lundi 25 février 2008
INDIANA JONES AND THE KINGDOM OF THE CRYSTAL SKULL -TRAILER-
ENJOY.....
lundi 4 février 2008
NIGHT OF THE LIVING DEAD

Realisé par GEORGE ROMERO en 1968
Avec Duane Jones, Judith O'Dea, Karl Hardman, Marylin Eastman, Keith Wayne, Judith Riley, Kyra Schon
Barbra va visiter la tombe de son père accompagnée de son frère. Elle est nerveuse et quand son frère voit un inconnu s'approcher, il se rappelle de ses peurs d'enfants et lui dit: THEY'RE COMING TO GET YOU BARBRA ! Effectivement, il ne se doute pas qu'il a autant raison, mais c'est bel et bien un mort vivant qui l'attaque. Barbra va se réfugier dans une maison en apparence abandonnée, où elle sera rejointe par un jeune homme noir, Ben, qui lui en racontera plus sur les hordes de tueurs fous. Par la radio et la télévision, avec cinq autres personnes qui s'étaient cachées dans le sous-sol, il vont subir l'assaut des morts vivants, tentant en vain de s'enfuir. Est-ce vraiment les retombées radioactives de la sonde revenue de Vénus qui a réveillée les morts ? Pourquoi ont-ils le goût de la chair humaine ?
Et George Romero réinventa le film de morts vivants. En effet, sous prétexte que le tournage d'un film d'horreur est toujours économique et plus souvent rentable qu'un film d'un autre genre, Romero et Russo scénarisent une toute nouvelle forme de zombie, loin des films de vaudou présentés depuis des années, que l'on pense à WHITE ZOMBIE. Si l'explication du phénomène est presque futile, c'est le sentiment de nihilisme pervasif, et l'horreur graphique qui frappe. Au moment ou le cinéma se décline majoritairement en couleurs, encore pour des raisons de budget, le réalisateur nous offre un noir et blanc tout en ombres, à la mise en scène efficace, presque chirurgicale proche des documentaires que l'équipe de Pittsburg a l'habitude de produire.
Il est aussi surprenant de voir que seul le jeune noir saura garder son sang froid et survivre aussi longtemps, là où les autres personages, plus symboliques de l'amérique conservatrice, sont soit empreint de lâcheté, de nervosité, de naîveté ou presque catatonique comme Barbra. Il sera intéresssant de noter le renversement de la force de caractère des personnages féminins ultérieurs dans l'oeuvre de Romero, une coincidence directe de la disparition du collaborateur John Ruisso au scénario ? L'emploi de musique "de librairie" tirée d'anciennes série B comme THE HIDEOUS SUN DEMON, également pour des raisons économiques, est faite avec justesse et renforcit le sentiment d'étrangeté, de cauchemard vivant, qui se dégage du film.
Pas surprenant que le réalisateur Dario Argento, adepte du cinéma horrifique onirique par excellence, se proposera pour produire la suite. Curieux tout de même, que dans cette suite, les vivant n'ont pas réussit à régler le cas des morts vivants. En effet, la fin de la NUIT DE MORTS VIVANTS laisse supposer que quelques hommes bien armées et sans remords peuvent facilementt éradiquer la menace. Il semble bien, comme le démontrera le début de DAWN OF THE DEAD, que les sentiments religieux et amoureux des vivants pour les morts, causeront leur perte.
Un chef d'oeuvre incontournable qui s'apprécie encore et encore.
-Mario AKA Blanc Citron-
jeudi 31 janvier 2008
THE ILLUSIONIST
Realise Par Neil burger en 2006
Avec Edward Norton, Paul Giamatti, Rufus Sewell, Jessica Biel
Vienne, dans les années 1900. Surgit un jour le charismatique et mystérieux illusionniste Eisenheim, qui ne tarda pas à devenir l'homme le plus célèbre de la ville, l'incarnation vivante d'une magie à laquelle personne n'osait plus croire...
Mais la gloire d'Eisenheim est intolérable au Prince héritier Leopold, dont la popularité décroît à mesure que grandit celle de ce showman consommé. Rationaliste convaincu, avide de pouvoir, le Prince a une raison supplémentaire de jalouser Eisenheim : ce dernier fut le grand amour de jeunesse de sa fiancée, la belle Sophie von Teschen, qui nourrit encore pour lui de très tendres sentiments.
Décidé à écarter ce rival, Leopold charge son homme de confiance, l'inspecteur Uhl, d'enquêter sur l'illusionniste et de dévoiler ses impostures. Une partie serrée s'engage entre les deux hommes...
Bombarde de nominations en tout genre, Encensé par la presse, et dote d'un casting qui degage quand meme pas mal (Edward Norton, Paul Giamatti et Rufus sewell QUAND MEME) the illusionist avait, sur le papier, tout du petit thriller qui fait plaisir...
Helas le papier des fois il raconte quand meme pas mal de conneries, car sur pellicule the illusionist risque fort de se retrouver en tete de liste pour les favoris a l'artcancre d'or du plus bel enculage de mouche cinematographique depuis bel lurette.... attention, nanar en vue.
Prototype du film d'auteur "fantastique" qui s'astique le manche pour du vent, le film de de neil Burger (bah en meme temps je suis quand meme con moi hein, avec un nom comme ca faut pas vraiment s'etonner que le gars ne puisse pas nous torcher un plan correct) s'arme de pretentions qui n'ont d'égal que la connerie du propos.
