lundi 1 octobre 2007
BONG JOON-HO

SCENARISTE
Tôkyô (2008) (en tournage)
Gwoemul(2006)
... aka The Host (titre intenational)
Namgeuk-ilgi (2005)
... aka Antarctic Journal
Salinui chueok (2003)
... aka Memories of Murder (titre international)
Flandersui gae (2000)
... aka Barking Dogs Never Bite
... aka Flanders' Dog Yuryeong (1999)
... aka Phantom
... aka Phantom: The Submarine
... aka The Host (titre intenational)
... aka Antarctic Journal
... aka Memories of Murder (titre international)
... aka Barking Dogs Never Bite
... aka Flanders' Dog Yuryeong (1999)
... aka Phantom
... aka Phantom: The Submarine
REALISATEUR
Tôkyô (2008) (en tournage) (segment "Shaking Tokyo")
Gwoemul (2006)
... aka The Host (titre international)
Digital Short Films by Three Filmmakers 2004 (2004) (segment "Influenza")
Salinui chueok (2003)
... aka Memories of Murder (titre international)

CRITIQUE SUR LE CINOCHE DES CANCRES
Flandersui gae (2000)
... aka Barking Dogs Never Bite
... aka Flanders' Dog
mercredi 23 mai 2007
STUART GORDON

BIOGRAPHIE ASSEZ COMPLETE ET INSTRUCTIVE DU MAITRE SUR:
PSYCHOVISION (cliquez sur le lien)
HORREUR.NET (cliquez sur le lien)
Filmographie de Stuart Gordon:
House of Re-Animator (2008) (annoncé) (attached)
Stuck (2007) (post-production)
"Masters of Horror" (2 episodes, 2005-2007)
- The Black Cat (2007) TV Episode
- H.P. Lovecraft's Dreams in the Witch-House (2005) TV Episode
King of the Ants (2003/I) 
CHRONIQUE SUR LE CINOCHE DES CANCRES
Dagon (2001)
... aka Dagon - La secta del mar (Spain)
... aka Dagon: Sect of the Sea
... aka H.P. Lovecraft's Dagon (USA: complete title)
... aka The Lost Island (Philippines: English title) 
CHRONIQUE SUR LE CINOCHE DES CANCRES
"Honey, I Shrunk the Kids: The TV Show" (1 episode, 1998)
- Honey, Let's Trick-or-Treat (1998) TV Episode
The Wonderful Ice Cream Suit (1998) 
Space Truckers (1996)
... aka Star Truckers
... aka Ûrkamionosok (Hungary) [hu] 
Castle Freak (1995)
... aka Stuart Gordon's Castle Freak (USA: complete title) 
fortress (1993)
The Pit and the Pendulum (1991) (V)
... aka The Inquisitor (USA: DVD title) 
Robot Jox (1990)
... aka Robojox 
Daughter of Darkness (1990) (TV)
Kid Safe: The Video (1988) (V)
From Beyond (1986)
... aka H.P. Lovecraft's From Beyond 
Bleacher Bums (1979) (TV)
dimanche 18 mars 2007
JEAN-PIERRE MOCKY
1968 ("la revue du cinéma : image et son" n°301 décembre 1975)*
Réalisateur atypique du cinéma français, Jean-Pierre Mocky est un grand de notre patrimoine. Avec plus de cinquante films à son actif, il est l’un des derniers « géants » de notre 7ème art. Pourtant, ses débuts n’ont pas été faciles ; d’abord acteur, il consacre sa tendre jeunesse à des rôles confus dans des films très vites oubliés ; à part peut-être l’exceptionnel « Il Vinci » de Michelangelo Antonioni, en 1952.
Né Jean-Paul Adam Mokiejewski, un 6 juillet 1929 quelque part à Nice, mais de sang polonais, Jean-Pierre Mocky s’adapte au cinéma dès son plus jeune âge, aimant Jean Renoir, Jean Gabin et Erich Von Stroheim, dont il sera le script dans une petite vingtaine d’années. Il se consacre au théâtre et devient la doublure de Gérard Philippe. De son extrême beauté, c’est l’Italie qui le prend en selle après avoir obtenu son bac, plus jeune bachelier de France en 1945 (de par la falsification de son état civil par son oncle, naissant en réalité en 1933 !) et l’initie au cinéma. Star spaghetti transalpin (il est aussi assistant réalisateur sur « La Strada » de Frederico Fellini), inconnu en France, Jean-Pierre Mocky revient pourtant et joue aux côtés de Lino Ventura, Dany Carrel et commence l’écriture de son film qui deviendra par la suite : « La tête contre les murs » finalement réalisé par Georges Franju. C’était en 1958. Jean-Pierre était lancé à l’âge de 29 ans…
L’année suivante sort son 1er film : « les dragueurs » avec Charles Aznavour et le succès permet au mot argot « draguer » d’entrer dans le dictionnaire usuel français. La décennie 60 sera faite de grands succès, de films devenus des classiques aujourd’hui, des chefs d’œuvre de la comédie d’aujourd’hui, dite « paillarde » et de la série b. En témoigne : « un drôle de paroissien », « les compagnons de la marguerite », « la grande lessive » et « l’étalon ».

