vendredi 8 septembre 2006
BLADE RUNNER

POUR ECOUTER UN MORCEAU DE LA BANDE ORIGINALE DE BLADE RUNNER CLIQUEZ SUR LECTURE , La MUSIQUE COMPOSEE PAR VANGELIS SE FERA ALORS ENTENDRE
Cette critique est dédié a mon ami Lacenaire, personne importante a mes yeux ,seule personne que je connaisse qui se rapproche d'un réplicant..... en esperant que cette critique te plaira.
Amicalement
-jon-
réalisé en 1982 par Ridley Scott avec Harrison ford, Rutger Hauer, Darryl Hannah et Sean Young
BANDE ANNONCE:
Deckard est un blade runner chargé de retrouver quatres réplicants évadés d'une prison haute securitée en volant un vaisseau, dans le but de retourner sur la terre retrouver leur createur...
La musique de vangelis (alors en état de grace) retentit, un vaisseau survole Los angeles, des flammes surgissent d'énormes cheminées, le décor est vaste, tentaculaire, chaud et froid en même temps, un oeil dans lequel se reflette des flammes vives... le frisson emplit le spectateur qui sait déja qu'il va avoir a faire a une oeuvre hors du commun, un film puissant et fantasmagorique, mythologique et profond. Tout cela Ridley scott le fait sentir dés le début, abordant son décor comme un personnage a part entière, un personnage paradoxale puisque beau et fantasmé mais aussi froid et opressant, et c'est au coeur de ce décor que le realisateur et ses scenaristes font évoluer des personnages charismatiques, comme autant d'âmes en peine errant a la recherche du sens de leur vie.
Car blade Runner c'est ça, un grand film esthetiquement sublime, techniquement parfait, mais aussi une brillante reflexion sur la vie, l'homme, la croyance, un film dont la profondeur des thèmes n'a d'égal que sa splendeur visuel, car en grand cineaste (a l'époque ridley Scott est LE plus grand ) Scott prend soin de doter son film d'une multitude de couches, permettant plusieurs degrés de lecture, ainsi derrière le pur film de SF se cache une veritable tragedie grecque, hantée par des personnages mythologiques ayant pour point commun une recherche constante de sens. Ainsi est ce un hasard si les réplicants dans leur quête quasi vengeresse et profondément deseperée se mettent en premier lieu a la recherche de celui qui a créé leur yeux? car blade runner ne raconte ni plus ni moins que l'affrontement entre un createur et ses creations, a la manière de cette partie d'échec que dieu finit par perdre face a sa creature autrefois esclave, Scott résume ainsi la revolte de son personnage, par une rencontre imagée et allegorique de l'homme avec dieu, Dieu qu'il finira par tuer moins dans un désir de vengenace que dans un désir de liberté, car si Roy semble échouer dans sa quête ce n'est qu'en apparence, car bien que frappé par la fatalité il n'en meurt pas moins libre, en ayant compris ce qui l'anime, bien sur cette conclusion est tout sauf optimiste car symboliquement en mourant cette colombe a la main roy meurt libre mais seul, et emporte sa liberté avec lui....
Blade runner questionne donc autant qu'il étonne, en tentant de donner une définition de l'humain, la encore la vision de Scott détonne par sa noirceur, car si deckard rêve de licornes (et j'éviterai d'en dire trop a ce sujet pour ceux qui n'ont pas vu le film) animal mhytolohique et irréel n'est ce pas parce que ce sont les rêves qui définissent l'humanitée? et qu'est ce que l'humain si ce n'est un animal, une mecanique? un être réduit a un morceau de papier plié en forme de licorne.... en ce sens le film comporte un véritable tour de force scenaristique, une pirouette renversant complétement la situation et éloignant le film de tout manichéisme malvenu, car si au départ le spectateur paut éprouver des sentiments negatifs envers les réplicants (ils sont presentés comme des barbares sanguinaires) il n'éprouvera par la suite que compréhension et attachement envers ses personnages dont la quête noble et courageuse est universelle pour une raison simple: c'est la notre. Ainsi la mort de chaque réplicant provoquera un pincement au coeur, pincement renforcé par la tristesse ambiante, qui trouve son paroxysme dans une scène splendide ou deckard poursuit un replicant dans la rue et la tue tandis qu'elle tente de s'enfuir en traversant les vitrines d'un magazin.
Et puis il y a cette histoire d'amour touchante entre Deckard et Rachael, histoire d'autant plus bouleversant que rachael est un replicant et le sait, elle sait ègalement que tout ce qu'elle croyait être sa vie est une programmation, une masse de souvenirs factices appartenant a une autre personne (thematique récurrente chez K.Dick) mais faisant pourtant partie integrante d'elle même, posant ainsi la question: par quoi sommes nous définis? qu'est ce qui fait que nous sommes nous? l'identité n'est elle qu'une supercherie? n'existe-t-on qu'au travers du prisme de nos souvenirs, de notre mémoire? incapable de juger ses personnages Scott laisse le soin au spectateur d'y réfléchir par lui même, et (dans le director's cut du moins) les regarde partir vers une nouvelle vie, la leur la vraie celle qu'ils ont choisi.
blade runner c'est un chef d'oeuvre de La SF, un chef d'oeuvre du cinema, un film au rythme lent, envoutant, hypnotisant, aussi reflexif que visuellement beau car dans sa grande generositée scott a choisi de faire RESSENTIR la profondeur de ses thématiques plutot que DISSERTER des heures sur la nature humaine, car ne vous y trompez pas blade runner est une oeuvre viscerale qui va vous bouleverser et vous remuer la tête sans jamais vous prendre de haut, une oeuvre atypique et a part qui ne laissera personne indifférent, un film qui fait réflechir avec les tripes.
-kitano jackson-
jeudi 29 juin 2006
HIDDEN