Pillant allegrement dans tous les thrillers d'epoque de ses dix dernieres annees, the illusionist se paie en plus le luxe de cracher dans la soupe de maniere litteralement repugnante, irrespectueux envers son publique, regardant de haut le genre qu'il investit Papy Burger (c'est comme mamie nova mais avec des burgers) se plait en plus a prouver a chaque instant son mepris (ou ignorance) TOTAL des codes visuelles et narratifs des codes du genre qu'il investit.
Sur un scenario qui ne propose en tout et pour tout qu'un seul rebondissement final tout pourri que l'on a de toute maniere tous vu deux milliards de fois (et que l'on grille apres 5 minutes de films de toute facon) cette pelloche toute moisie risque de vous assomer a grands coups de scenes que Charles de Gaule aurait trouve ringardes qui n'ont pour but que de servir une enieme reflexion sur la portee de l'illusion cinematographique...
Ainsi, pas etouffé par son égo le pere burger (c'est comme le pere dodu mais avec des burgers) se qualifie lui meme au travers de son personnage de plus grand illusioniste du monde, nous resservant la soupe qu'on a tous mangé mille fois en bien meilleur, sous forme d'un parallele lourdingue entre les illusions d'Eisenheim et celle du realisateur.
"OOOOOUH ne croyez pas tout ce que vous voyez car de toute facon les films bin c'est un illusion et la magie ca existe pas d'abord bande de nazes!!" bah oui, sauf que Burger (c'est comme findus mais avec des burgers... bon ok j'arrete maintenant) oublie que son illusion a deux balles on l'a tous vu milles fois et qu'aussi pretentieux soit il il est quand meme plus proche de Gerard majax que de merlin l'enchanteur...

"ouuuuuh je suis edward norton et je suis un magicien"
Du coup, en plus d'etre bete comme ses pieds, le film de Neil burger reussit le pari d'etre le plus moche qu'il m'ait été donné de voir depuis tres longtemps.
Filmé avec les pieds de ma grand mere (qui est morte depuis au moins quinze ans c'est dire l'etendu des degats) depuis les chiottes d'un super U, et soutenu par une photographie d'une laideur a faire pleurer Mireille Mathieu (et elle est quand meme super moche Mireille Mathieu) le metrage s'illustre par sa non ambition visuelle totale (bah en gros on fout des flashbacks sepia et pis un eclairage en clair obscure juste horrible et on tient un film d'auteur les gars) et sa pauvretee narrative incroyable (bah en gros on fout un rebondissement a la fin et on fait sa tres lentement et sans enjeux et on tient un film d'auteur les gars) et n'est en plus meme pas sauvé par des performances d'acteurs qui touchent au ridicule, Edward Norton en tete, qui ferme les les yeux et ouvre la main pour bien montrer qu'il est un magicien, et prend un air concerne quand on lui parle (parce que c'est un film serieux quand meme les gars) a Paul Giamatti qui joue la surprise final de facon plus grotesque tu meurs (surtout qu'il est sans doute le seul ce couillon a pas avoir deviné... ) en passant par Rufus Sewell qui trouve ici le role le plus pourri de sa triste carriere , tous semblent s'ennuyer ferme et finissent d'enterrer le film six pieds sous terres...

"ouuuuh encore plus fort... je suis un magicien et avec moi y a une fille avec une cape rouge"
Vous l'aurez compris si vous lisez ces lignes, the illusionist est un film qu'il vous faut eviter a tout prix, sous peine de passer le reste de votre vie dans un coma letargique cause par un ennui profond du a un trop plein de misere intellectuelle...
un foutage de gueule sans nom qui catapulte Neil Burger et sa troupe au rang de magiciens du dimanche... indignes du cirque Zavatta.
-kitano jackson-
mardi 29 janvier 2008
SWEENEY TODD the demon barber of fleet street

Realisé par Tim Burton en 2008
Avec Johnny Depp , Helena Bonham Carter , Alan Rickman , Sacha Baron Cohen
Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s'évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l'infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett. Celle-ci l'informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin.
Lorsque son flamboyant rival Pirelli menace de le démasquer, Sweeney est contraint de l'égorger. L'astucieuse Mme Lovett vole à son secours : pour le débarrasser de l'encombrant cadavre, elle lui propose d'en faire de la chair à pâté, ce qui relancera du même coup ses propres affaires.
Sweeney découvre que Turpin a maintenant des visées sur Johanna, qu'il séquestre avec la complicité de son âme damnée, le Bailli Bamford. L'adolescente a attiré les regards d'un jeune marin, Anthony, celui-là même qui avait sauvé Sweeney lors de son évasion. Amoureux fou de la jeune innocente, Anthony se promet de l'épouser après l'avoir arrachée à Turpin.
Pendant ce temps, le quartier de Fleet Street s'est entiché des "tartes" très spéciales de Mme Lovett, et celle-ci se prend à rêver d'une nouvelle vie, respectable et bourgeoise, avec Sweeney pour époux et Toby, l'ancien assistant de Pirelli, comme fils adoptif. Mais Sweeney est bien décidé à mener à terme sa vengeance, quel qu'en soit le coût...