1965
Au cours des années 70, le Mocky réalisateur renoue avec ses premiers amours : l’interprétation et devient le Mocky acteur, protagoniste de tous ses films tragiques qui jalonneront la décennie éclatante, faite de succès et de nombreux chefs d’œuvre devenus aujourd’hui des classiques du cinéma français. Parmi les plus brillantes réussites, on retient en tout bien tout honneur l’exceptionnel « Solo », premier vrai film sur l’après mai-68, interdit à l’époque aux moins de 18 ans pour cause d’une violence dérangeante, inédite encore au cinéma dit « de boulevard » où l’insolence côtoie l’ironie et la dérisions de personnages alambiqués et complètement décalés. Malgré le succès, « Solo » demeure encore un film culte quasi méconnu qui mis une bonne quinzaine d’années avant de passer à la télévision. On retiendra aussi le magnifique « l’albatros », manifeste dans la lignée de « Solo » avec un Mocky au fil du rasoir, jugé à tout va d’anarchiste pour cause des couleurs rouges et noires qu’il porte sur lui. Un immense film, une très grande maîtrise du suspense, une violence implacable et une scène finale devenue anthologique : la fameuse "baise" dans le mirador avant la tuerie des deux personnages principaux interprétés par Jean-Pierre Mocky : Stef Tassel, gangster romantique et Marion Game, otage sexuellement frustrée, fille d’un président pourri jusqu’à la moelle. « L’albatros » reste à ce jour un portrait essentiel d'une politique anodines et de ses tares, furieusement d’actualité. En plus de ces excellents films tragiques, Jean-Pierre Mocky réinvente le cinéma critique avec « Un linceul n’a pas de poches », la comédie veudvillesque et déjantée avec « Chut ! », oscille entre la pornographie sur un sujet d’adultère et l’amour paternel avec le méconnu « l’ombre d’une chance » et adapte librement des romans baroques en théâtre trash, illuminé, burlesque, corrosif, pervers et malsains : « l’ibis rouge » et « le témoin » en 1975 et 1978. Pour clore les années 70, Jean-Pierre Mocky l’acteur-réalisateur-monteur-scénariste-anartiste-révolutionnaire-visionnaire-prophète montre du doigt la montée du socialisme en France avec « Le Piège à Cons », réalisé en 1979 où des chœurs fantomatiques de manifestants brouillent des dialogues poétiques à la Prévert avec leur slogan « 35 heures, pas de chômeurs » ! En 1979 ! En tant que brillant metteur en scène, accusé à bon escient de magouilleur de films et de sagouin, Jean-Pierre Mocky se révèle être un visionnaire qui aime l’autodérision, l’utopie et l’extrême violence avec un pessimisme ardu et pas assez commun dans le cinéma mondial. Ce n’est pas compliqué, tous les personnages meurent atrocement jusqu’au héro interprété par le cinéaste lui-même. Concluant que la révolution n’est plus de son âge, Jean-Pierre Mocky, âgé de 50 ans à l’époque du « Piège à Cons » clôture une période thriller commencé avec « Solo » et « L’albatros ».
solo - collection personnelle de l'auteur (1969)
Les années 80 marquent un changement de cap. Entre comédie ("y'a t'il un français dans la salle?"), polar ("la machine à découdre", "le pactole") et fantastique ("litan"), Jean-Pierre Mocky flirte avec toutes ses obsessions : la chair, le métabolisme archaïque de ses scénarios ultra découpés, pointilleux, les images percutantes, la mise en scène fièvreuse et les personnages idéalistes. Les seconds couteaux, la fameuse galerie de monstres à Mocky : le "Mocky Circus" (Dominique Zardi, Jean Abeillé, Henri Attal, Luc Delumeau, Georges Lucas) se manifeste de plus en plus, se rapprochant des interprétations principales en tant que seconds rôles. Le monde "Mocky" à son avantage. Il y a un monde "Mocky", c'est-à-dire : puissant, inventif, original, révolté et visionnaire : souvenez-vous de « A mort l’arbitre ! », ce film de dingues sur les hooligans (avant le terme employé) et le fanatisme des supporters de foot, annonçant le drame du Heysel avec 3 ans d'avance… Même si le cinéaste fait appel à ses obsessions sur le cul dans la deuxième partie des années 80 ("le miraculé", "les saisons du plaisir"), il reste l’éternel enfant sauvage du cinéma français. Comprenez-moi, un mec qui a réalisé un film touchant et sincère comme « Divine Enfant » peut se permettre d’être pris pour un auteur à part sans le besoin ni la reconnaissance de ses collègues !
