret... un film réalisé Par Steven, pour Steven et avec Steven!! je sais pas vous mais alors moi y a des films comme ça dont la simple évocation suffit a faire mon bonheur.

En pleine crise de narcissisme, Saumon agile devient fou et se voit révolutionner le cinoche d'action (faut le voir en interveiw s'autocongratuler en disant que terrain miné risque d'être le premier film d'action a obtenir l'oscar du meilleur film!!! my god!!!) tout en appuyant sur des théories philosophiques moisies, synthèse de l'écologisme façon WWF et de mysticisme a l'indienne hallucinant de connerie.
Ainsi tonton Steven devient pote avec les indiens (qui le prennent pour la réincarnation d'un ours...... rah putain mec je t'aime) et va dans les montagnes chercher tout plein de flingues plus gros que lui pour démastiquer ces sales enfoirées de patrons de multinantionales capitalistes qui niquent le monde!!!! (hell yeaaaaaaah)
Dans sa grande folie, Steven nous concocte donc un savant mélange de philosophie façon jean françois bouddha, de baston dans les bars avec des rednecks bourrés , de cassage de bras ultra violent qui nous font regretter nos glorieuses années 80, et de répliques qui tapent en dessous de la ceinture bien comme il faut.... ("c'est toi qu'as les grosses couilles moi je suis une tapette" LA CLASSE!!)

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Steven il apprend la vie aux rednecks en jouant a la main chaude, parce que quand même ils sont cons!!

Un veritable trip narcissique a la gloire de Steven conçu comme une fable écologiste et humaniste (mais quand même tout humaniste qu'il est il va quand même faire exploser des bonhommes hein!!)  Seagal se retrouve en 1994 propulsé mégastar et a donc carte blanche pour faire ABSOLUMENT ce qu'il veut!! il commence donc par se payer le casting 4 étoiles qui arrache (Michael Caine, R lee ermey et plein de seconds roles) et se propulse réal....
Du coup il se lache et se bastonne avec un ours en lui sautant sur le dos pour faire comprendre le conflit interieure qui l'anime (véridique c'est a hurler de rire, le mec il saute sur le dos de l'ours et lui fait une prise d'aikido!!!) , fait la leçon a un poivrot en jouant avec lui a la main chaude et lui récitant l'art de la guerre (!!) , se retrouve a philosopher avec un vieil indien sur la banquise (what the fuck??) , devient le défenseur de tout un peuple en faisant péter une station petroliere,court dans une explosion atomique , démastique toute une bande de mercenaires surentrainés et fait du cheval dans la montagne avec une jolie indienne qui tombera bien sur sous le charme de notre valeureux héros!! (grand fou!!)
C'est la que le film devient une experience incroyablement jouissive pour quiquonque a un tout petit peu d'admiration pour notre gros bourrin casseur de bras et de jambes, chacune de ses apparitions est soutenue par une musique héroique (signé basil poledouris tout de même excusez du peu) qui met bien en valeur la carrure surhumaine de notre andouillette favorite (mouhahaha)

Mais le clou du spectacle apparait bien entendu a la toute fin du film, juste apres le fameux finale pyrotechnique que Steven doit a ses fans (bah oui quand même c'est pas une gonzesse bodiou!!), le bonhomme se permet un bon gros face camera durant lequel il s'adresse aux indiens (et devient leur messie.. vache .... Steven je te jure .... je sais plus quoi dire, t'es trop fort!!) et se lance dans un discours de 10 minutes montre en main lors duquel il explique sur un montage qui montre des animaux englués dans le pétrole et des villes enfumées par la pollution des voitures, que la planete est en danger et que si on ne fait rien et bin la planete elle va mourrir et que les oiseaux hé bin quand même ils sont gentils et que quand même c'est pas très bien de les engluer dans du pètrole....
Un final hallucinant lors duquel steven propose tout simplement la solution du bonheur universel (selon Steven hein) en dénonçant les travers de la societée moderne et son trop profond mépris pour l'environnement, le gars nous fait donc prendre conscience, apres avoir buté la moitiée de la planete (et avoir accessoirement fait exploser une station petroliere en plein millieu de l'océan) , qu'il faut tous que l'on fasse un effort individuel et que l'avenir de la planete est entre nos mains... waaaaaaah!!

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Steven il prend la pose devant le feu parce qu'il le vaut bien!!

C'est la a cet instant précis qu'on se rend compte que terrain miné est purement et simplement un film qui défie toute analyse critique rationelle, impossible de mettre en doute la sinceritée de Steven seagal, mais son film semble avoir été conçu par un petit bonhomme de 8 ans qui a trouvé un oiseau mort et qui se dit que la vie c'est quand même dégueulasse, terriblement moralisateur, d'une candeur qui devient touchante (oui enfin faut être un peu bourré!!) à la longue, le film vaut surtout le coup d'oeil en regard de ses ambitions démesurées, Steven Seagal se rêve carrément en train de réaliser le nouveau Danse avec les loups (y a même un clin d'oeil) mais au final se retrouve rattrapé par ses pulsions les plus cradingues (mais nous on aime ça Steven quand tu bousilles des mecs continue merde!!) le résultat est ovniesque, sorte de mix improbable entre le film d'action a la mode 80 et le grand film épique (complètement a la masse mais ça en a les ambitions), cette indécision se manifeste dans des scènes qui en deviennent surréalistes (les indiens sortant carrément une moto neige d'on ne sait ou pour que Steven puisse aller plus vite, ou encore Steven avec une veste pas possible faisant exploser une bombe  au ralenti et en regardant la camera avec sa tête d'endive) du coup aussi mauvais soit il formellement (encore que le film ne soit pas plus mal torché que n'importe quelle autre bouse d'action des années 90, c'est juste qu'il est quand même beaucoup plus ambitieux) Terrain miné est une oeuvre veritablement fun (au millième degré hein!!) , bête comme mon pied gauche, mais indéniablement touchante dans sa propension a représenter de maniere fracassante la vision démesurée d'un loser magnifique, le film sera un bide monumentale et marquera le début de la fin de la carriere de notre pandi panda préferé.... Steven avait signé la une VRAIE oeuvre cancre!!