Attendu comme le messie par toute une horde de fan de Tim Burton qui attendent deseperement que le bonhomme signe enfin un film digne de ce nom apres bientot de dix ans de vache maigre, sweeney todd debarque sur les ecrans le 23 janvier et risque fort de s'inscrire comme un tournant definitif dans la carriere de burton.
Reformant le duo a succes Depp/Burton, ce film musical avait sur le papier tout pour seduire, helas il ne faudra pas longtemps pour quiquonque a les yeux un peu propres (comprendre pour quiquonque n'a pas de la merde dans les eux), pour se rendre compte qu'au dela du naufrage total ce sweeny todd releve du foutage de gueule total, d'une indigence sans nom et d'une pretention a pleurer, preparez moi mon peloton d'execution....
Cinq minutes, c'est le temps qu'il faudra au spectateur pour se demander ce qu'il est bien venu foutre dans cette galere, base sur une piece a succes facon broadway, ce sweeney todd etonne par la feneantise intellectuelle et visuelle qui le caracterise, non content de s'autoparodier a outrance , Burton ne se fait meme plus chier et nous refile une adaptation litterale de la piece de broadway, sans se questionner une seule seconde sur la portee d'une telle decision sur le rythme tres particulier de l'art cinematographique.
Le resultat? on s'ennuie a mourir devant cette deferlante de chansons toute pourries concues pour la performance theatrale... long travelling sur des acteurs qui chantent en se tenant bien droit sans bouger, scenes interminables qui perdurent bien au dela de ce que tous realisateurs censes aurait pu concevoir, montage indecent qui prend son temps pour bien expliquer ce que l'on a tous compris depuis les cinq premieres minutes, et coupe lorsque cela devient un tantinet interessant....
Le dernier film de burton est un naufrage totale, nous refilant a grands coups de peintures noir son estethique gothique de supermarche, papy tim s'evertue a s'autociter systematiquement, et ce que d'aucun pourront amalgamer a du style, se transforme tres vite en une espece de parodie pas drole de tout ce qui a fait le succes de burton.... generique facon Charlie et la chocolaterie mais avec des tartes a la viandes (oui oui c'est tres serieux), scenes de reves grotesques facon beetlejuice (avec bien sur un pyjama raye noir et blanc.... soupir), nous refinlant pour la enieme fois son hommage faisande a l'esthetique Hammer avec sang bien rouge a la clé, sweeney todd est d'une autosuffisance qui etouffe le spectateur...
Le pire dans tout cela finalement, c'est l'evidente incapacitee de Burton a raconter une histoire de maniere coherente, incapable d'insuffler une quelquonque emotion dans cette histoire pourtant interessante, papy tim se contente de filmer johnny depp au plus pres pour bien sublimer sa"performance"
En effet, on les entend deja les louanges a propos du pere johnny, qui porte le film sur ses epaules, epaules ma foi bien freles si l'on considere qu'a l'image de tim burton, johnny se contente de nous refiler son enieme cabotinage facon jack sparrow.... Impossible pour quiquonque possede une once d'objectivitee de ne pas reconnaitre le manque d'identitee totale que le Jojo insuffle a son personnage , a ce point qu'il est impossible de ne pas voir sur l'ecran jack sparrow deguise en barbier gothique de londres....
Ce qui frappe avant tout sur l'ecran c'est l'evidente ininspiration de l'ensemble, Timmy se paie Alan rickman pour jouer le role qu'alan Rickman joue depuis qu'il fait du cinema, et filme sa femme Helena "je suis tellement gothique que je chie des chauves souris" Bonham Carter dans un role qu'elle a deja joue (tres mal en plus) dans a peu pres tous ces films...
Alors bien sur les hommages abondent, et l'on pourra toujours se regaler de l'apparition de Sacha Baron cohen (qui cela dit nous refait son borat hein... bah oui l'est inspire Tim burton) ou encore justifier l'ennui totale dans lequel le metrage nous plonge par le pari risqué que burton prend en realisant un film quasi integralement chante... mais rien n'y fait , tout cela sent le film de gros feniant qui n'a plus rien a dire, et crache dans la soupe de maniere litterale en nous delivrant encore une fois une reflexion sur la monstruositee qui va a l'encontre meme des films que burton cite a tour de bras...
Triste et chiant.....
-kitano jackson-
jeudi 17 janvier 2008
GEORGE ROMERO A UN MESSAGE POUR VOUS....
Pour celebrer la sortie de son nouveau film d'horreur zombiesque, george romero a un message pour vous (suivi d'un petit teaser de son film he he he he ) ENJOY!!
"Salut c'est Goerge Romero... vous etes sur le point de jeter un coup d'oeil exclusif a mon nouveau film DIARY OF THE DEAD, une fois que vous avez vu le trailer, le concours commence, allez sur myspace.com/diaryofthedead pour savoir en detail comment votre propre film d'horreur pourrait etre diffuse sur le dvd de mon prochain film, je vous souhait bonne chance, je jugerai les films moi meme, essayez de faire du bon boulot parce que c'est difficile de me faire flipper mec!!"
A VOS CAMERAS!!!