Réalisé par jack sholder en 1987
Avec Kyle Maclachlan, Michael nouri
Ce film a reçu le grand prix d'avoriaz en 1988.

Un flic solitaire enquête sur le barquage d'une banque qui a mal tourné, son enquête débouche sur une étrange découverte, le responsable du braquage était un homme sans histoire, honnête et droit.... l'enquête prend chaque jour une tournure plus étrange et notre bon vieux flic solitaire va devoir faire équipe avec un agent du FBI au comportement étrange.
Ne cherchez pas, le génie de THE HIDDEN ne vient pas de son scenario, d'une banalitée a faire peur, mais bel et bien de sa propension a s'assumer en tant que série B bourrine et efficace, jouant sans complexe sur l'évident bétise de son scenar ( bon allez lachons le morceau le mec du FBI est un alien et il poursuit un alien qui passe de corps en corps..), unBuddy movie donc mais avec des aliens.... D'ailleurs on pouura noter que si le film a remporté le grand prix a avoriaz en 1988 c'est surtout grace a un jury composé a l'époque de bigleux qui ne savent pas ce qu'est un film de genre et lui qui lui donnèrent le grand prix alors que figurait en compétition en face Le ROBOCOP de Paul Verhoeven et autant dire que malgré tout le bien que je pense du film de Sholder faudrait voir a pas me prendre pour un con!!! Mais bon passons....

La force du film vient donc de sa propension a s'assumer totalement en tant que B bourrin, puisque débarassé du moindre complexe Sholder (qui signe ici son meilleur film) orchestre une gigantesque course poursuite ultra jouissive a travers la ville qui ne connait aucun temps morts, passant de scènes d'actions en scènes d'actions jamais le real ne lésine sur les effets gores et autres joyeusetées qui raviront les amateurs de série B burnées et ultra efficaces. D'ailleurs a bien des égards The Hidden fait partie de ces films que l'on pourrait considérer comme des séries B parfaites.

En effet, hidden c'est une heure et demi de fun gravé sur pellicule , de la poursuite d'ouverture a la fusillade finale Sholder donne tout (Mais alors tout) passant de sèquences d'action bien torchées a des scènes d'horreurs pures aux effets ultra soignés et franchements déguelasses, le real a ici bien compris que l'interet limité de son scenario et sa qualitée d'écriture relativement faiblarde ne lui permettrait pas de péter plus haut que son cul, humble et sincère dans sa démarche le cineaste décide donc de ne pas prendre les gens pour des imbéciles et de ne pas faire passer des vessies pour des lanternes, assumant donc ouvertement la débilitée cosmique de son scenar (non mais franchement un buddy movie avec un alien.... mouais...) sholder se consacre a ce qu'on était venu voir, du fun de l'action du sexe et du gore.