-kitano jackson-

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lundi 6 novembre 2006

DRAGON L'HISTOIRE DE BRUCE LEE


POUR LANCER LA MUSIQUE DU FILM CLIQUEZ SUR LECTURE , LE THEME PRINCIPALE COMPOSE PAR RANDY EDELMAN SE FERA ALORS ENTENDRE

Réalisé par Rob Cohen

Avec Jason Scott Lee , Lauren Holly , Robert Wagner , Michael Learned , Nancy Kwan

Ecrit par Robert Clouse et Linda lee Caldwell
Durée : 120 minutes

La vie de Bruce Lee revue et corrigé par sa femme et une bande d'imbéciles encravatés ça vous tente ? non hein ? et pourtant c'est ce que nous propose ce "DRAGON: THE BRUCE LEE STORY" , raconter en deux heures la vie d'une veritable légende du cinéma en nous montrant ses doutes , ses peurs et ses combats de tous les jours (tin tin tin)
Alors bon on ne va pas tourner autour du pot , ce film est une bouse intergalactique , de ses oeuvres qui vous ferait presque regretter votre passion du cinéma , je dis presque , car on sait aujourd'hui que les plus belles fleurs poussent sur du fumier.

Réalisé par le nullissime Rob Cohen (beni soit tu ô grand Rob tu troneras a jamais au panthéon de mes realisateurs cultes ,  car tout ce que tu fais est nul et pour cette raison je tenais a te dire que je t'aime!!) a qui l'on doit des navets grand luxes du style XXX , FURTIF ou encore FAST AND FURIOUS , dragon l'histoire de bruce lee est un exemple hilarant de foutage de gueule cinématographique , non pas en raison d'un sujet qui peut déja paraitre ininteressant avant même vision de la chose , mais bel et bien pour cause d'idiotie évidente de la part de tous les responsables de cette farce.
En effet sous l'impulsion de la femme du Grand Bruce , Linda Lee Caldwell , Les producteurs et leur toutou Rob Cohen s'évertuent a Triturer Histoire et réalitée comme ça les arrange , fonçant ainsi tout droit dans la beauffitude la plus crasse , évitant tous sujets facheux pour les fans de l'artiste martiale , et tentant l'iconisation a outrance d'un Jason Scott lee Ridicule en Clone Tordu de Bruce Lee poussant des petits cris de femelle gnou en rute toutes les trois secondes histoire de rappeler qui il est.
La démarche aurait pu être agaçante voir carrément gerbante si il n'en résultait pas un ovni complétement inclassable et surtout complétement INCOMPREHENSIBLE , Explications.


c'est beau l'amour quand même....

En effet , de cette profonde malhonnetetée nait un film complétement Tordu , qui deviendra , pour quiquonque possede une vision un peu décalé , un veritable ovni culte , tout y est absolument raté , de sa love story bidon a sa tentative d'iconisation de Bruce lee.
Ainsi vous pourrez jouir de la vision d'un bruce lee face au soleil couchant raccompagnant sa belle mère , mais en fauteuil roulant , vous aurez droit a des bastons ridicules contre des mechants chinois qui se termineront systematiquement par Bruce/jason Scott Lee goutant son sang comme dans les films avant de s'énerver et de tataner la gueule des bad mother fucker qui lui cherche la merde (parce que c'est bruce lee quand même hein faut pas déconner) , vous aurez droit a un beau message d'espoir sur fond de musique bien sirupeuse et a un humour bas du front distillé par le black de service.

Les bastons parlons en , inserés malencontreusement dans le scenar lorsque les producteurs se sont rendus compte qu'ils faisaient un film sur un obscur gaillard pratiquant les arts martiaux , elles n'ont ni queue ni tête et semblent avoir été choregraphiés par jean lefebvre (oui quand il était encore vivant... encore que...).
Encore une fois le gloubiboulga résultant de la démarche intellectuelle de toute cette petite bande de passionés du cinéma que sont Rob cohen et ses amis , donne lieu a de veritables moments de poilades , le rire nait en effet ici des paradoxes honteux que le film défends sans rougir , ainsi Bruce lee fait voler ses ennemis a douze metres en leur mettant un coup de saton , pousse de petis cris de hyenes chaque fois qu'il est en colere , et se la pete façon admirez mon jeu de jambes dés qu'un mec lui cherche des crosses.
Du coup toutes les tentatives d'humaniser le personnage (mais je vous rassure on reste dans le cliché ENORME hein) sont systematiquement ruinés par l'acharnement qu'ont les producteurs de montrer Bruce lee sous le seul et unique spectre de l'icone qu'il est devenu apres sa mort , leur connaissance réel de ce cinéma étant tres limité (et le spectateur étant consideré comme un idiot) les stigmates de cet effort se cristalise a grand coups d'énormités magnifiques , ainsi Bruce lee l'homme est décrit comme bruce lee la légende , ou pire comme bruce lee le personnage de film , ce qui donne une sorte de dimension grotesque  au personnage et a tout ce qu'il fait , il a une embrouille au boulot ? il fait des saltos sur les toits et se fritte avec des cuistots , il guérit de sa blessure au dos ? il se met a marcher sur les mains et ainsi de suite , le pire c'est qu'a la longue cette idiotie se confond avec une certaine forme de candeur qui finit par toucher au détour de certaines scenes .....