-kit-
mercredi 9 janvier 2008
LES SUPER HEROS SONT DE RETOUR
HELLBOY II TRAILER
THE DARK KNIGHT TRAILER
vendredi 2 novembre 2007
FRONTIERES

Réalisé par Xavier Gens en 2007
Avec Karina Testa, Aurelien Wilk, Samuel Le Bihan, Estelle Le febure, Maud Forget et la participation de Yannick Dahan
Alors que l'extrême droite arrive au second tour de l'élection présidentielle, un groupe de jeunes braqueurs débarque dans une auberge en pleine forêt. Celle-ci est située dans une ancienne friche minière et ses tenanciers sont particulièrement sordides...
TRAILER
Xavier Gens cite le "Massacre à la tronçonneuse" de Tobe Hooper comme
son film de référence en matière de climax poisseux, et le moins que
l'on puisse dire, c'est qu'il n'aura pas à rougir de la comparaison.
"Frontière(s)" n'est ni plus ni moins qu'une très grosse claque dans la
gueule, malgré quelques petites erreurs de jeunesse...
Le contexte du film n'est déjà pas propice à la sérénade : Xavier Gens
choisit de planter son action lorsque l'extrême droite décroche une
place au second tour des élections présidentielles, ce qui lui permet,
en tant qu'artiste, de prendre parti, délivrer un message sans que
cela soit au final convenu (c'est même plutôt salutaire). Il dénonce
donc au passage la dérive qu'hélas le pays n'en finit pas de
connaître... But louable ma foi, ce coup de gueule en sous-texte est
donc prétexte à faire connaissance avec une bande de petits truands
pour qui un braquage tourne mal.
Hystérie, loose, déchirements, débâcle et même issue fatale pour l'un
des protagonistes. Le groupe trouve refuge dans une auberge paumée en
rase campagne, située dans une ancienne friche minière peu affriolante
et régal de décor glauquissime... la planque va vite se révéler être un
cauchemar absolu car les hôtes de ceux lieux sont relativement
dégénérés, et bien décidés à bouffer du fuyard à tous les repas...
Le prologue urbain et policier s'avère être l'une des limites du film,
car on sent que xavier gens n'a pas eu les moyens de fouiller
psychologiquement cette présentation des personnages. On fait irruption
dans la débâcle manière immergente grâce aux mouvements de caméra
hypra-rapides et haletants, on ne fait malheureusement qu'effleurer
l'intimité de ces jeunes déchirés, et l'empathie ne se fait pas
vraiment... Lors de l'avant-première à Strasbourg, Xavier reconnaît
lui-même les limites de ces scènes d'exposition, dues à des limites
budgétaires entre autres.
On perçoit ce prologue comme un peu "vite expédié" et parfois presque
un peu limite au niveau de la direction d'acteurs, et du jeu de
certains personnages, mais bon, on se dit que le film de genre c'est
""ça aussi" et puis... dès que le premier groupe de fuyards débarque à
l'auberge, toutes ces petites réserves ne vont pas tarder à être
balayées car on bascule très rapidement dans ce qui est, à mon sens, ni
plus-ni moins qu'un très grand survival.
Choc majeur ce "Frontière(s)", qui imprime la rétine et le cerveau de
manière durable, et fait instantanément passer tous les survivals
récents, même si parfois estimables (Wolfcreek, la colline a des yeux
etc.) pour des remakes de "mon curé chez les nudistes" car en matière
d'ambiance poisseuse et de menace glauque, le film emporte haut-la-main
la palme, tout en évitant finalement la surenchère du gore, ce qui en
soit est une réussite comparable au film de Tobe Hooper qui, malgré sa
réputation gore, est plus éprouvant dans sa suggestion (bande son,
ambiance, décors, lumières) que par la vision des massacres, très
limitée au final. Attention cependant, l'amateur de scènes
estomaquantes vont être servies et de véritables mini-séismes visuels
émaillent le film... On sent vraiment que Xavier Gens est un amoureux
du film de genre, et que l'hommage est beaucoup plus subtil que la
simple représentation d'un catalogue de scènes-choc recrachées les unes
derrière les autres comme beaucoup de films l'ont fait auparavant. Le
travail sur la bande-son ainsi que la photographie très terreuse sont
vraiment une réussite et participent largement à ce choc visuel et
physique... Le parti-pris de filmer toujours au plus prêt des visages
contribue également à nous faire ressentir le film comme un long
uppercut, nous vivons le cauchemar en direct, nous sommes dans la
friche...
Physique, c'est le terme qui convient à mon sens le mieux pour décrire
ce que l'on ressent tout au long du film, et qui va aller crescendo. À
ce niveau, Xavier Gens fait déjà preuve d'une étonnante maîtrise, d'une
grande maturité dans ses choix, ce qui laisse à penser que l'on tient
un futur incontournable du film de genre !
Très rapidement le personnage de la jeune fuyarde enceinte va devenir
le vrai sujet du film, et plus particulièrement ses relations avec la
plus jeune des "filles" du "bon doktor", tout l'enjeu du film étant au
final de révéler que la nature et l'humanité sont toujours
sous-jacentes et victorieuses, le but de ces deux femmes étant, de
manière viscérale, de sauver leurs vies pour sauver la vie de leurs
descendance.
L'une va survivre par tous les moyens, faire preuve d'une sauvagerie
totale qu'elle ira chercher loin en elle-même, mue par l'instinct
primaire de la femme qui porte un enfant. L'autre, jeune femme a qui on
a tout pris et qui est mère d'enfants dégénérés, choisira de défendre
la fille-mère et de rester auprès de ses enfants. Le choix de ne faire
des enfants que des apparitions fantomatiques est clairement assumé par
le réalisateur, qui a préféré couper au montage des scènes trop
didactiques qui ne le satisfaisaient pas. Notre imaginaire ainsi que
nos souvenirs mi-tchernobyl mi-cinéphiles sont suffisamment puissants
pour créer une représentation de cette horreur enfantine, et la
pression ainsi engendrée n'en est que décuplée.