Pourtant dans un élan de grace Sholder touche parfois au sublime en mettant en scènes des passages rééllement émouvant et parfois carrément poétique, dont une scène finale d'une intensitée rare qui ne sera même pas entaché par un effet graphique aujourd'hui daté qui ne manquera pas de faire pouffer les cyniques adeptes de Scream et autres conneries cinématographiques intersidérales, décidément plus j'y repense plus j'aime ce trip bien baveux. Ainsi aux croisement de plusieurs genre sholder respecte les codes des genres auxquels il s'attelle sans jamais les prendre de haut sans cynisme malvenu et signe avec humilité et respect un film rythmé et jouissif. Il faut voir ses longues scènes de fusillade dans les quels l'alien passe de corps en corps pour comprendre l'immense générositée du bonhomme, filmant ses gunfights avec une vraie éfficacitée, Sholder ne cède jamais vraiment au grand guignolesque mais le taquine de très près ce qui a pour effet de faire passer le spectateur de l'éclat de rire a la crispation la plus totale, rare!!! Et puis on pourra toujours faire la fine bouche face a des gags lourdaux pas toujours bienvenus et a une musique toute pourrie signé Michael convertino n'empêche, sous ses airs légers et cons hidden se permet une belle petite critique de la societée de consommation (avec cet alien ultra violent qui aime les belles voitures!!) et lorgne même vers le carrément subversif lorsqu'il met en scène des actes de barabarie sexuels trés èvocateurs (surtout qu'encore une fois on peut faire un parrallèle galvaudé mais juste entre le message d'hidden et le virus du sida) ou dépeint une amérique verolée par le fric et les magouilles politiques et si ils serait faux de dire que l'interet de the hidden se trouve la il est toujours bon de le signaler.

On regrettera donc également que le DVD ne soit sorti en france qu'en coffret couplé avec cette immonde bouse qu'est Hidden 2 mais vu le prix du produit vous auriez tort de passer a coté (19.99 rien que le premier vaut ce prix la amplement!!!) et que Jack sholder n'ait jamais réhiterer l'exploit (d'ailleurs si vous avez aimé hidden et que vous voyez le nom de Jack sholder sur une autre jaquette.... fuyez et n'achetez pas), qu'importe Hidden se suffit a lui même et va réchauffer le coeur de tous les amateurs de bon cinoche d'exploitation.
-kitano jackson-
- a noter également que je classe ce film dans la science fiction non a cause de ces codes mais a cause de son univers, le film reprenant des codes de plusieurs genre et devenant un véritable casse tête a classer!!! aaaaaarrghhh!!

SIGNES

Ecrit et réalisé par M.night shyamalan en 2002
avec Mel gibson, joaquin Phoenix, M.night Shyamalan.
Merryl hess était autrefois réverrand mais après la perte de sa femme celui ci perde la foi, un matin se réveillant il découvre des drop circles dans ses champs, la tension monte alors d'un cran...

A la première vision de "signes" je fus tiraillé par un affreux dilemne: comment un virtuose de la camera pouvait il se mettre au service d'un message intégriste et passablement facho? Pourtant il est évident avec un peu de recul que cette réaction primaire ne traduit rien d'autre qu'un profond malaise social qui rend tabou la moindre allusion religieuse. Ainsi moults visions plus tard il m'apparait que signe est une grande oeuvre incomprise symptomatique de la période post 11 septembre, un film essentiel pour comprendre un pays brisé par des événements tragiques et qui ,humainement, tout simplement, se rattrape aux branches de la facilitée: DIEU .

En effet "signes" dans son ensemble n'est qu'une métaphore des états-unis et d'un reve brisé magistralement représenté par une simple fenetre cassée. Un film sur l'impuissance et sur l'interrogation de la foie "peut on garder la foie malgré tout ces événements?" semble se demander Shyamalan par le biais de personnages représentatifs de la petite famille américaine parfaite mais néanmoins brisé par un accident,provoqué par dieu lui meme!!!! c'est donc une réponse que cherche Shyamalan et il semble qu'il l'ait trouvé car toute la force de "signes" vient des risques qu'il prend dans le but de conserver son integritée, car donner son point de vue est un risque en soi, preuv en est qu'une majeur partie du cinéma actuelle se démarque par une absence totale de prise de position. De cette maniére meme si l'on est en droit d'etre en désaccord avec les idées de Shyamalan,(ce qui est mon cas....DIEU et toutes ces conneries ) il n'en demeure pas moins respectable parce que positionné.