Les années 90. Entre flops, bouses et chefs d’œuvre anonymes. On compte beaucoup de perles : « Ville à Vendre » et « Bonsoir » avec Michel Serrault mais aussi « Le mari de Léon », adapté du roman de San Antonio ou encore « Noir comme le souvenir », film fantastique aux frontières du macabre où des acteurs pourtant insupportables comme Jane Birkin, Sabine Azema et Jean-François Stevenin sont réjouissants (surtout Stevenin, à voir) en rôle à contre-emploi. Un must réalisé en 1995 avec les moyens du bord et un scénario complexe, se concluant dans la perversité et le confus le plus total ! C’est aussi, avec « le témoin » réalisé en 1978, le second film abordant la pédophilie avec une crudité malsaine et une violence à faire pâlir les plus extrêmes réalisateurs de films de genre. Admettons-le, Jean-Pierre Mocky appartient au "genre".
Plus tard, la gamelle totale. Entre 1996 et 2001 (à l’exception du sympathique « la candide madame Duff »), Jean-Pierre Mocky deviendra le bougon qu’on lui connaît et actuelle mascotte abonnée aux émissions télé. « Vidange », « Alliance cherche doigt », « Tout est calme » et « le glandeur » sont autant de ratages cinématographiques que le cinéaste se targue pourtant à défendre !
Seule « la bête de miséricorde », en 2001, fera découvrir un Mocky touchant, sensible et n’hésitant pas à froisser la carte de l’émotion dans un film sur l’euthanasie. Pour parler de son petit dernier : « Grabuge » ? Un nanar insipide, moche, kitsch et tourné en DV tel un épisode de « Palace » ou une connerie télévisuelle de France 3 du même acabit ! Un comble !
Alors, mesdames et messieurs les détracteurs du grand Jean-Pierre Mocky, avant de critiquer le bonhomme de carnaval qu’il est maintenant, si vous pouviez vous plonger dans les nombreux chefs d’œuvre qu’il ait réalisé au cours des années 70 et 80, avec cette verve revendicatrice, vous y reviendrez et en demanderez d’avantage. Il suffit juste d’un peu de bonne volonté pour apprécier ce genre de cinéma. De plus, le cinéaste a bientôt terminé son intégrale en DVD, éditée chez Pathé/FPE au prix de 19.99 € l'unité.
ARTCANCRE reflète bien la mentalité et l’action de combat que Jean-Pierre Mocky représentante aux yeux des jeunes cinéastes qui en ont marre des préjugés et leur moralité hypocrite. Des jeunes cinéastes en herbe qui en ont assez de l'industrie du cinéma, de la commercialisation et de ses producteurs fachistes. Cette page de liens est INTERDITE AUX CONS ET AUX PSEUDO-INTELLO !
LE BRADY
39, boulevard de Strasbourg
75010 Paris
Lire : "la revue du cinéma, image et son" n°301 décembre 1975 + la construction des possibles dans le cinéma de Jean-Pierre Mocky, par Serge Champenier :
FILMOGRAPHIE
(non exhaustive)
1958 : La Tête contre les murs
1959 : Les dragueurs
1960 : Un couple
1961 : Snobs !
1962 : Les Vierges
1963 : Un Drôle de Paroissien
1964 : La Cité de l’indicible peur/ La Grande Frousse
1965 : La Bourse et la Vie
1966 : Les compagnons de la marguerite
1968 : La Grande Lessive (!)
1969 : L’étalon
1970 : Solo
1971 : L’albatros
1972 : Chut ! (Pavane pour un crétin défunt)
1973 : L’Ombre d’une Chance
1974 : Un Linceul n’a pas de poches
1975 : L’ibis rouge
1976 : Le Roi des Bricoleurs
1978 : Le témoin
1979 : Le Piège à Cons
1981 : Litan, la cité des spectres verts
1982 : Y’a-t-il un français dans la salle ?
1983 : A mort l’arbitre !
1984 : Le pactole
1985 : La machine à découdre
1986 : Le miraculé
1987 : Agent Trouble
1988 : Les saisons du plaisir
Une nuit à l’assemblée nationale
1989 : Divine Enfant
1990 : Il Gèle en Enfer
Mocky Story
1992 : Ville à Vendre
1993 : Bonsoir !
1994 : Le Mari de Léon
1995 : Noir comme le souvenir
1996 : Alliance cherche doigt
1997 : Robin des Mers
1998 : Vidange
1999 : Tout est calme
La candide madame Duff
2000 : Le glandeur
2001 : La Bête de Miséricorde
2002 : Les araignées de la nuit
2003 : Le furet
2005 : Grabuge !