Yaaaaaaaaaaaaaaaa ta !! prends ça sale méchant chinois raciste des americans qui fait rien que m'embeter , car je suis bruce lee l'acteur qui a joué dans le jeu de la mort et dans operation dragon, tu les as pas vu ou quoi ???

Ainsi le comble du comble apparait de maniere subtile (je déconne ne fuyez pas) losque les responsables du film ont l'idée de symboliser la peur qui assaille bruce dans l'allegorie d'un fantome samourai pas cool , mais vous savez quoi? brubru il va quand même lui casser sa bouche a ce vieux fantôme millénaire qui fait rien que l'embeter (et il lache bien évidemment un petit cri ridicule avant de le tuer).
Ainsi au bout d'une heure de film on se demande sincerement si le spectacle est malhonnete ou bete comme ses pieds (ou bien les deux) car cette volonté de confondre légende et réalité de maniere systématique en devient carrément hallucinante lorsqu'elle témoigne d'une ambition évidente de se poser en grande fresque cinématographique façon Gandhi de Richard Attenborough , de la nait cette émotion gênante qui définit si bien les plaisirs coupables , et pour peu qu'on s'y laisse prendre le film parvient même a vous émouvoir par sa paradoxale naivetée , Rob Cohen y croit a fond et ne voit même plus a quel point ce qu'il filme ou dit est ridicule (de cette maniere le film se termine sur l'un des plus beau foutage de gueule consensuel jamais vu , puisque lorsqu'enfin ce qui interesse VRAIMENT tout le monde va être révelé [a savoir la mort de bruce lee] on entend la voix de la femme de Lee dire lamentablement " tout le monde se demande comment bruce est mort mais je prefere me rappeler comment il a vécu", et jason scott lee imite  bruce lee devant le soleil couchant.... MAGNIFIQUE) , ajoutez a cela une bonne vieille morale anti raciste qui vous assome de bonne conscience et vous aurez compris que Dragon fait partie de ces experiences cinématographiques qu'il est impossible d'oublier , une bizzarerie née de plusieurs envies contradictoires , une veritable boursoufllure dont on se demande bien comment elle a pu être produite et lancée en salle en l'état...


Yaaaaaaaaaaaaaaaa ta !! prends ça sale méchant fantome millenaire qui fait rien que m'embeter , car je suis bruce lee l'acteur qui a joué dans le jeu de la mort et dans operation dragon, tu les as pas vu ou quoi ???

Et pour toutes ces raisons , Dragon est un film que je vous conseille donc vivement (perso je vais me payer le DVD et me le mater une bonne douzaine de fois), un indispensable dans sa DVDteque nanardesque , ne serait ce que pour ce plan hilarant de jason scott lee handicapé hurlant sur sa femme ( je refuse que tu me vois comme ça je suis fini bouhouhouhouh et puis on enchaine avec la musique de l'espoir et des dialogues a deux balles , putain j'adore ce film une petite replique magique au passage " hé toi le chinois viens la , je vais te débrider!!") , Dragon merite toute votre attention , faites chauffer les pizza décapsulez des bieres invitez vos potes et asseyez vos confortablement dans votre canapé , une cigarette qui fait rire sera la bienvenue , inserez votre DVD de dragon dans votre lecteur (en VF c'est indispensable) , et vous tenez une soirée que vous n'oublierez pas ... aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ça faisait longtemps, et ça fait bien plaisir!!

-KITANO JACKSON-  Sinon messieurs les producteurs , pour le numero deux Bruce Le veut bien se dévouer pour jouer le role de son idole!!

brucele

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jeudi 28 septembre 2006

les quatres fantastiques

Réalisé ar Tim Story en 2005

Avec jessica alba et tout un tas de beaux gosses faisandés qui ne savent visiblement pas jouer la comedie (et , non je ne suis pas mechant)

Attenion bouse intergalactique en approche , déconseillé a tous ceux qui ont revé en lisant le mythique comics de marvel , et puis tant qu'on y est déconseillons le également a tous ceux qui aiment le cinema et puis aussi aux autres , enfin déconseillons le a tous le monde.
Car a bien des egards fantastic four apparait comme un ratag total et integral , un foirage hallucinant a tous niveaux , ecriture réalisation post prod , une véritable catastrophe hallucinante de nullitée.
Et a qui doit on ce grand moment de cinéma qui devrait faire rougir Renny Harlin ?

Stan Lee ? Tim Story ? les costards cravates de marvel prod ?  bon pour faire simple prenons les tous melangeons un peu tout ça ( au shaker pas la cuillere) et on obtient un beau speciment de coupable.
Car qu'on se le dise si la simple idée de voir Tim Story réaliser un film (le mec a quand même réussi a torcher le remake americain de taxi , deja fallait le faire , mais avec queen latifah dans le role de samy naceri.... no comment) suffit pour que mon estomac soit soudain pris de virulents spasmes débouchant sur de méchants reflux gastriques (oui bon ça me file la gerbe quoi) , le merite de ce ratage n'est pas a mettre entierement sur son dos.
D'abord stan lee qui depuis longtemps ne rêve plus de super heros mythique mais plutot de billets verts en grosse quantitées , se fout royalement de la gueule du monde , et il est temps de faire descendre ce grand bonhomme de la BD de son piedestale , oui Stan lee nous prend pour des deb et est en train de permettre le niquage en masse de tous les super heros qui nous ont fait rêver étantr gamins , ainsi apres Daredevil c'est au tour de la chose de passer au carsher qui nettoie pour plaire aux djeuns , et c'est la que les producteurs interviennent.