Film humaniste avant tout pour qui acceptera de prendre de la hauteur
une fois passé le choc, "Frontière(s) nous dépeint un monde finissant,
gangrené, délabré, mais qui porte toujours en son sein la pureté de
l'enfantement, la promesse d'un avenir différent. À ce titre les deux
personnages féminins sont remarquablement imaginés, et incarnés, et
font ressortir un message formidable, celui de l'idéalisme, idéalisme
renforcé par les deux personnages du père nazi ainsi que du fils que
joue Samuel Le Bihan, qui sont tous deux surjoués, puissants,
caricaturaux à l'extrême et assumés dans ce sens, pari osé et réussi
car cette surenchère ne fait que mettre en lumière le grotesque social
ambiant, les monstres que l'humanité a pu engendrer et contre lesquels
nous devons lutter pour offrir à des enfants la possibilité d'un
ailleurs, d'un mieux...
C'est toute la force du film de Xavier Gens, un survival à la
française, un film choc de sensibilité européenne, avec tout ce que
cela peut avoir de connotation positive et profondément humain, tout
comme l'était également "Calvaire" avant lui et c'est un hasard (Xavier
Gens n'a vu Calvaire qu'après avoir réalisé son propre film).
Film à voir absolument, film dur de dur, choc, humain, imparfait et
prometteur, Frontière(s) vous attend et s'apprête à vous mettre le nez
dans la porcherie, l'âme encore plus face à la réalité d'une société
malade et qui engendre chaque jour davantage plus de monstres et de
tristesse.
-p_ko-
LE PREMIER ATRICLE SUR FRONTIERES: ICI
FRONTIERES de XAVIER GENS , LA REVOLUTION ET EN MARCHE

(ci dessus Le grand Xavier sur le tournage de Fotografik)
(les deux videos ci dessus proviennet de la sublimissime emission operation frisson présentée par le genial yannick dahan, xavier gens y dévoile sa note d'intention et s'exprime sur le cinema de genre, la video contient deux parties, et a la fin vous aurez le privilege de voir un petit teaser.... enjoy)
Xavier Gens nait a dunquerque en 1975, passioné de cinema le bonhomme envisage le cinema de genre comme une experience viscerale que le spectateur doit vivre intensément. Ayant bossé avec ringo Lam et TSUI HARK (!!!)(et la d'un coup ça calme, le mec a quand même bossé avec l'un des meilleurs realisateurs de hong Kong et l'un des plus grand génies du cinema, et l'on aura beau dire que c'était sur double team n'empêche un Tsui Hark médiocre ça reste une tuerie au niveau de la mise en scène ne serait ce que parce que ce type aborde l'espace de manière si complexe que ses films aussi débiles soient ils en deviennent forcément bandants!!) fort de son experience avec des reals excellents (seul un imbécile n'apprendrait pas au contact de mecs de cette trempe) il se lance dans la realisation de son premier court metrage.
En 2000 le bonhomme s'attelle donc a l'écriture et a la realisation de BTK- Born to kast court métrage que votre humble serviteur n'a toujours pas vu (j'enrage!!!!! arrrghhhh). En 2004 il joue un role dans le d'ores et deja culte "le bon la brute et les zombie" court metrage de dix minutes reussissant le pari de reunir au casting rien moins que Dominque Pinon et LLoyd Kauffman(!!). Puis en 2005 il s'attelle a l'écriture de Au petit matin, court metrage fort sympathique et mis en scène avec brio, sous estimé mais indéniablement révelateur d'un immense talent de mise en scène.
La baffe survient en 2006, 27 mars pour être précis, votre humble serviteur se vautre lamentablement devant la télévision dans le but d'y appercevoir cette mini série qui fait tant parler d'elle j'ai nommé Sable noir, mini série qui fait parler car incursion risqué dans une vision d'un cinema que l'on croyait depuis longtemps oublié en France.(a l'exception de quelques resistants comme Eric Valette justement de la partie, plus personne en france ne se risque a faire du VRAI cinema de genre en france, sans se cacher dèrrière une vision hyppocrite et étriqué du cinéma dans son ensemble) les deux premiers épisodes passent, Eric Valette fait de son mieux et tient son pari jusqu'a la quasi fin (le twist est ridicule) doug headline se Vautre dans le ridicule le plus totale en tissant un récit lourdingue et surchargé de clin d'oeil assenée avec la grace d'une otarie bourrée a la bière, c'est donc avec un interet poli que je suis jusque la cette mini série, pas désagréable mais pas pour autant révolutionnaire.