2006 : Le Bénévole
Le Deal
Les Ballets écarlates
L'enigme rouge
1969 : Solo 1990 : il gèle en enfer 1963 : un drole de paroissien
1961 : snobs 1982 : y'a t'il un français... 1986 : le miraculé
1979 : le piège à cons 1978 : le témoin 2001 : la bete de miséricorde
1981 : litan 1973 : l'ombre d'une chance 1969 : l'étalon

1986 : la machine à découdre 1971 : l'albatros 1968 : la grande lessive (!)

1974 : un linceul n'a pas... 1964 : la grande frousse 1975 : l'ibis rouge
-LE SHAMAN-
jeudi 29 juin 2006
Schizo Jackson

Ci dessus Peter jackson entouré de fran Walsh (a gauche) sa femme muse et scénariste, et Phillipa Boyens (a droite) scenariste et amie de peter jackson.
S’il est une thématique qui se dégage particulièrement de l’œuvre riche de Peter Jackson, il s’agit bien de celle de la schizophrénie. King Kong n’échappe pas à ce schéma, ce qui, à en voir les réactions des spectateurs, n’a pas manqué de choquer certains. Car en rejetant de manière subtile la tension sexuelle de la version de 1933, Jackson développe un personnage qui par bien des aspects se rapproche de LA créature phare du Seigneur des anneaux: Gollum.
Tout commence pendant le tournage du désormais célèbre et cultissime Bad Taste (1987), tournage durant lequel l’auteur-réalisateur, prétextant un manque d’acteurs, décide de s’octroyer deux rôles diamétralement opposés. Prétexte qui aujourd’hui peut sembler erroné lorsque l’on sait à quel point Jackson aime les personnages aux multiples personnalités. Bien qu’ici le postulat soit inversé, puisque Jackson donne le même visage à deux personnages différents. Ainsi, pas étonnant que Gollum soit l’un des personnages les plus réussis de sa colossale trilogie. Mais si l’on pousse le raisonnement plus loin alors Lionel, le héros de Braindead (1992), Franck Bannister, celui de Fantômes contre Fantômes (1996), Pauline et Juliette les jeunes filles criminelles de Créatures célestes (1994), l’hippopotame meurtrier (!!!) de Meet the feebles (1989), Gollum et enfin King Kong ne sont qu’un seul et même personnage: l’expression de la schizophrénie de Jackson. D’ailleurs ses films ne sont-ils pas des paradoxes ambulants ? Le film le plus gore de l’histoire du cinéma, Braindead, est aussi l’un des plus drôle.
Ainsi, si l’expression de la schizophrénie se manifeste de façon frontale chez un personnage comme Gollum, il n’en va pas de même pour tous les personnages du cinéaste. De cette manière, la schizophrénie de Franck Bannister est plus subtile, puisque l’on a affaire a un personnage qui pense souffrir de troubles de la personnalité (il n’a aucun souvenir du meurtre de sa femme mais en est le principal suspect) et qui, en conséquence, agit comme s’il l’était (sa mise en garde à la femme qu’il aime, qu’il prévient qu’il est un être potentiellement dangereux et qu’il ne peut se contrôler). Dans la même veine, Pauline et Juliette se créent un amour réciproque si fusionnel (et bouleversant) qu’elles ne deviennent ni plus ni moins que deux parties d’une seule et même personne prête à tout, même à tuer, pour ne pas être "coupée en deux". A ce titre, la scène finale est l’une des plus violentes qu’il m’ait été donné de voir. Et puis, il y a cet univers imaginaire qu’elles s’inventent, reflet de leur vie de tous les jours, sculpté dans le sable ou dans la terre pour correspondre à leurs attentes, un monde dans lequel elles finissent par vivre pour fuir une réalité dans laquelle elles n’ont pas leur place (comme Gollum, Kong,...) mais qui finit par les rattraper.
De façon plus frontale, Lionel Cossgrove n’est ni plus ni moins qu’une relecture du personnage de Norman Bates (avec mère castratrice et grande maison perchée sur la colline) qui en un changement de plan passe du stade de jeune homme timide et réservé à celui de psychopathe déjanté prêt à démastiquer du zombie à la tondeuse a gazon !!! Tout comme cette femelle hippopotame adepte des vidéos sado masochistes, (ce type est fou je vous le disais), douce et gentille mais qui après avoir gouté au sang et au meurtre va se transformer en véritable tueuse sanguinaire adepte de l’empapahoutage de castor à la mitrailleuse. Et puis de toute cette panade ressort une profonde tendresse pour ces freaks que le monde rejette (obsession propre au nerd). Les films de Jackson sont, à cet égard, de véritables films de monstres dans la lignées des film de Frankenstein. Pas étonnant donc de le retrouver aux commandes d’un film univers comme Le seigneur des anneaux, univers grouillant de créatures en tous genres, créatures parmi lesquelles rampe Gollum.
