ARTCANCRE:Le cinoche des cancres

on va causer un peu langage

jeudi 29 juin 2006

DAY OF THE WOMAN -A.K.A- I SPIT ON YOUR GRAVE - A.K.A - I HATE YOUR GUTS -A.K.A- THE RAPE AND REVENGE OF JENNIFER HILL

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ATTENTION FILM EXTRÊME

Ecrit et Réalisé par Meir Zarchi en 1978

avec Camille Keaton, Eron Tabor, Richard Pace, Anthony Nichols, Gunter Kleeman.

Journaliste a new york, Jennifer s'installe seule dans une maison isolée a la campagne, en quête de calme elle se lance dans l'écriture de son premier roman. Jeune et belle, elle attire aussitöt l'attention de quatres hommes, menés par john un garagiste, ils lui tendent un piège et l'entrainent dans un coin de forêt, la violent, la battent sauvagement... Convaincus que Jennifer a succombé au calvaire, ils abandonnent son corps, Mais jennifer vit toujours, blessée traumatisée et désormais motivée par une seule pensée: La VENGEANCE. A ses agresseurs elle fait payer le prix fort a leur acte barbare. Méthodiquement avec une cruautée et une volontée dont elle ne se croyait pas capable...

D'abord quelques chiffres, le film dans sa version intégrale est toujours interdit en finlande, classé X aux USA, interdit aux moins de 18 ans en argentine, interdit en australie et au canada (excepté au quebec), interdit aux moins de 18 ans en nouvelle zélande, interidt en norvège, censuré dans de nombreux pays dont la Corée, interidt en Irlande, coupé et interdit aux moins de 18 ans en angleterre.

Avec ceci vous aurez compris donc que l'on a pas a faire a un film rigolo et tendre, mais plutot a un gros coup de poing dans l'estomac qui risque de vous décoller la rétine a coup d'ultra violence et de vous marquer pour longtemps, car si DAY OF THE WOMAN est un rape and revenge tout ce qu'il y a de plus classique Zarchi aborde le sujet de manière tellement frontale que son film en devient une expèrience a part (au même titre que le THRILLER de Bo Arne VIbenius, qui a fait rappelons le ses études avec Bergman) viscerale et choquante.

En effet en filmant sans chichi des scènes d'une intensitée hallucinante, avec un sens du cadre qui rendrait jaloux un paquet de nos réalisateurs contemporains, Meir zarchi signait une date dans l'histoire du cinema d'exploitation, prenant son temps d'abord dans la description des personnages et la mise en place de la situation le film se lache ensuite et risque de révulser litteralement les âmes les plus sensibles, décrivant la souffrance morale et physique d'une femme violée, dans une scène qui dure plus d'une vingtaine de minutes(!!) et qui atteint les limites du supportable (sans en montrer trop ce qui est un exploit). Pourtant il serait dommage que cette violence fasse l'effet d'une barrière tant cette oeuvre noir et sans concessions dévellope des thèmes profonds et universels, en prenant le temps de s'attarder sur l'horreur la plus terrible, mais une horreur a visage humain, Zarchi donnant une vision de la vengeance plus qu'ambigue, en divisant son film en deux parties et en inversant les rôles des bourreaux et de la victime de manière subtile.

En effet si dans la première partie Jennifer nous est présentée comme la victime de monstres inhumains, les choses changent dans la deuxième partie notemment grace a un personnage d'handicapée mentale attachant mais dont jennifer va se venger sans la moindre pitiée, alors le film prend tout son sens et réussit a véritablement atteindre psychologiquement le spectateur, en le questionnant sur la légitimitée des actes de Jennifer, et en épinglant d'ailleurs au détour d'une scène capitale (et qui prend sens par la suite) lors de laquelle jennifer va a l'église demander la permission a Dieu de pouvoir se venger (et lui demander de lui donner la force), la religion et ses dogmes (oeil pour oeil etc...), alors les questions affluent dans l'esprit du spectateur pour qui la vengeance de jennifer qui devrait apparaitre comme légitime ne l'est pas, car c'est dans sa description des bourreaux que le réalisateur tire son épingle du jeu, terriblements humains pouvant faire preuves d'une violence inimaginable mais sachant aussi de tendresse voir d'amour, au même titre que jennifer qui dans la seconde partie redoublera de violence en coupant notemment le sexe turgécent de l'un de ses violeurs dans une scène absolument tromatisante...

On comprend alors que la démarche du réalisateur était d'éviter le manichéisme pour donner a la place une vision crue et nihiliste de l'homme, car qu'on en s'y trompe pas, si les ligeus féministes se sont élevés a l'époque, soutenues par une bande d'intellos de gauche qui ne voayaient dans l'oeuvre de Zarchi qu'ne ôde a la violence et a l'auto défense, ce n'est qu'en raison de leur incompréhension manifeste face a un film qui touche chacun d'entre nous en lui jettant a la gueule des aspects noirs et extrême de l'humanitée, un film aisément assimilable a du facisme donc pour les bigleux pas foutus d'analuser un film, puisque DAY OF THE WOMAN est avant tout un film qui réussit le pari d'être a la fois nihiliste et humaniste, d'ailleurs ce n'est pas un hasard si ce film a inspiré Gaspard noé pour son excellent bien que surrestimé (en regard de son SEUL CONTRE TOUS ) IRREVERSIBLE tant les deux hommes ont en commun ce gout d'aller fouiller dans la merde pour en ressortir de grands bouts d'humanitée décadente, non dans le seul but de choquer (même si cela fait partie de leur démarche) mais pour montrer, jeter a la face et donner a réfléchir, une démarche qui relève de tout sauf de la gratuitée donc, mais qui n'est pas exempt de tous défauts.

Le plus gros de ses défauts est a mettre au compte des acteurs, qui en dehors de la sublimissime Camille Keaton (les gars c'est pas possible de pas tomber amoureux je vous préviens, même si la beautée de l'époque n'avait pas ls même critères qu'aujourd'hui mais je m'emporte) font véritablement peine a voir, d'ailleurs vous aurez remarqué si vous cliquez sur les liens que je sème ici et la, que la majoritée (tous en dehors de Camille K.) n'ont tourné que ce film... si vous vous demandiez pourquoi, vous le savez maintenant, la palme du plus mauvais revenant sans mal a l'innénarable Richard Pace qui joue un personnage attachant mais en le jouant de la manière la plus ridicule possible, étrangement le tout fonctionne pourtant très bien grace notemment a la réalisationdu maitre éfficace et sans fioriture, maitrisèe et direct puisant son esthetisme et son atmosphère dans des films comme la dernière maison sur la gauche de Wes Craven ou Le massacre a la tronçonneuse de Tobe Hooper, et si le film possède hélas en son sein quelques longueurs qui plombe un peu son rythme dans la première partie c'est pour mieux déployer toute sa hargne dans une seconde partie que vous n'êtes pas prêt d'oublier.

Vous l'aurez compris DAY OF THE WOMAN est un film a ne pas mettre sous tous les yeux, non pas tant a cause de sa violence, mais plutot a cause de son message noir et profondément désesperé, bien sur je vous dirais bien que par les temps qui court voir un tel film devrait être d'utilitée publique, et que rendre le monde hermetique a la moindre subversion fait figure de danger absolu, mais vous me connaissez c'est pas mon genre de dire des trucs comme ça...

-kitano jackson-

Posté par cinecancre à 14:30 - RAPE AND REVENGE - Commentaires [10] - Permalien [#]



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