En effet , n'ayant pas une minute reflechi a la portée mythologique du récit qu'ils choisissaient d'adapter ,  nos costards cravates adorés ont choisi de viser systematiquement le slibard a l'aide de blagues bas du front qui vont bien faire marrer votre petite soeur de deux ans et encore vaut peut être mieux la faire fumer avant (non je déconne ne faites pas ça !!! bon euuuuh je décline toute responsabilité dans cette affaire) , une honte.
Le puire dans tout cela c'est que le film ne cache même pas sa profonde malhonnetetée , visant ouvertement les ados prépuberes qui se masturbent devant les photos de jessica alba , ils détournent litteralement le propos du materiau d'origine , utilisant ce yes man de Tim Story pour servir leurs ambitions purement mercantiles , ils vrillent le propos a grand coup de musique djeuns hors sujet , de scenes d'action filmées a deux a l'heure et de psychologie de supermarché hallucinante de ridicule.
ainsi sous l'impulsion malhonnete des biznessmen responsables de cette purge , le docteur fatalis devient un beau gosse faisandé qui pete un cable avant de se faire exploser comme une grosse merde , la chose se transforme en poussée d'acnée ambulante qui souffre (ooooooh pauvre petit....) et la torche risque de vous cramer les yeux et les oreilles a grands coups de blagues pas droles (et carrément hors sujet).
La torche tiens parlons en , personnage symptomatique de l'idiotie absolu des commenditaires de cette pantalonnade , personnage mythique et centrale du comics , incarnation même de la puissance a l'état pur , il devient un sidekick tête a claque servant une non ambition absolu , déblaterant des conneries visiblement écrites par jordy (voila ce qu'il a fait pendant ses longues années d'absence) censé détendre l'atmosphere (encore faudrait il que ça soit tendu) , la torche devient l'incarnation parfaite du mépris profond dont font preuve les costards cravates envers le public.

Une grosse farce mercantile donc , qui risque bien de vous faire dormir avec ces trois pauvres scenes d'action sortis d'un mauvais michael bay (remarquez j'aurais pu juste dire un michael bay tout court hein...) ses repliques cretines et ses personnages non joués. (car bon faut bien l'avouer elle est plutot mignonne la jessica mais elle joue comme une savatte et encore une savate de serie z hein ! ) Les producteurs et leur chien chien Tim Story (c'est pas dur a se rappeler c'est comme toy story mais avec tom a la place.. bon ok je sors ==> ) ayant délibérément choisi de tirer ce récit originellement épique vers la comedie débile pour attardés mentaux pour mieux remplir leur portefeuille on est en droit de redouter la suite qui en plus mettra en scene l'un des plus beaux super heros jamais créé , je veux bien entendu parler du surfer d'argent , alors je vous en prie messieurs dames n'allez pas voir la suite ça nous evitera de souffrir a la vision d'un surfer en feraille déblaterant des blagues a toto sur fond de kyo dans un éventuel troisieme épisode !!!

- kitano jackson - le cinquiéme fantastique. ( j'ai le même pouvoir que Mr fantastic a savoir celui d'allonge une partie specifique de mon corps... je veux bien entendu parler des pieds bandes d'obsedés)

Bloodsport_20__20Chong_20Lee__20_You_20Are_20Next_

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vendredi 22 septembre 2006

ALLIANCE CHERCHE DOIGT

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Un film de

Jean-Pierre Mocky

France ; 1996 ; 1h30

Scénario de Jacques Bacelon ; Jean-Pierre Mocky & Dominique Noquez

Sortie le 17 septembre 1997

Avec : Carmen Maura (Geneviève Lechat) ; Guillaume Depardieu (André Lechat) ; François Morel (Jean Morlaud) ; Florence Geantil (Laurence) ; José Garcimore ; Christophe Bier

Directrice de l'agence matrimoniale "Coeurs en Fête", Geneviève Lechat décide d'offrir à son fils André la gestion de sa société sur Internet. Belle aubaine pour André, ethnologue sans le sou. Le hasard lui fait rencontrer Jean Morlaud, un vendeur de voitures qui vient d'acquérir une ferme en Normandie et qui cherche à tout prix l'âme soeur. Ayant essuyé bien des échecs, il attend beaucoup de l'agence d'André. Hélas pour lui, ces nouvelles rencontres s'avèrent tout aussi infructueuses. Jean s'en plaint à André, qui finit par se brouiller avec lui. Obstiné, Jean décide de recourir au savoir-faire de Geneviève Lechat elle-même; il s'invite un soir chez elle et repart conquis par son professionnalisme... et son charme.