En effet, pour la première fois, Jackson déclare frontalement son amour pour les monstres en mettant en scène une créature atteinte de double personnalité, mauvais et perfide gollum l’est assurément mais il est également touchant et drôle. Certes cette créature vient de Tolkien, mais à la vision du film, on ne peut nier l’intérêt particulier que lui porte Jackson. Intérêt visible jusque dans les effets spéciaux, les équipes de Jackson ayant du inventer un nouveau procédé pour pouvoir lui donner vie. Sans oublier les dialogue avec lui-même au sein de sublimes scènes dépeignant de manière parfois drôle parfois glaçante (paradoxe encore) la folie d’un des personnages les plus fascinant de l’histoire du fantastique. Ainsi Jackson se rapproche des Tim Burton et autres Todd Browning, pourtant c’est trois ans plus tard que Jackson rendra le plus bel hommage aux monstres en signant King Kong.
Après la vision du film, outre le coté assez titanesque de l’œuvre, ce qui frappe c’est l’élimination de la tension (outre une scène sur la glace comparable à un orgasme) qui se justifie par une intention évidente: s’approprier le personnage de Kong. Car, comme je le disais plus haut, par bien des aspects, Kong et Gollum ne sont qu’une seule entité (d’ailleurs est-ce un hasard si tous deux sont joués par le même acteur ?). Explications...
En éliminant le coté sexuel bestial de King Kong (ce qui ne le rend pas pour autant assexué) Jackson peut se permettre des scènes de tendresse d’une infinie douceur qui contrastent de manière presque choquante avec des scènes de violence tétanisantes. Ainsi, en un changement de plan, Kong passe d’un état de tendresse à un état de rage pure, ce qui a pour effet d’interroger constamment le spectateur sur ce qui va se passer par la suite. King Kong est imprévisible, là ou dans la version de 1933 le spectateur savait qu’il s’agissait d’un animal sauvage, ici il est sans arrêt sur la corde raide (la scène ou Kong brise littéralement monsieur Hayes est significative). De la même manière, Gollum provoquait le doute constant dans la tête de celui qui se demandait s’il était véritablement bon ou pas.
La réponse la voici: ni Kong ni Gollum ne sont profondément bons. Ce sont deux créatures innocentes impliquées dans une histoire qui les dépasse mais à laquelle ils ne peuvent échapper (la mort dans les deux cas). L’œuvre de Jackson nous pose alors une question, qu’est ce qui fait d’un homme un homme ? Est-on humain par l’apparence ou par les actes ? N’est-on plus humain sous prétexte de nos crimes ? La réponse de Jackson est profondément belle, car il n’oublie jamais les laissés pour compte et les gens appelés monstres qui ont nourri tant de légendes que nous affectionnons tant. Au contraire, il les sublime en érigeant la différence en gloire, et en rendant le plus bel hommage à ceux que l’on appelle monstres.
Kitano Jackson - Janvier 2006
(ci dessus, peter jackson reçoit l'empire award du meilleur film pour king kong et démontre encore une fois le veritable paradoxe ambulant qu'il est, en tournant en derision un film qui couta 207 millions de dollars (dont 20 de sa poche) et faisant preuve d'un humour a tout epreuve tandis que son aura devient chaque jour plus grandissante (il est le seul dont l'empire cinematographique actuelle egale celui de Lucas), enjoy.)
Tim Burton

né à Burbank (Californie) en 1959, Tim Burton s’essaie dès l’enfance à la bande dessinée et se passionne pour le cinéma d’horreur. Ce seront ensuite ses principales sources d’inspiration. Il fait ses études au California Institute of the Arts, puis débute comme animateur aux studios Dysney où il travaille notamment sur Rox et Rouky et Taram et le chaudron magique.
En 1982 il réalise son premier court métrage d’animation, Vincent, en hommage à Vincent Price qui commente lui-même en voix-off l’histoire d’un petit garçon qui se prend pour... Vincent Price. Le film connaît un succès critique et remporte plusieurs récompenses. En 1984, il signe, toujours chez Dysney, le court métrage Frankenweenie, hommage burlesque à Frankenstein, où un gamin ressiscite son chien selon les méthodes du célèbre docteur.
Après avoir quitté Dysney et réalisé le téléfilm Aladdin, il met en scène son premier long métrage, le délirant Pee Wee’s Big Adventure qui apporte un triomphe international à son scénariste-interprète Pee Wee Herman. En 1988, il signe Beetlejuice, comédie fantastique à l’humour grinçant, au délire visuel et à l’inspiration macabre. Tim Burton y témoigne d’une extrême originalité et s’affirme comme l’un des réalisateurs américains les plus inventifs de sa génération.