Et la, le troisième épisode démarre, le générique commence, on sent que l'on va assister q une expérience autre, ce film c'est celui de Xavier Gens ça s'appelle Photografik et ça sent la perle rare. Rien ne dément par la suite, la mise en scène est sublime, la tension omniprésente, Gens dirige ses acteurs avec brio et fait preuve de virtuosité sans jamais perdre le fil de son histoire. Dévellopant des personnages a la psychologie complexe, surfant sans complexe sur le nauséeux , le malsain et le perturbant (la scène du bistro est tout simplement tétanisante) jouant sur les ruptures de rythme pour mieux choper son spectateur, Gens réalise une perle rare qui réussit le pari de faire preuve d'une violence inouie (et alors quand je dis inouie, je veux dire INOUIE!!) sans pourtant en montrer trop (télévision oblige), d'être poétique et terrifiant, emouvant mais choquant. Un film de passioné qui connait par coeur les codes du genre qu'il investit, les aime, les respecte et joue avec habilement et humblement.
UNE MEGA BAFFE!!
soufflé d'avoir vu l'un des meilleurs films fantastiques français des dix dernières années (voir plus mais au cas ou j'en oublierais je ne prèfère pas m'y risquer hé hé hé) en 25 minutes intenses et riches en émotion, votre serviteur se décide a écrire un mail a ce mystérieux Xavier Gens, il n'allait pas être dèçue.
Humilitée et passion, deux règles qui devraient régir le cinema, et qui sont caracteristiques de Gens car le lendemain matin dans ma boite mail, je recevais une réponse en bonne et due forme et ne me doutais pas un seul instant d'ou allais me conduire cette rencontre fortuite:
ATTENTION EXCLU:
Après un échange de mail, Xavier Gens finit par me parler du projet qui l'anime depuis quelques temps, a l'heure ou il me parle il est en plein tournage de son premier long metrage, un film mysterieux intitulé:
FRONTIERES
Armé d'une passion et d'une generosité a toute épreuve, le bonhomme m'envoie rien de moins que deux diaporama, DEUX DIAPIORAMAS!!!! autant vous le dire, si le doute persistait, il s'envole après vision de ceux ci, esthetique, traversé d'images immédiatement iconiques, reflettant une émotion puissante alors qu'il ne s'agit que de photos qui défilent, les images laissent presager d'une GROSSE BOMBE qui devrait révolutionner une bonne fois pour toutes ce putain de cinema de genre français sclerosé par les dinosaures de l'image et trainé dans la boue par les intellos de tout bords, me voila Perturbé et bouleversé par ce que je viens de voir (je vous dis pas la baffe, le shaman peut déja en témoigner), Xavier gens armé de son courage et de sa passion va foutre un bon gros coup de pied dans la fourmilllière aucun doutes la dessus, FRONTIERES risque de faire parler de lui et sent a plein nez l'ouevre viscerale, bien hardcore conçue par un mec bourré de talent et animé par une seule envie: FAIRE DU CINEMA PUTAIN!!!
Lui confiant mon bouleversement c'est avec febrilité que je lui demande la permission de vous faire partager ses premières images, et aujourd'hui rien que pour vous fidèles lecteurs voici les premières images de FRONTIERES on remercie donc monsieur Xavier Gens (et l'on en profite egalement pour Remercier Laurent Tolleron, le producteur qui apres quelques deboires s'est averé veritablement sympathique, juste et droit, la confiance qu'il nous accorde a nous cancre n'a pas de prix et merite d'être saluée, voila) et on le salue bien bas, pour son humilitée (je peux vous dire qu'un mec qui répond a ses fans et leur envoie des trucs jusqu'ici j'en ai connu qu'un!! chapeau bas!!) plus encore que pour son travail ou son talent (et ce type mèle les deux) et l'on ouvre grand les mirettes pour apprècier a fond les superbes images que voila:
ATTENTION LES NOUVELLES IMAGES VIENNENT D'ARRIVER TOUT DROIT DE CARTEL PROD, ON REMERCIE ENCORE UNE FOIS XAVIER GENS, ET LAURENT TOLLERON POUR LEUR GENEROSITE ET LEUR DISPONIBILITE, ENJOY LES AMIS ( CA DECHIRE UN MAX!!!! QUAND VOUS ALLEZ VOIR LA TRONCHE HALLUCINEE DE SAMUEL LE BIHAN JE VOUS RACONTE PAS!!!!!!!!!!!!! AAARRRRRRRRRGGHHHHHHHHH!!!!)
Cliquez sur les images pour les aggrandir et les voir en taille réelle:
PHOTOS DE ISABELLE CHENE-DUBOIS (que l'on remercie egalement chaleureusement)
Alors que l'extrême droite arrive au second tour de l'élection présidentielle, un groupe de jeunes braqueurs débarque dans une auberge en pleine forêt. Celle-ci est située dans une ancienne friche minière et ses tenanciers sont particulièrement sordides


Diaporama avec musique qui degomme: ici
-kitano jackson-
lundi 8 octobre 2007
ROB ZOMBIE HALLOWEEN

Réalisé par Rob Zombie en 2007
>Avec Malcolm McDowell, Brad Douriff, Bill Moseley, Sid Haog, Sheri Moon Zombie, William Forsythe, Daeg Faerch, Danny Trejo, Leslie Easterbrook, Lew Temple, Ken Foree, Dee Wallace, Sybil Danning...
INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS
TRAILER
Apres Dawn of the dead et Massacre a la tronconneuse ( et pleins d'autres soit dit en passant) il etait impensable de la part des studios ricains de ne pas passer a la moulinette du remake le classique de john Carpenter, et si bien sur par bien des aspects les films de snyder et Nispel apparaissent comme des réussites relatives (tous deux de tres grandes series B mais qui echouent lamentablement a egaler leurs illustres modeles) Cet halloween nouvelle cuvee avait quelaue chose en plus, un petit truc excitant qui vous chope et vous redonne confiacne dans cette mode agacante qui consiste a refaire tout ce qui bouge... ce petit truc en question c'est ROB ZOMBIE.