Sans nul doute, l’un des films de Jean-Pierre Mocky qui a le plus affreusement mal vieilli. Les rencontres bien avant Meetic où l’internet fait des émules et des heureux, Mocky en a parlé en clin d’œil, dans Ville à Vendre où sa femme, Laura Grandt disait à l’époque à Tom Novembre (alors ex PDG d’une boite d’informatique) : « un jour, on choisira l’âme sœur sur ordinateur ». J’ai toujours apprécié ce côté visionnaire dans les mots de Jean-Pierre Mocky, sauf que pour l’heure, en 1996 où il faut passer à l’acte et montrer au grand jour qu’il est possible de faire des rencontres sur internet, Jean-Pierre Mocky place cet odieux Guillaume Depardieu devant l’écran d’un minitel ! Souvenez-vous, en 1996, le minitel est encore sur les rails mais l’outil internet suit les voies du 21ème siècle à vitesse grand V. Ce qui donne en 2005, un sacré coup de vieux à cette comédie romantique tous clichés dehors, car même si Jean-Pierre Mocky est derrière la caméra, secondé par une solide interprétation, « Alliance cherche doigt » est un gadin total, une horreur que les enfants aujourd’hui âgés de 9 ans se moqueront tellement, que l’évolution a rendu puant ce misérable film au succès pourtant bienvenu de la part du public. La critique, toujours désarçonnée, hurle au désastre une fois de plus et moi, tout seul dans ma salle de cinéma, je rigole d’un François Morel qui me fait déjà bien marrer au sein d’une troupe pas comme les autres : les Deschiens. Alors tu vas me dire, ami cinéphile : « Jean-Pierre Mocky, il en a réalisé combien des bouses ? ». Un peu mon p’tit ! Une petite dizaine qui ne mérite pas vraiment le détour. Mais il est aussi l’auteur de grandes œuvres encore méconnues. Vas dans le premier ciné-club du coin de ta (grande) ville et jettes-toi sur les documents de l’albatros ou de la cité de l’indicible peur, là tu verras à quel point Mocky savait être bon tout en dénonçant l’absurdité avec une hargne violemment expressive. Dans « Alliance cherche doigt », à l’instar du déjà vieux « l’étalon » avec Bourvil réalisé en 1969, les gags tombent eux aussi à plat. Ce film pourrait servir comme œuvre charnière à une remise en questions. L’assez médiocre (pour ma part) « l’étalon » a précédé la sortie du film culte Solo en 1970. Le problème avec « Alliance cherche doigt », c’est qu’en 1998 est sorti Vidange, autre gamelle cinématographique de Jean-Pierre Mocky. Pas de réelle originalité une fois de plus, le cinéaste vieillit et se sert de son âge comme d’une fatalité : « Ville à Vendre », « le mari de Léon », « Vidange » et « la candide madame Duff » où les sujets donnent prétexte à des situations où le bonhomme se trouve soit trop gros, soit trop vieux, plus assez sexy et dans un cas plus extrême où il dénonce la vieillesse chez l’être humain en se servant de cobayes pour des expériences pharmaceutiques : « Ville à Vendre » ; au ton résolument ironique.

Mais apprécions « Alliance cherche doigt » pour ce qu’il est vraiment ; une comédie de mœurs pas assez méchante et qui éclate comme un ballon de baudruche qui perd toute gravité viscérale. Le monde Mocky est à part, il rejoint les grands d’avant-guerre, les mots à la Prévert (Joseph Kosma a signé plusieurs bandes originales pour le cinéaste) et le bon temps où le héro mourrait à la fin, comme autant de naïveté dans le romantisme et de désespoir dans le drame le plus absurde. Seuls bons points dans « Alliance cherche doigt » : une scène dans le métro parisien réussie où utopie rime souvent avec réalité, la divine Carmen Maura (l’échappée d’Almodovar) et la réalisation ; propre, offrant une cure de jouvence à une carrière qui ressemble plus au chemin de la rédemption qu’à la route de la gloire.


Et pour toujours en savoir plus :

Directeur de la photographie : Edmond Richard

Editeur cassette vidéo VHS : Le Studio Canal (1998)

PFC Vidéo

Lonely Pictures

Box-office : 13 752 entrées en fin d’exclusivité

Nombre de salles (France) : 40

Nombre de salles (Paris) : 11

Nombre d’entrées première semaine (France) : 6280

Nombre de semaine d’exclusivité (Paris) : 3


-LE SHAMAN-

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VIDANGE

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Un film de Jean-Pierre Mocky

France – 1997 – 1h33
Scénario de Jean-Pierre Mocky ; Michel Grisolia ; André Ruellan
Sortie le 21 octobre 1998

Avec : Jean-Pierre Mocky (Castellin) ; Marianne Basler (Mireille Bertillet)


Mireille Bertillet, petite juge de province fiancée à un pharmacien ennuyeux, mène une vie routinière. Lorsqu'elle reçoit sa mutation inattendue au Palais de Justice de Paris, elle se prend à rêver d'une grande carrière à la capitale et quitte son fiancé. Elle doit en fait sa nomination à un procureur, qui a délibérément favorisé son dossier pour mieux contrôler cette juge inexpérimentée. En effet, elle va devoir traiter des affaires douteuses qui impliquent nombre de personnages éminents de la vie politique et religieuse. Cherchant à faire le jour sur ces sombres affaires de corruption en faisant fi des pressions, Mireille va rencontrer sur son chemin un certain Castellin, chargé de l'éloigner de la vérité.


Il y a des années, Jean-Pierre Mocky s’est forgé une notoriété d’anarchiste et d’individualiste notoire vis-à-vis des rôles qu’il interprétait dans ses films. Cinéaste marginal selon quelques détracteurs, il a su s’imposer, en pied de nez de nombreux de ses collègues, en maître d’un genre qu’il a pratiquement (ré)inventé : le film à faible, voir très faible budget mais armé d’un panel de vedettes de n’importe quelle génération. Un cinéaste iconoclaste, magouilleur de la pellicule et brûleur de bons sentiments envers la société moderne, la politique et tous ses travers, la corruption ou encore la religion en imposant sa verve anticléricale ; à plusieurs reprises d’ailleurs. Dans « Vidange » il est encore question de religion, plus complexe cette fois-ci que dans les farces « le miraculé » ou « un drôle de paroissien » qui à ce jour, demeurent ses plus gros succès commerciaux. Dans « Vidange », le ton est plus dramatique et les dialogues sont vifs ! Ils répercutent à merveille la hargne revendicatrice de l’auteur. Malgré un budget assez ridicule, Jean-Pierre Mocky réussit à s’offrir Marianne Basler (« le Beauf ») et à dénoncer encore la corruption dans le milieu juridique.