Après ce gros succès, il reprend l’un des mythes les plus tenaces de l’imaginaire américain : "l’homme-chauve-souris", le justicier masqué,Batman. Cette superproduction interprétée par des stars et encombrée d’effets spéciaux sophistiqués lui apporte une célébrité qui le dépasse un peu et qui le pousse à revenir à un cinéma plus personnel. C’est alors qu’il réalise Edward aux mains d’argent, oeuvre atypique qui renferme tous les thèmes chers à cet amoureux du fantastique et qui lui permet de revenir aux sources.
"Le plus motivant pour moi, est de créer à l’écran quelque chose de nouveau et de différent, mais auquel le public adhère parce qu’il retrouve, à un niveau ou à un autre, un écho de ses propres expériences. En animation, vous pouvez réaliser à l’image les choses les plus folles qui vous passent par la tête. Mais arriver au même résultat par des prises de vues réelles, est un véritable défi, parce que cela signifie appliquer des concepts d’animation à la vie même."
Il a entre-temps fondé sa propre société de production vouée au développement de projets cinématographiques, littéraires, graphiques et télévisuels. Le succès de la suite de Batman (Batman, le défi) lui donne désormais le pouvoir d’utiliser la machinerie hollywoodienne pour concrétiser des projets totalement inventifs et personnels. Il ne s’en prive pas conçoit une comédie musicale entièrement réalisée avec des figurines sculptées (l'étrange noél de monsieur jack). Après ce film d’animation visionnaire, il a réalisé un documentaire émouvant sur Vincent Price, Vincent and me, qui fut projeté au grand acteur deux jours avant sa mort.
Burton qui depuis toujours voue un culte aux monstres et aux films de séries b tendance z réalise en 1994 son plus beau film a ce jour "ed wood", film le plus personnel de son auteur, ed Wood explore encore une fois la thématique de la monstruositée au travers du personnage d'ed wood excentrique inclassable qui ne reussira jamais a s'insérer mais qui croit dur comme fer a ce qu'il fait.
1996 est l'année de mars attacks délire filmique rare et drôle, le film est neanmoins un bide aux états unis, la raison a cela est des plus imple, le film est trés irrespectueux des valeurs americaines et crache dessus sans vergogne en montrant notemment le président des états unis comme un couard opportuniste et beau parleur et en dévellopant un discours profondément anti millitariste.
3 ans plus tard nait sleepy hollow début de la fin en ce qui me concerne, le film posséde des qualitées esthetiques indénaibles mais pêche par sa substance, en effet le film fait l'effet d'une belle envellope vide, mais ce n'était rien a coté de ce qui suivit.
2001, la planète des singes est attendu par tous les fans comme le renouveau de la SF par le grand Tim Burton, la chute n'en sera que plus douloureuse, burton entamant une politique de reniement totale (qui se confirmera avec big fish) en tenat un discours pro americain voir patriotique a la limite du racisme (le style de vie des singes étant inspirés des peuples du moyen orient!!! on croit rêver!!) appuyé par des acteurs bien propres sur eux (hormis tim roth) en bref: une catastrophe.
Catastrophe confirmé par le dégoulinant big fish, Tim burton n'est plus le génie indomptable et s'est fait dévorer par Hollywood, le film raconte comment un americain moyen qui a vecu dans les contes de fée toute sa vie va reconquerir le coeur de son fils qui le prend pour un menteur, et on y va a grand coup d'images d'épinales et de vision édulcorées de l'amérique profonde a grand coups de scènes qui touchent presque au révisionisme historique (la scène de la guerre en corée: Ridicule!!)
2005 fut l'année de Tim burton puisque deux films virent le jour, le sympatoche bien que moralisateur Charlie et la chocolaterie et les noces funèbres.
Actuellement Tim burton est en pleine pré production de "Believe it or not" avec Jim Carrey.
John woo

Né à Canton en 1948, il déménage avec sa famille dès 1951 pour Hong Kong. Après le terrible incendie de 1953 qui ravage une grande partie de la ville, sa famille vit dans la rue pendant presque un an, puis s'installe dans un quartier pauvre.
Il entre à 9 ans dans une école luthérienne, entame des études au Matteo Ricci College en 1967 et participe à la formation d'une troupe de théâtre, la "Chinese Student Weekley Theatre company". Il s'oriente finalement vers le cinéma (après avoir voulu se consacrer à la religion) et rejoint la compagnie Cathay où il réalise des courts-métrages. En 1971, il intègre la très célèbre Shaw Brothers et devient assistant du non moins célèbre Chang Cheh (la rage du tigre, un seul bras les tua tous, le bras de la vengenace....). C'est à ses côtés qu'il apprend réellement le métier.