En effet, ceux qui s'etaient déja ramasse une grosse claque sur les deux premiers films du bonhomme ne peuvent que ressentir un frisson d'euphorie a l'idee qu'un cineaste doué, iconoclaste et subversif s'emploie a donner tout son sens a la notion de remake...
Helas, mille Fois helas, si l'honnetetée de Rob Zombie n'est pas a remettre en cause, force est de constater que le film échoue lamentablement a tous les niveaux et finit par provoquer un ennui veritablement douloureux....
Divise en deux parties tres distinctes , le film de sieur Zombie se distingue malheureusement par son incoherence, la premiere partie se consacre a la genese de Michael Myers, son enfance, sa plongee dans la folie... a ce titre la premiere partie du film est absolument brillante, Zombie prend le risque de faire SON film et y injecte sa personnalitee au risque de perdre les fans de l'original en route, une demarche risquée et couillu, zombie prenant le contrepied total de John Carpenter en proposant une demystification TOTALE du personnage de Michael Myers, qu'il montre comme un gamin perturbé tromatisé par un beau pere alcolo et des camarades de classe sadiques.
Prenant une heure la ou Carpenter prenait 5 minutes Rob Zombie provoque une fascination indeniable et etonne par sa capacitee a s'approprier un univers détruit par plus de 9 suites toutes aussi nazes les unes que les autres, ROB ZOMBIE HALLOWEEN devient souus vos yeux une extension de l'univers tout a fait personnel du rockeur fou, un pur ride au pays des psychos dans la lignée de The Devil's rejects, décrivant avec une violence veritablement insoutenable et une subversion rare (faut voir michael myers gamin tuer froidement un de ses camarades de classe avec un bout de bois... la vache) la plongee aux enfers d'un gamin plus victime que bourreau...
Zombie Reussit a provoque l'empathie pour un personnage qui durant plus de trente ans a nourri l'imaginaire collectif par sa froideur et son inhumanitée... veritablement géniale, cette premiere partie reussit meme a faire oublier toute notion de remake, a ce stade nous sommes dans un univers totalement nouveau, certes d'inspiration Carpenterienne (et Rob Zombie ne cesse de lui rendre hommage) mais definitivement personnel et touchant (OUI OUI TOUCHANT)
Actuers au diapason (Mc Dowell est enorme et on se plait a voir et revoir tous les acteurs du casting de the devil's rejects faire une apparition) compréhension evidente de la mythologie d'halloween et mise en scene inventive font de cette premiere partie une promesse chef d'oeuvresque... helas la chute n'en sera que plus dur...
En effet, de maniere extremement soudaine Rob Zombie decide de lacher la bride et delivre une seconde partie aussi plate que convenue, qui ferait presque honte a Halloween 20 ans apres ou halloween resurrection...
Decrivant le calvaire de Laurie Strode (soeur de michael myers interpretée par Jamie lee curtis dans l'original et par une agacante petite petasse dans celui la) poursuivie par son grand frere cette deuxieme partie provoque l'ennui le plus total, Zombie cesse de suivre michael et opere un revirement qui plonge le film dans les abysses des regles les plus basiques du slasher bourrin, ados enervants, scenes de baisouilles a deux balles, tueur indestructibles....
Le grand rob s'emploie a ruiner LAMENTABLEMENT ce qu'il prend une heure a poser dans sa premiere partie, soudainement michael myers redevient ce tueur impersonnel et indestructible qui se cache dans l'ombre... pire encore, tonton Rob echoue a recréer toute forme de suspense et expedie tout cela en deux temps trois mouvement, ignorant totalement les regles du film qu'il decalque... comment ressentir une quelquonque peur pour des personnages que l'on ne connait pas? ou pire que l'on déteste... du coup le film n'est ni un film de rob zombie , ni un bon remake, ni meme une petite serie b jouissive, finalement la pelloche de Rob Zombie ne ressemble a rien, trop pretentieux ou pas assez jusqu'au boutiste? tout cela pose pas mal de question.. poix du studio ou panique de la part de rob zombie? toujours est il qu'Halloween apparait etre un film d'une incoherence surprenante qui sombre dans le ridicule le plus totale et risque de mechament vous faire bailler...
D u coup on se rematera avec plaisir House of 1000 corpses ou The Devil's rejects et on oubliera tres vite le dernier opus de Rob Zombie en esperant que tout cela n'est qu'un incident de parcours dans la carriere d'un cineaste qui jusqu'ici fit preuve d'un immense talent , un film indecis qui s'autodetruit au fur et a mesure de sa progression, triste...
-kitano jackson--

lundi 1 octobre 2007
MEMORIES OF MURDER

Realise Par Bong Joon-ho en 2003
Avec Kang-ho Song, Sang-kyung Kim, Roe-ha Kim, Jae-ho Song, Hie-bong Byeon, Seo-hie Ko, No-shik Park, Hae-il Park, Jong-ryol Choi
Musique: Taro Iwashiro
En 1986, dans la province de Gyunggi, le corps d'une jeune femme violée puis assassinée est retrouvé dans la campagne. Deux mois plus tard, d'autres crimes similaires ont lieu. Dans un pays qui n'a jamais connu de telles atrocités, la rumeur d'actes commis par un serial killer grandit de jour en jour.