Bien que le sujet soit une fois de plus assez important et d’actualité, le film est mou, pas vraiment le résultat tant espéré. Mocky acteur, dans l’ensemble, même s’il vieillit avec les années (normal) reste très juste, moins monolithique qu’à une certaine époque. Il a épaissi et il s’interroge devant sa glace (en voyant sa jeune conquête Marianne Basler sur le lit, ivre morte et à demi nue) : « Tu vieillis mon gars, faut pas la rater ». Malgré cela et cette vitalité à toujours vouloir faire jeune, l’acteur-réalisateur tourne néanmoins en rond. Le film est rehaussé par des dialogues vraiment corrosifs et qui rappellent les meilleures (mais non moins tendres) années du pépère : « De là on ne distingue pas vraiment le papillon mais on voit la larve » ou encore, à l’évêque (accusé de pédophilie) : « Vous salissez la paroisse ! » Mocky rétorque sans broncher : « On ne salit pas la merde ! »

Vous êtes prévenu, un vrai pavé dans la marre aux connards. Dommage que le film ne suive pas le bon sentier et s’embourbe déjà une, dans une esthétique vraiment moche, autant le dire : c’est mal tourné (les travellings en 1998, ce n’est plus à la mode) et deux, les quinze premières minutes sont d’un rasoir qui ne nous motive pas vraiment pour connaître la suite. Donc on coupe le poil le plus long et on arrête ! Entre des piteux acteurs qui jouent comme des pieds et des « monstres » comme Jacques Legras ou Alain Fourès (de l’école Mocky) il y a un précipice énorme et au final, tout le monde dégringole dedans et s’écrase dans la mièvrerie la plus profonde.

« Vidange » n’est pas exceptionnel. Il propose cependant une vision très réaliste du monde juridique, de ses promesses et de sa honte (en déviance). Les juges crapuleux sont mis en examen, car « Vidange » est avant tout un film sur les mises en examen : plus de 150 en 1998 dont celle de Patrick Poivre d’Arvor, rappelle Jean-Pierre Mocky dans un interview souvenir. Le sujet est brutal, choquant et les chaînes de télévision hésitent une fois de plus à diffuser le film. Avec le soutien et la confiance de Canal+, Jean-Pierre Mocky se sent à l’abri. La chaîne diffusera bien le film en novembre 1999 (date où je l’ai vu) mais à des heures pas possible. Lors de la première diffusion, le film est passé après minuit, remplacé par un match de boxe ! Encore ce virulent acharnement sur le cinéaste qui n’en peut plus. Après ce film (semi échec dans les salles, sur papier : chef d’œuvre) le réalisateur de Solo ne projettera que ses films dans une salle qu’il a racheté, un ancien cinéma porno : Le Brady, salle mythique du mouvement underground des années 70.



-LE SHAMAN-

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TOUT EST CALME

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Un film de

Jean-Pierre Mocky

France ; 1998 ; 1h20

Scénario, montage, production de Jean-Pierre Mocky

Sortie le 12 janvier 1999

Avec plein de gens pas connus et mauvais comme des cochons mise à part la truculente Patricia Barzyk et son Don Juan de concubin, Jean-Pierre Mocky ainsi que Dominique Zardi.

Un bien joli patelin dans le coeur de l'Europe profonde. Aucune usine, pas de pollution, difficile d'accès, 200 habitants, invisibles des grandes routes, vive l'Ecologie. Oui, mais quand j'y suis arrivé, plutôt malgré moi, et que j'ai vu des paisibles agriculteurs sur leurs tracteurs à côté d'ados s'exerçant à la grenade, de jeunes filles charmantes qui avaient onze assassinats sur la conscience, ça m'a flanqué une trouille dont je ne me suis pas relevé...

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Je profite de la sortie DVD de ce petit nanar sympathique mais hautement dispensable pour vous parler avant tout de ce qu’il est : un film de Jean-Pierre Mocky (en bon terme, cela devrait être une découverte pour les novices et un grand film pour les puristes et les originaux). En 1998, sir Mocky, déçu du semi-echec de Vidange décide de reprendre du poil de la bête sans pour autant se reposer indéfiniment sur ses lauriers. C’est ainsi qu’il met en chantier son prochain film : « les saigneurs du village » où il conte les agissements d’une secte très secrète, pratiquement sous terre depuis Henri IV et qui aurait contribué à éliminer plusieurs « têtes » gênantes du système mondial. Quel sujet ! Par delà l’originalité de pépère Mocky, « Tout est calme » est une vraie bouse, un objet filmique non identifié qui ne mérite presque pas le coup de torchon tellement il est moche, déglingué et pas assez fou (à l’instar de ses récentes productions). Jamais auparavant, je n’avais ressenti cela devant un Mocky, même aussi décevant soit-il (et pourtant je les ai presque tous vus !)

N’empêche que bon, en 2000 donc, après des années au placard pour cause de droit et d’un j’m’en foutisme de la part de Jean-Pierre Mocky à vouloir sortir les films qu’il veut quand il le désire dans sa salle « Le Brady », gonflé quand même le mec, il nous les briserait presque, je monte à Paname pour découvrir ce nouveau ‘ef d’œuvre de mon réalisateur français préféré, celui que je trouve le plus extrême, le plus original et le plus décadent de mon beau pays. Y’a de quoi devenir gaga en voyant une telle soupe « MINGE TO SOUPE !! » mal jouée, tournée à la tronçonneuse cette fois-ci enrayée que même Leather Face n’aimerait pas trancher et surtout très mal éclairée. Je ne sais pas ce qu’avait bu Edmond Richard (aurait-il vu le fantôme de Buñuel lui dire « tu n’es qu’un enfant de p….. ? ») mais en tout cas, il était grave atteint et la caméra a vraiment du mal à suivre les saynètes pas possibles de nos deux héros tout droit sortis d’une série TV à la noix de coco. Depuis, qu’ont-ils faits ? Rien d’autre que des séries TV à la noix de coco.

