ARTCANCRE:Le cinoche des cancres

on va causer un peu langage

mardi 15 août 2006

SEVEN SWORDS

Réalisé par Tsui Hark en 2005

Avec Donnie Yen (Blade 2, Hero ), Leon Lai  (Heroic Duo), Leo Kar Leung ( la 36 eme chambre de shaolin )

FILM INTERDIT AUX MOINS DE 12 ANS

Chine , A l'aube des années 1660, la pratique des arts martiaux se voit interdite par l'empereur.
Les soldats de ravage , un chasseur de prime fou , écument alors le pays en laissant derriere eux une immense trainée de cadavres , Mais fu Qingzhu est bien décidé a sauver ce qui peut l'être de la folie destructrice du pouvoir en place.
Pour cela un seul moyen : Recruter 7 guerriers maniant le sabre a la perfection...

Tsui Hark est un realisateur MYTHIQUE , consideré par certains comme le plus grand real de hong kong ( et c'est pas moi qui vais leur donner tort ) , il compte clairement parmi les realisateurs les plus importants au monde , ayant révolutionné le cinéma avec le GRANDIOSE et INSURPASSABLE  The Blade ( un veritable chef d'oeuvre qui mit longtemps a truouver son public, l'une des oeuvres les plus viscerales de l'histoire du cinema ) il revient en 2005 , aprés une succession de bides injustes et de nanars horribles ( black mask 2 ) , au genre qu'il affectionne le plus le WU XIA PIAN ( film de sabre ) avec ce SEVEN SWORDS qui si il n'atteint pas le génie d'une puretée absolue d'un the blade , n'en reste pas moins une grande oeuvre comme on aimerait en voir plus souvent, explications.

( Cliquez sur les images pour les aggrandir )

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A la base de seven swords , un projet démesuré regroupant un dessin animé , des bandes dessinés des jeux et autres jeux videos ainsi qu'une série de films tous complémentaires les uns des autres , hélas si Tsui Hark est connu pour son génie il l'est également pour son ambition débordante comparable par instant a une véritable mégalomanie.
Nombre de ces films ont souffert de ce trop pleins d'ambitions ( black mask 2 justement ) seven swords est de ceux la, sabré au montage  ( le montage initiale durait quatre heures celui visible en dure deux et demi ) détruit par la critique , le film ne rencontrera pas le succes qu'il mérite , la consequence de cette déconfiture ? l'univers de seven swords ne sera jamais étendu et ne sera dévellopé que par le biais d'un seul et unique film : Celui ci.

Pourtant par bien, des aspects Seven swords apparait comme un veritable chef d'oeuvre que les nombreuses coupes n'arrivent jamais a entacher , veritable renouveau d'un genre aujourd'hui perdu dans les abimes du cinema blockbusterisé de corée et les innombrables navets artys de réals surrestimés et bien trops prétentieux pour être honnêtes ( Zang Yimou et sesz horribles Hero et le secret des poignards volants ).
Tsui Hark , gavés de ces ersatz de sabre conçus pour bobos en manques de sensations , décide de revenir au source d'un genre qu'il a jadis révolutionné , exit les choregraphies ridicules dans lesquels des frimeurs a grande écharpe se tatannent la gueule a coup de feuilles mortes , Hark fait place au sang et a la chair , privilegiant toujours l'intensité la violence et la barbarie à  une mode esthetisante mais vide de sens , le resultat de cette démarche?
Seven swords est un film visceral , âpre , dans lequel la violence outrageusement graphique se dispute a la poesie la plus pure , traversé de véritables moments de bravoures cinématographiques ( la baston entre les deux murs wahouuuuuu ) , Hark orchestre une oeuvre d'une complexitée visuelle et narrative hallucinante , destructurant son récit et sa narration ( même si certaines scène semblent incomplétes la faute encore une fois aux nombreuses coupes ) pour mieux en retirer la seve , le grand Tsui destabilise d'abord pour mieux envouter ensuite , n'oubliant jamais que le centre de tout recit épique ( et seven swords l'est assurément ) est évidemment ses personnages.

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En effet la plus belle qualitée de seven Swords en constitue également et paradoxalement le principal défaut , la bancalitée du group de sept guerrier étant assez destabilisantes , le montage dans sa version actuelle oublie litteralement certains personnages qui ne se caracterisent par conséquent que par leurs armes , certes tellement démentes et originales qu'elles en reflettent litteralement le caractere de chaque guerrier , mais insuffisantes pour donner de la profondeur a certains personnages relegués au second plan.
Heureusement ce destin n'est pas celui de tous les personnages du film , Hark choisit de s'attarder sur les sabreurs les plus emblematiques de cette quête de justice , approfondissant le passé de guerriers charismatiques , leur donnant une texture rugueuse en évitant l'heroisme manichéen , hark propulse le récit dans un réel déstabilisant car déformé , dans lequel les Lames ont une âme et permettent de couper les montagnes , comprenant que la crédibilié d'un univers dépend des personnages qui évoluent en son sein , Hark les peint par touches subtiles et donne ainis plus que jamas envie de découvrir le monstrueux montage de 4 heures qu'il avait a l'origine orchestré (hélas pas la peine d'esperer messieurs dames , ça semble compromis ) , un montage dans lequel aucun de ses septs personnages ( des gros warriors qui déchirent tout , voir la scene de leur arrivée au village ) ne serait oublié.

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Les acteurs quant a eux redoublent de charsime , Donnie Yen en tête , interpetant comme personne un personnage de guerrier mysterieux et surpuissant ( mais tourmenté ) prouvant par la même qu'il est l'un des artistes martiaux les plus interessants et charismatiques vus sur un ecran depuis longtemps , crevant litteralement l'ecran a chacune de ses apparitions , il brille lors de combats spectaculaires et hallucinants lors desquels la violence surgit d'une manier systematiquement innatendu.
Car qu'on ne s'y trompe pas si seven swords prend le temps de dévelloper des personnages attachants , c'est dans la mise en scene de combats démentiels que Hark brille le plus , abordant l'espace comme personne , immergeant litteralement le spectateur dans des combats dantesques et sublimes , choregraphiés brillament , véritables ballets sanglants lors desquels le grand génie s'amuse a faire perdre tout repere , Hark met tout son talent et ses tripes dans la representation quasi divine de guerriers invincibles défiant des armées .
Montés avec une maestria siderante , les combats de seven swords filent le vertige , Tsui hark joue sur les ruptures de rythme et fait pulser l'adrenaline dans les veines du spectateur , et injecte le furieux et l'energie dans un genre ramoli.
SIDERANT!!!

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Seven swords c'est donc tout cela, un monument de furieux gravé sur celluloid , une grande oeuvre de cinema inrattable qui n'a pas connu le succes qu'elle meritait , un film brillant dont les defauts n'entachent jamais la puissance , une oeuvre forte émotionnellement , bouleversante de sinceritée , tsui hark est un génie sytématiquement incompris , présenté par tarantino comme le plus grand realisateur au monde , ici on ne démentira pas : seven swords est un chef d'oeuvre pas plus pas moins.

-kitano jackson-

Posté par cinecancre à 19:22 - WU XIA PIAN - Commentaires [9] - Permalien [#]



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