Une unité spéciale de la police est ainsi créée dans la région afin de trouver rapidement le coupable. Elle est placée sous les ordres d'un policier local et d'un détective spécialement envoyé de Séoul à sa demande. Devant l'absence de preuves concrètes, les deux hommes sombrent peu à peu dans le doute...
Ce n'est dans la logique de personne d'imaginer des horreurs sans nom dans le cadre verdoyant et lumineux de la campagne en été.
Et pourtant, au détour du travail des champs, des jeux enfantins et de cette vie simple et lente comme la chaleur, il y aura soudain la découverte du corps sans vie d'une femme, attachée et étranglée avec ses sous-vêtements.
Le rituel est sophistiqué, orchestré avec détails et précision.
Park Doo-man, policier de la petite ville, va rentrer rapidement dans une affaire qui le dépasse... car tout indique que le crime ne restera pas isolé...
Memories of murder, ou le passage dans l'âge adulte de flics qui ignoraient jusque là une violence si tortueuse et cérébrale.
Park Doo-man, le personnage principal, est un flic aux méthodes approximatives, fantaisistes, toutes plus inefficaces les unes que les autres.
Son collègue, Cho, expert en savatage à répétition (il saute à pieds joints dans ta face comme on cligne des yeux), n'apporte aucune caution sérieuse aux méthodes de son chef, et nous nous retrouvons très rapidement face au thème réel du film de Joon-Ho Bong : la fin de l'innocence et la fragilité de l'être humain,
puisque les personnages de son film vont tous, tour à tour, revêtir l'habit de candide, de tortionnaire, d'idiot ou de menteur.
Le fil du rasoir est de mise, il est même l'une des vedettes de ce film sidérant.
Dans cette petite bourgade routinière et laborieuse, personne ne semblait préparé à affronter une situation aussi complexe, tout comme la psychologie du tueur, aux rituels précieux et sadiques. Tout au long de cette enquête, les policiers vont tout faire pour trouver rapidement le coupable, mais ils le feront naïvement, comme procéderaient des enfants idéalistes et capricieux, quitte à forcer le destin : interrogatoires musclés visant à obtenir des aveux de la part d'un idiot du village, tabassages en rêgle, incompréhension totale face aux subtiles agissements du tueur, on sourit et on rit parfois car tout l'art du réalisateur est de nous faire passer pendant les deux heures du film, par toutes les émotions et par tous les registres émotionnels (tout comme les errances mentales de nos héros), avec la même force.
La farce quasi-surjouée du tandem policier (scènes de tabassages quasi-sadiques et humiiations faites à l'idiot du village, ou par delà le rire et le côté laurel et hardy les deux policiers se révèlent bien plus idiots encore que leur souffre-douleur) laisse la place à des scènes graphiquement implacables (découverte du premier corps avec les insectes / autopsie avec les fruits dans le vagin), puis on bascule encore vers des scènes inquiétantes et moites (scènes nocturnes sous la pluie, avec les déambulations des femmes dans des chemins isolés).
Et puis on arrive bienôt vers les scènes clés de la fin du film, inoubliables et sublimes et qui filent un sacré frisson émotionnel, la scène de la voie ferrée et la dernière scène avec la petite fille, qui ne peut que nous marquer est s'inscrire durablement dans nos mémoires de cinéphile, grâce en particulier à la densité de l'acteur principal Song Kang-ho, au regard d'une intensité hors du commun (également terrible et multi-façettes dans "The Host" du même auteur).
Park Doo-man va perdre son innocence au fil des mortes égrenées par le tueur,
il va être sur le fil lui aussi, lui l'enfant idéaliste qui pensait qu'un aveu forcé pouvait changer le cours du destin, il va être confronté à ses propres pulsions, et découvrir la part sombre que nous possèdons tous.
Sujet évident du film, la fragilité de l'être humain est matérialisé par le va-et-vient incessant des styles, comédie, drame, horreur, émotion, on est rien d'autre que ça, et tout ça à la fois. Les scènes de comédie sont un peu forcées, pour rendre encore plus tranchant le retournement que nous subissons à chaque scène macabre.
Le flic venu de Séoul va être l'empêcheur de tourner en rond, celui qui va enlever les jouets à nos deux flics-enfants, les faire se confonter à la réalité en refusant de rentrer dans le jeu capricieux des interrogatoires expéditifs et des coupables de pacotille, quitte à lui-même se perdre au bout du compte, face à la fin de non-recevoir d'un assassin insaisissable, ultime emblème du monstre que nous pouvons tous devenir.
À cet égard, la dernière scène du film est littéralement scotchante, tout comme le regard de Song Kang-Ho qui comprend ce que le film veut d'ailleurs nous dire : la bête c'est tout le monde et c'est personne, et nous pouvons lire dans ses yeux toute l'impuissance et tout le désespoir muet d'un enfant qui est devenu un homme, dans un monde de rire et de sang, tout comme lui.
Un film génial, un chef-d'œuvre à tiroirs, à revoir, encore et encore.
-P_ko-


