Alors, on rencontre sur notre chemin une belle Julie Fournier à poil sur un Dominique Zardi en baron de la drogue. Elle le tue. Ne s’embarrassant plus de détails minimalistes mais non moins importants dans le meurtre : le sang (et ce depuis pas mal de temps déjà), Jean-Pierre Mocky, en bon fouteur de merde et génie dénonciateur qu’il est, d’une verve revendicatrice qui reste cependant à saluer, fait tuer un pape par un couple de vieillards, tue un ministre par une gamine et dépose des scorpions un peu partout. Tout ceci avec une telle ringardise qu’il est difficile de ne pas rire (involontairement bien sur, mais c’est ça le plus drôle !)

Bon, vous l’aurez compris, « Tout est calme » n’est pas un bon film de Jean-Pierre Mocky. Interprète, il donne plus l’impression de sur jouer que d’être naturel comme dans « la candide madame Duff » ou, un peu plus loin (et d’une extrême vulgarité) dans « le mari de Léon ». J’ai été très déçu, limite énervé de voir ce film sortir en DVD avant quatre autres grandes œuvres du maître, absentes sur support numérique (à savoir : « Chut ! », « Les vierges », « Noir comme le souvenir » et « le mari de Léon »). La colère ne peut se contenir. Croyez-moi, il reste une petite dizaine de films de Mocky à paraître en DVD, ceux-là n’étaient pas indispensables dans l’immédiat.

Au niveau de l’interprétation, en plus d’une Julie Fournier, jolie gueule quand même mais incapable de finir une phrase sans ajouter un « mon gars » bien de la campagne du plus profond de la Beauce ou de la Franche Conté (lieu où est réalisé le film, ils ont dû en bouffer de la cancoillotte, oh gé !), et elle s’appelle Pôôôôline, on rencontre un jeune pseudo sosie de Pierre Cosso répondant au nom de Julien Guéris, infâme interprète aussi mauvais qu’un cochon qui aurait oublié de dire « maman » alors qu’il sait qu’il ne pourra jamais le dire. Si, si, observez ce cochon et vous vous rendrez compte à quel point il est triste de ne pas dire ce qu’il voudrait vraiment dire et qu’on le prend pour une con comme ça à le mater !… Pour Julien Guéris, c’est un peu ça, photogénique, il n’arrive pas à dire une réplique correctement. Dans le plan où on le voit pour le première fois, je crois (si mes souvenirs sont bons) qu’il est en train d’ouvrir une voiture par infraction. On ne sait pas trop pourquoi… Jeune truand quand tu nous tiens… Mais là n’est pas le problème. Le problème survient quand on voit la sale gueule de l’entarteur belge Noël Godin avec son chapeau sur la tête, la bête qui sévit et bondit sur des proies telles que BHL, Godard ou je ne sais plus qui. C’est pitoyable de voir un grand comme Jean-Pierre Mocky s’enfoncer dans un tel degré de démagogie où la surnage totale est en pleine obturation.

Rien de plus, vraiment, ne serait-ce qu’un décor minimaliste (le fric, c’est chic : air connu) qui sert de village moyenâgeux et donne cet aspect fantastique (et encore on est loin de « Excalibur » de John Boorman ou « La voix lactée » de Luis Buñuel ou encore le récent « Le Village » de M. Night Shyamalan) à l’œuvre aussi débridée qu’un dé à coudre. Malgré les obsessions de Mocky pour le surréalisme, les ambiances oniriques et glauques, la mise en scène « autre » qu’un type connu et reconnu du cinéma français, « Tout est calme » ne fait qu’assembler les clichés et l’esprit de fiction à la mords-moi le nœud digne d’un épisode de « Code Quantum » ! En bref : passez votre chemin…

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Et pour toujours en savoir plus :

D’après le roman « les saigneurs du village » de William Judson

Titres de tournage : les saigneurs ;

Dialogues de Philippe Piazzo

Directeur de la photographie : Edmond Richard

Musique de Eric Demarsan

Lonely Pictures / Carlotta Films

Box-office : 4914 entrées


-LE SHAMAN-

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mardi 19 septembre 2006

LES ARAIGNEES DE LA NUIT

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Un film de

Jean-Pierre Mocky

France ; 2001 ; 1h31

Scénario de Jean-Pierre Mocky ; André Ruellan

Sortie le 17 avril 2002

Avec Jean-Pierre Mocky ; Patricia Barzyk ; Dominique Zardi ; Michel Bertay et plein de gueules non disposés à jouer dans ce foutoir !

A quelques jours de nouvelles élections présidentielles, cinq candidats sont encore en lice. Seulement voilà, ils disparaissent tour à tour, de mort violente. L'inspecteur Gordone, qui a ses entrées dans les plus hautes instances de l'Etat, est chargé de l'enquête. Ses soupçons se portent successivement sur chacun d'entre eux.
Comment tous ces candidats ont-ils trouvé l'argent pour leur campagne ? Y aurait il une relation avec une récente série de hold-up sanglants ? Quoi qu'il en soit, le bénéficiaire de ces crimes est bien décidé à ne pas s'en laisser conter par l'encombrant inspecteur.