En 1973, John Woo écrit et réalise son premier film, Farewell Buddy, et devient le plus jeune réalisateur de Hong Kong. Le film est interdit par la censure pour son extrême violence, mais sortira finalement deux ans plus tard avec un nouveau montage et un nouveau titre : The young dragons. Désormais, John Woo travaille pour la Golden Harvest qui avait racheté Farewell Buddy. En 1976, il connaît le succès avec un nouveau film de kung-fu, Hand of death. Jackie Chan et Samo Hung (qui prend aussi en charge les chorégraphies) se partagent l'affiche de ce film très inspiré par l'œuvre de Chang Cheh. John Woo poursuit sa carrière avec plus d'un film par an oscillant entre kung-fu, kung-fu comedy et wu-xia-pan (film de sabres chinois). Last hurrah for chivalry est sans doute le plus beau film de cette période. La mise en scène y préfigure les futurs polars qui feront la renommée de l'auteur.
En 1983, l'auteur change de registre et réalise un (faux) film de guerre ultra violent et virant au gore. The sunset warriors (rebaptisé par les producteurs, pour sa sortie en 1986, Heroes shed no tears A.K.A les larmes d'un héros). Une fois de plus, John Woo se heurte à l'incompréhension des pontes du cinéma hong-kongais.
C'est en 1986 que John Woo rejoint Tsui Hark ( Il était une fois en chine, Zu les guerriers de la montagne magique, The blade), fer de lance de la nouvelle vague à Hong Kong (et sans doute un des plus grands réalisateurs des 30 dernières années). Ce dernier produit ce qui va être le nouveau record du box-office, Le syndicat du crime. John Woo a enfin pu imposer son style, inspiré notamment des œuvres de Jean-Pierre Melville et Sam Peckinpah, dans un genre auquel il impose de nouvelles structures formelles, le polar. Les deux nouveaux leaders du cinéma de Hong Kong renouvellent leur collaboration l'année suivante pour une suite qui joue la carte de la surenchère et connaît aussi un très grand succès.
En 1989, John Woo réussit son film le plus abouti, le mythique The Killer, variation sur Le Samouraï de Jean-Pierre Melville. Avec ce film, John Woo remporte le Hong Kong award du meilleur réalisateur et offre au somptueux Chow Yun-Fat (déjà présent dans les deux premiers épisodes du Syndicat du crime), un de ses plus beaux rôles. L'année d'après, il réalise son film le plus noir (et son meilleur pour beaucoup), A bullet in the head.
Après Hard boiled (le polar hong kong ultime ), toujours avec Chow Yun-Fat, John Woo part aux Etats-Unis.
La il réalise Chasse a L'homme avec l'innénarable Jean Claude Van Damme (dont on reparlera forcément un jour) nanar intersiderale qui fait penser aux fans que la carrière du maitre risque bien de s'achever aux états unis, puis il enchaine avec Broken arrow aux cotés de John travolta et christian Slater, rien n'y fait le film est mauvais c'est un échec publique et critique, john Woo qui risque de tout perdre s'adonne a la realisation télévisuel avec le nullissime téléfilm Once a thief A.K.A les repentis a ce moment la autant dire que plus personne ne croit en lui et encore moins a son travail.
Mais tandis que tout espoir semblait perdu John woo surprend en réalisant Volte face chef d'oeuvre indémodable du cinéma d'action toujours insurpassé au sein du film d'action ricain (car soyons honnête malgré les évidentes grandes qualitées de volte face le mailleur de john woo se situe a hong kong) nicolas Cage et john Travolta s'amusent comme des petits fous et livrent des performances hallucinantes.
Hélas l'enthousiasme est vite plombé lorsque Le realisateur repart pour la télé mettre en boite black Jack avec ce gros Kéké de dolph Lundgren, soyons clair et net, le film est irregardable!! Tout comme mission impossble 2 dans lequel Woo s'autopardoie jusqu'a provoquer le rire, colombes par ci ralentis par la le film est une compile sans âme des meilleurs effets de john woo (car il reste un maitre du montage et de la mise en scène même dans ses pires moments)
En 2002 sort sur tous les écrans windtalkers, et la c'est la baffe, a ce jour le film le plus personnel de John woo et l'un de ses plus réussis, un grand film de guerre qui se hisse au niveau de la ligne rouge de malick ou des sentiers de la gloire de Kubrick (quioqu'en dise les biens pensant cul serrés).
2003 est l'année de paycheck adaptation quelque peu fumeuse du grand Phillip K.Dick qui déçoit non seulemt par une mise en scène impersonnel et mollassone (hormis une poursuite en moto assez spectaculaire) mais aussi par un casting pitoyable et un, scenar qui ne pète oas bien haut, le dernier film de John woo a être sorti en france.
Actuellement Maitre woo prépare donc le remake du cercle rouge du génial Jean Pierre melville et quand on sait tout l'amour que woo porte a Melville on ne peut que s'enthousiasmer d'une telle nouvelle.