Mais treve d'analyses tirées par le brushing de Mel Gibson, car "signes" est avant tout un pur film de flip comme on les affectionne avec un suspens ahurissant digne de mon seigneur DE PALMA ( Amen) et une mécanique parfaitement huilée sublimée par une révélation finale (tin tin tin) extremement émouvante et beaucoup plus complexe qu'il n'y parait, c'est également la phase finale d'un artiste touché par la grace lors d'une trilogie ébouriffante , hélas tombé sur l'autel du consensuel avec son totalement foireux "le village"(à conseiller uniquement à ceux qui ont peur des bisounours.....aaaah....les bisounours...leurs petits coeurs plein de vie et qui font des bisous partout partout quand j'y repense ça me ...oh pardon!!). Pour tout cela "Signes" mérite une seconde vision.
- kitano jackson -
- cette critique fut écrite juste après la sortie salle du fameux village, revu depuis par votre humble serviteur, et revu bien a la hausse, j'en reparle plus tard...


ACCION MUTANTE A.K.A ACTION MUTANTE

Réalisé par alex De La Iglesia
LE CLIP DU FILM PAR DEF CON DOS
Action Mutante est un groupuscule terroriste composé de gens malformés ou atteints de maladie génétique, livrant une guerre perpetuelle a la normalitée ils kidnappent la fille d'un important homme d'affaire et l'emméne avec eux a bord de leur vaisseau....
A partir de Ce pitch déja plus que délirant alex de La Iglesia (Mon realisateur espagnol favori ) tisse un grand film de SF spectaculaire (a sa façon) doublé d'une comédie noire hautement subversive, traversé de fulgurances gores dignes de Raimi et Jackson et délivre un message sur la différence qui risque de donner des cauchemards aux bien pensants.
En effet tous les personnages sont plus teigneux les uns que les autres et c'est un véritable jeu de massacre qui s'organise au sein du vaisseau qui transporte notre bande de freaks favorite, et ce qui était pris au départ pour une course a l'idéal devient bien vite une course a l'argent dans laquelle l'anti héros le plus vicelard de l'histoire prendra bien soin de démastiquer tout les gens qui se trouvent entre lui et l'argent, a savoir ses équipiers et compagnons de galère. De la Iglesia prend donc bien soin de faire sauter tous les codes du genre en n'oubliant pas de foutre une baffe a tous ce qui se trouve a sa porté ainsi chacun en prend pour son grade, les idealiste, les bourgeois, les femmes, les handicapés, les pauvres, les machos etc.... un monument de subversion prend forme sous nos yeux, le realisateur ne respectant rien ni personne.
Pourtant tout cela ne serait rien si le Grand alex n'était pas en plus un cineaste de grand talent, car non content de livrer un film parfaitement écrit, il dévellope un univers SF carrément hallucinant avec de moindres moyens et peut se targeur d'être le seul a avoir vraiment porté a l'écran la mythique BD de Judge Dredd, a ce titre la séquence de la planète sur laquelle vivent une bande de rednecks bourrés et débiles n'ayant jamais vu une femme de leur vie, reste l'un des plus beaux hommages au survival jamais vu sur un écran de ciné, d'une violence inouie la scène de torture qui suivra fera sourire autant qu'elle fera grimacer. en grand réalisateur de La Iglesia ne sous estime jamais son sujet et voue un vrai respect au genre qu'il détourne, il soigne ainsi ses cadres et sa lumière, prend soin d'installer un vrai rythme dans les gags et dirige ses acteurs avec talent (acteurs qui d'ailleurs luinresteront fidéles puique'on les retrouve dans quasiment tous les films du bonhomme), bifurquant occasionellement du coté du cartoon et rendant hommage au grand chuck jones sans jamais se sentir supérieur au sujet ou au genre qu'il explore et ne faisant a ce titre jamais preuve de cynisme, réussissant même a rendre ses personnages touchants.
Ainsi le metrage devient une experience sensitive rare et précieuse, au confins de plusieurs genre, ne se pliant jamais aux dictats des codes sans pour autant les mépriser, alex de La iglesia fait du film de genre c'est sur, il en est fier, mais il le fait a sa manière, comme il en a envie, et sans peser ses mots, car le plus fort avec cet homme admirable en tout point c'est qu'il a des choses a dire et peu importe ce que pourront lui reprocher les culs serrés qui pensent que son cinema est malsain du fait de sa noirceur, il continue d'imposer son style et sa vision contre vents et marées, a refusé les propositions americaines et ne seplie pas aux lois du consensuel. Chapeua bas mister De La Iglesia, le milleur était encore a venir avec les géniaux 800 balles et le crime farpait
-kitano jackson-