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Y’a-t-il un français dans la salle ? Y’a-t-il un français suffisamment con pour aller voir ça ? Dans la salle… (Le Shaman, avril 2006)

Jean-Pierre Mocky, réalisateur atypique et culte du cinéma français, différenciable entre tous. Pied de nez de la Nouvelle Vague au début des années 60 avec des comédies violemment subversives, n’est plus qu’une caricature de lui-même en 2002 (quoi qu'avant c’était pas mieux). Avec « Les araignées de la nuit », énième retour aux sources d’un cinéma noir teinté de surréalisme, ne parvient pourtant jamais à distraire le public (et occasionnellement les fans) jusqu’au bout. Niveau réalisation, ce nouveau Mocky sent le caca. Utilisant la DV pour permettre une approche un peu plus documentaire (tentative assez réussie avec « le glandeur » en 2000) et une liberté opportuniste, Jean-Pierre Mocky se heurte à ses propres limites (qu’il a déjà bien explosées avec quelques bouses incommensurables genre « Tout est calme » et « Alliance cherche doigt »). Mettant en scène un sujet similaire à celui de Solo, « Les araignées de la nuit » bien qu’inédit sur support vidéo (j’au eu le malheur d’acheter le DVD), ne transpire pas l’originalité qui faisait la force du film culte de 1969 (à croire que Mocky n’est plus Mocky et n’a cessé de l’être depuis 1995). Par conséquent, l’humour noir très cheap fait rarement décrocher un sourire (ou alors tordu, style rictus made in Clint Eastwood qui vient de marcher dans la bouse de vache). Les atrocités sont bien entendu au milieu de ce bordel que seul Mocky peut gérer (en tant que formidable directeur de comédiens, il faut le reconnaître tout de même). Sur une trame pourtant classique à son répertoire : une organisation secrète tue les cinq candidats aux présidentielles, Mocky installe ses obsessions ainsi qu’une ambiance pour le moins oppressante. Les meurtres, quasi irréalistes mais néanmoins superficiels, ne donnent vraiment pas l’impression que Mocky fut l’un des seuls cinéastes français à éliminer des personnages avec autant de cruauté et de violence (et on repense immédiatement au génialissime A mort l’arbitre ! réalisé en 1983). Au niveau de l’interprétation, c’est la cata, l’hécatombe la plus totale, le carnage le plus insignifiant, le massacre le plus dubitatif, la scatologie la plus débilement infâme (bon j’arrête là, ok…) ; quand des civils veulent essayer d’avoir une diction en jouant sur de l’impro (puisque Mocky n’a pas le temps de leur expliquer ce qu’il se passe), ça sonne terriblement moche à l’oreille que vos cages à miel risquent d’exploser leur cérumen par votre cul (pardon…) !

Alors toi, ami lecteur de ce blog somptueux (lèche cul, va), tu vas me dire : « pourquoi autant d’acharnement sur un film de Jean-Pierre Mocky ? Voyons le shaman, pourquoi ? Explique-nous… » (Non mais c’est vrai d’abord).

Tout d’abord parce que « Les araignées de la nuit » se borne à rester qu’un simple divertissement. Même si le succès fut exécrable ; le film n’est sorti que dans le cinéma « Le Brady », il demeure inédit et à découvrir malheureusement (pareille critique n’assassine en rien gratuitement). Malgré ses énormes défauts de production, de montage et d’exploitation, rien ne fonctionne et le réalisateur a l’air de prendre au premier degré ses échecs cuisants (le fric manque aussi, atrocement LES PRODUCTEURS REVEILLEZ-VOUS NOM DE DIEU !!!!). Pourtant, « la bête de miséricorde » espérait un retour au désespoir et à la noirceur des débuts. Conscient de ne pas évoluer en évitant tous les partis pris de sa personne, Mocky joue au culotté et c’est pourquoi « Les araignées de la nuit », bien que son scénario soit homogène et composite (passant de la farce au macabre, de l’improvisation mauvaise au retournement de situation travaillé lors d’un final fracassant, autre chose : Patricia Barzyk est bonne), le film sombre dans un trouble paranoïaque et carrément englouti dans un anticonformisme défendant cependant le conformisme de ses prétendants : les meurtres des candidats jouant comme des merdes furent annoncés avec « Vidange » en 1998 et se confirment dans ce film.

Autant ne pas en rédiger un roman (à toute épreuve, à l’épreuve de l’épreuve)… « Les araignées de la nuit » est un nanar, excusez-moi de l’annoncer (pourtant, depuis le début, vous l’attendez ce mot), transpirant de démagogie honteuse. Je ne l’avais pas vu car l’exploitation pauvre du film ne m’avait pas permis de monter jusqu’à Paname pour l’apprécier, c’est dommage. Ce n’est pas grave après tout mais 3 ans après (à savoir 6 ans après le très bon « la candide madame Duff », 13 ans après « le mari de Léon », 20 ans après « la machine à découdre » et surtout 37 ans après « Solo »), il est difficile d’évaluer consciencieusement la place réservée pour Mocky dans les prochaines années. La vieillesse n’est pas une fatalité, soit. Rendons grâce au monsieur de nous avoir offert de grands moments de cinéma. Pour « Les araignées de la nuit », attendez donc ses passages à la télévision (s’il passe one day) et évitez ce minable DVD (que moi je n’ai pu éviter, au risque de me péter la gueule en sortant de la Fnac) qui est sorti au printemps chez Pathé à 19.99 €. C’est bien trop pour trop peu, mais comme le dit le dicton : « bien mal acquit ne profite jamais » (j’ai déjà entendu ça quelque part, c’était il y a bien longtemps…)



-LE SHAMAN-

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Posté par cinecancre à 18:02 - NANARS - Commentaires [0] - Permalien [#]



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