John Carpenter

Né en 1948 à Carthage, dans l'Etat de New York, le jeune John Carpenter passe son enfance à Bowling Green, une petite ville du Kentucky. Né d'un père musicien qui lui transmettra ce talent (Carpenter compose la plupart des musiques de ses films), il se passionne très tôt pour la SF et le fantastique, réalisant dès l'âge de 14 ans des courts métrages aux titres évocateurs : Revenge of the Colossal Beasts, Warrior and the Demon, Sorcerer from Outer Space...) Il fonde même un fanzine dédié à son genre de prédilection. A l'âge de 20 ans, il s'inscrit au département cinéma de l'University of South California, coréalisant, deux ans plus tard, The resurrection of Bronco Billy, qui obtient l'Oscar du Meilleur court métrage. Ses études s'achèveront sur un moyen métrage intitulé Electric Dutchman, qui deviendra rapidement un long métrage rebaptisé Dark Star et qui sortira sur les écrans en 1974. En 1976, Carpenter saisit l'opportunité qui lui est offerte de réaliser un western et choisit de transposer le Rio Bravo de Howard Hawks en milieu urbain, en lui ajoutant un arrière-goût de La nuit des morts-vivants. Assaut sera ainsi le premier film professionnel de John Carpenter, et contient déjà toute l'œuvre à venir : l'utilisation du travelling comme vecteur de tensions, la prédilection pour le resserrement du temps et de l'espace, et la création d'un héros cynique miné par un destin placé sous l'égide de la fatalité. On retrouvera ainsi son héros d'Assaut, Napoleon Wilson, quelques années plus tard plus ou moins sous les traits de Snake Plissken (New York 1997, Los Angeles 2013), John Nada (Invasion Los Angeles) ou encore McReady, le pilote de The thing. Assaut reçoit un formidable accueil au Festival de Londres en 1978, et Carpenter rencontre par la même occasion le producteur de son film suivant, Halloween (La nuit des masques en VF), summum incontesté du film d'horreur, ou psychokiller, qui sévira dans les années 80. Le triomphe est au rendez-vous (soixante-quinze millions de dollars de bénéfices, un record en ce qui concerne un film totalement indépendant). Devenu une valeur sûre, Carpenter persévère dans le registre du film d'angoisse : Fog, en 1980, met une petite ville aux prises avec un brouillard meurtrier, The thing se situe sur la banquise où une équipe de chercheurs se retrouve confrontée à un monstre protéiforme capable d'imiter toute vie organique. D'après une BD des années 40, The thing est le premier film de studio de Carpenter, et sans doute l'un des plus ambitieux qu'il ait jamais réalisé. Ce fut pourtant un échec critique et public. Suivront Christine, où le monstre est une voiture de collection, Starman, une comédie de science-fiction romantique inspirée par le New York–Miami de Frank Capra, et Les aventures de Jack Burton, hommage aux films exotiques des années 50. En 1987, Carpenter revient à ses premières amours : le grand frisson. Il réalise Prince des ténèbres, qui voit un groupe d'étudiants en théologie affronter le Mal à l'état pur. Ce film sera suivi par une critique au vitriol de l'Amérique médiatique et reaganienne de la fin des années 80, Invasion Los Angeles. Remis sur les rails, Carpenter attend néanmoins trois ans avant d'enchaîner sur la comédie Les aventures d'un homme invisible, réflexion amusée sur le pouvoir du cinéma. 1994 marque un nouveau tournant dans la carrière de John Carpenter avec la sortie de L'antre de la folie, l'histoire d'un agent d'assurances chargé de retrouver un auteur de romans d'horreur, et qui va lui-même plonger dans un monde d'hallucinations et, accessoirement, dans un cauchemar dont il ne ressortira pas indemne. Balayant tous les clichés du genre, L'antre de la folie marque l'aboutissement des recherches esthétiques et thématiques de Carpenter, enfin libre de créer à son gré. C'est pourtant à un remake qu'il s'attaque par la suite, avec Le village des damnés, qui voit Christopher Reeve tenir son dernier rôle avant son accident. En 1996, Carpenter réalise la suite des aventures de Snake Plissken, démarrées dans New York 1997 : c'est Los Angeles 2013, film entièrement construit sur l'idée du faux, et qui déroutera bon nombre de spectateurs. Vampires, est l'occasion pour lui de s'attaquer pour la première fois aux mythiques suceurs de sang... Son dix-septième film, c'est Ghosts of Mars (qu'il scénarise et met en musique), avec Nastasha Henstridge et Ice Cube, échoués sur une planète Mars hostile et hantée, ce qui permet encore une fois au maître de l'épouvante de mélanger les genres...
SOURCE :cinema passion
ci dessous le clip du genial les aventures de jack burton, clip qui fait figure de monument du kitsch hilarant mais dans lequel on peut voir notre big john favori pousser la chansonnette!! enjoy:



























